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 Quand la technologie dérape…

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MessageSujet: Quand la technologie dérape…   Jeu 18 Oct - 17:35


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« ... »_______
Certains jours commencent bien,d'autres mal. Parfois il suffit d'un rien, un café trop amer, des clés introuvables ou alors le sourire d'un bébé ou un billet trouvé dans sa poche pour décider de son humeur pour la journée. Pour Jeremy Skilton cependant, les mauvais jours semblent ne pas exister. Sa bonne humeur est inébranlable, à croire qu'il qu'un pied lorsqu'il se lève : le bon, diraient bon nombre de ses collègues. Toujours souriant, ouvert et aimable, il devient parfois même agaçant car contrairement à ce qu'il semble penser, il n'est pas toujours bon d'être de bonne humeur.
Ces derniers temps était spécialement un mauvais moment pour sourire en déambulant dans les couloirs de la cellule anti-terrorisme de Washington. Depuis l'attentat sur les bureaux de New York, la tension au sein du F.B.I. était clairement élevée, mais elle n'était rien comparée à la section chargée de mener l'enquête. De nombreux agents étaient proches des victimes de l'attentat et le fait que ça n'était pas vraiment le cas de Jeremy avait tendance à en agacer quelques uns.

Mais envers et contre tout, c'est en sifflant gaiement que l'agent du F.B.I. attendit que l'ascenseur arrive pour le mener à ses bureaux. Dans sa tête une mélodie entraînante et joyeuse avait prit place et se répandrait bientôt dans celles des autres qui l'entouraient. Heureusement pour tous, alors que la cabine descendait lentement, l'envie de clôturer sa pause déjeuner par un peu de sucre fit taire l'homme, maintenant occupé à sucer une sucette verte pomme. Son pied tapa quelques temps mais doucement, la mélodie s'effaça pour laisser place au simple plaisir de déguster sa friandise. L'ascenseur arriva.
Avec agilité, l'homme de 38 ans se glissa dedans avec les autres passagers et s'assura que le bouton son étage avait bien été appuyé. D'un nouveau sourire, il remercia la jeune femme qui avait appuyé pour lui, le connaissant de vue et sachant qu'il se rendait au quatrième. Il n'eu pas l'occasion d'entamer la conversation qu'elle sortait déjà à son étage avec un bon nombre des passagers, vite remplacés par d'autres. Les heures du déjeuner occasionnait toujours quelques foules et se sentant poussé vers le fond de l'ascenseur, Jeremy regretta n'avoir prit les escaliers.
Cette idée ne resta cependant pas très longtemps, non pas parce que Jeremy Skilton n'était pas un homme de regrets, mais parce qu'au deuxième étage, la foule se serra à nouveau pour sortir. L'espace libéré et le calme instauré était tel que Jeremy se cru un instant seul dans la cabine.

Il dût néanmoins remarquer un autre homme dans la quarantaine qui sembla apprécier bien plus le calme que Jeremy. Le silence et la seule présence de cet inconnu le mit bizarrement mal à l'aise. D'un oeil discret, il se permit d'observer le costume impeccable mais aussi la mine préoccupée de l'individu avant de reporter son regard vers l'écran de la cabine pour ne pas être impoli. D'ordinaire, il aurait profité de l'occasion pour faire connaissance avec une nouvelle personne, briser l'attente et le silence inconfortable par une conversation enjouée, mais quelque chose l'en empêchait. En fixant bêtement les boutons d'étages, il comprit ce qui le dérangeait, l'homme était de l'IGS.
L'Inspection Général des Services n'était pas la plus populaire auprès des autres groupes du F.B.I. et bien que Jeremy n'était pas vraiment du genre à avoir de mauvais à priori sur un inconnu, il n'était pas pour autant confortable avec l'idée d'être seul avec quelqu'un dont le boulot était de juger son boulot à lui. Cette révélation lui vint au moment même où un bruit étrange vint précéder le chiffre trois sur l'écran de l'ascenseur et arrêter tout mouvement.

Une ride discrète vint creuser le front de l'agent Skilton mais une fois la peur d'un accident quelconque passée, elle disparu rapidement. En silence, Jeremy continua de fixer l'écran un instant en croyant que la porte tardait simplement à s'ouvrir au prochain étage, mais chaque seconde passée vint le persuader qu'ils avaient affaire à une panne.
Doucement, presque timidement, Jeremy se tourna alors vers son compagnon d'infortune et dû, pour une très rare fois, se forcer à sourire. L'angoisse d'être enfermé, d'être en retard au briefing, d'être seul avec un agent de l'IGS inconnu et visiblement très mécontent et, la sensation de vide en tâtonnant la poche dans laquelle il conservait ses sucreries, formaient un mélange peu propice à la bonne humeur de Jeremy Skilton.

- Bon. se contenta-t-il de dire d'une petite voix, sans vraiment savoir quoi dire.
Rapidement, il se détourna de l'homme pour appuyer sur le petit bouton prévu pour ce genre de situation. Sa pression était légère, mais un léger tremblement dans son geste témoignait de sa vive envie d'être sortit de là. A travers le haut parleur, un petit 'bip' informa que l'appel avait été prit en compte. Une à deux secondes de silence plus tard, la voix du sauveur se fit entendre.
- Ici le service technique Otis, vous avez appuyé sur le bouton d'appel de l'appareil ? Si oui, merci d'expliquer votre situation.
- Oui bonjour, l'ascenseur s'est bloqué entre le deuxième et le troisième étage, nous -
- Un agent de maintenance est en route et arrivera dans environ trente minutes, merci de patienter et de rester calme. coupa la voix monotone puis un nouveau 'bip' annonça la fin de la liaison.

Poussant un petit soupir de soulagement et de frustration mélangé, Jeremy se retourna vers son camarade. Même en voyant son expression d'intense agacement, il était plutôt heureux de ne pas être seul, coincé dans cet ascenseur.
- Bon au moins la communication marche et ils ont l'air plutôt efficace. J'ai craint un instant qu'on allait entendre de gros grésillement et attendre en espérant que quelqu'un nous débloque ! Enfin, à cette heure-ci beaucoup doivent être en train de râler de devoir prendre les escalier. dit-il plus pour se rassurer que pour exprimer quoi que ce soit. Doucement il reprenait son ton enjoué mais la nouvelle sensation de vide dans sa poche à bonbon l'empêcha d'être pleinement détendu. Il sortit sa main de sa poche pour s'empêcher de se fixer sur cette sensation de manque et la tendit à son interlocuteur pour une poignée de main ferme mais amicale.
- Jeremy Skilton, cellule anti-terroriste. se présenta-t-il avec professionnalisme même s'il se demandait si l'agent du IGS ne savait pas déjà qui il était. Il ne fit pas part de sa déduction concernant son appartenance à l'IGS, préférant laisser au soin de l'inconnu de juger s'il était approprié de révéler ce détail.
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MessageSujet: Re: Quand la technologie dérape…   Lun 22 Oct - 8:54


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« John Grant. »
A l'entente du nom de l'homme, Jeremy ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire nerveux, comme s'il trouvait la blague que la vie lui faisait amusante. Pourtant il n'y avait rien de très comique à se retrouver coincé dans un ascenseur, non pas avec un agent de l'IGS comme Jeremy l'avait deviné, mais avec le directeur de la section.
- John Grant. répéta-t-il comme pour avaler nouvelle et s'y faire, mais rapidement, rappelé par la poigne de John Grant, l'agent de la cellule anti-terroriste retrouva son calme et chassa l'angoisse de son visage.
Inévitablement, lorsque leur poignée de main s'arrêta, la main de Jeremy vint frôler sa poche à la recherche d'un peu de réconfort sucré, mais n'y trouva qu'un peu plus de frustration. Dès qu'il sortirait, il se donnerait droit à une double dose de fraise tagada.
Que dire à un directeur de section et qui plus est celui de l'IGS ? Bien que c'était techniquement incorrect, Jeremy avait toujours eu l'impression que l'IGS était un grade au dessus dans la hiérarchie. Devant lui, l'homme était une sorte de patron de patron, et bien que l'agent Skilton n'avait jamais eu un grand talent pour respecter les grades et positions sociales, il se sentait impressionné. Peut-être était-ce parce qu'il était plus vieux, plus droit, plus mécontent ? En tout cas, même si sa poche à sucrerie n'avait été vide, il ne ressentait pas du tout l'envie de lui tendre une sucette pour le dérider comme il le faisait avec Eve Reynolds, la directrice de la cellule anti-terroriste.

Avant que le silence ne prenne une durée inconfortable, l'agent Grant reprit la parole. C'était bien rare que Jeremy soit si silencieux et gêné et si cette si situation s'était déroulée devant témoin, il n'aurait pas été étonnant que d'autre viennent ensuite demander conseil au directeur de l'IGS pour savoir comment calmer le plaisantin. A la manière d'un élève prit sur le fait, Jeremy s’exécuta rapidement bien que ça n'était pas vraiment un ordre.
- O-oui, vous avez raison je vais... Sa phrase se perdit alors que son portable arriva dans ses mains.

La relation que Jeremy Skilton entretenait avec les téléphone portable était devenu une blague pour tout ceux qu'il connaissait à l'academy du F.B.I.. Plusieurs fois, l'élève avait eu des problèmes avec l'administration pour ne pas éteindre son portable en cours et bien qu'il avait avoué ne pas vouloir rater d'appel venant de sa petite amie, ses camarades s'était amusés à expliquer cela par le fait que Jeremy ne savait même pas éteindre son portable. La chose était à moitié vraie sachant que ça ne fut que plusieurs mois après l'achat de son portable que le jeune homme découvrit la fonction pour mettre l'appareil en silencieux.
Bien que Jeremy était plutôt doué avec la technologie, les téléphones portables semblaient faire partie d'une science annexe, évoluant sans cesse et s’armant de nouvelles options et applications. Tapotant doucement sur son smartphone, il envoya un message à son collègue et ami Phil pour lui expliquer la situation et son possible retard au briefing. Sans vraiment savoir pourquoi, il ne mentionna pas John Grant, peut-être par peur que ce dernier puisse lire son message et ne pas apprécier. Il parlerait de ça à Phil une fois assuré que M.Grant était à son étage et heureux de reprendre son travail.

Alors que John Grant chercha une nouvelle fois d'empêcher le silence de retomber dans la cabine métallique, Jeremy cherchait à envoyer son message et n'entendit qu'à moitié sa remarque. Il avait saisit le principal, à savoir le mot "musique".
- Oui, on s'amuserait beaucoup plus. répondit-il d'un air concentré. Encore perdu dans les manipulations de son smartphone, il ne se rendait pas compte que son ton avait pu passer pour de l'ironie peu délicate. Mais alors qu'il appuya enfin sur "envoyer", son sourire habituel et radieux vint illuminer son visage.
- Voilà ! déclara-t-il avec satisfaction en fixant encore quelques secondes son écran pour être sûr que le message était en chemin. Il rangea son portable et se rendit enfin compte qu'il avait un peu de retard sur la conversation.
- Vous aimez la musique ? demanda-t-il alors presque précipitamment pour ne pas laisser à John Grant l'impression qu'il parlait à un mur. Il n'eu pas le temps de formuler une question plus pertinente, mais son expression joyeuse et intéressée l'empêcha cette fois-ci d'avoir l'air de se moquer en posant une question évidente.

Mais alors qu'il eu la liberté d'avoir un peu de temps pour réfléchir, une idée apparu à son esprit. John Grant de l'IGS. Il devait forcément être au courant que la cellule anti-terroriste enquêtant sur l’attentat de New York suspectait des anciens agents du F.B.I.. Les innombrables dossiers d'agents renvoyés et pouvant possiblement garder des rancunes envers l'agence, que l'équipe restée à Washington devait feuilleter, venait de l'IGS. Comment se sentait-il à propos de ça ?
Depuis les faits, Jeremy avait pu voir toute sorte de sentiment sur les visages de ses collègues : la tristesse, l'angoisse, la colère... Mais alors qu'il observait discrètement les traits du directeur de l'IGS, il n'y vit rien de particulier. Curieux, il hésita à se lancer sur le sujet, mais il se retint et estima sagement qu'il n'était pas tenu de communiquer sur le dossier sans l'aval de son supérieur direct. L'agent Reynolds devait déjà en avoir longuement parlé pour pouvoir transférer tout ces dossiers à la bibliothèque de la cellule anti-terroriste.
- John Grant... répéta-t-il pourtant d'un air songeur. Quelque chose dans ce nom lui disait plus que ce qu'il avait déjà comprit. Il ne pouvait l'avoir lu dans les dossiers d'anciens agents du F.B.I. sachant que ce dernier y travaillait encore et en tant que directeur de section, mais un souvenir visuel lui rappela clairement qu'il avait lu ce nom sur un fichier de son ordinateur au cours de ces dernières semaines. Conscient que d'entendre son nom avait forcément interpellé Grant, Jeremy s'expliqua en continuant de réfléchir.
- Excusez-moi, je... J'ai l'impression de me rappeler que... Mais il ne se rappelait pas assez pour exprimer cette idée qu'il effleurait sans parvenir à attraper. Finalement, il se décida à demander au concerné car après tout, il était le mieux placé pour connaitre sa propre vie.
- Auriez-vous un quelconque lien avec New York ? Autre que d'être directeur de l'IGS bien sûr. Dans les locaux de Washington ou Quantico, New York avait toujours implicitement désigné le F.B.I. de New York plutôt que la ville, mais depuis l'attentat, il évoquait plus encore cette attaque qu'autre chose.
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MessageSujet: Re: Quand la technologie dérape…   Lun 22 Oct - 8:54


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« OooK.»

L'ambiance était glaciale dans la petite boite de métal. Jeremy en frissonna presque et il se demanda un instant si John Grant n'avait pas une température corporelle négative pour parvenir à refroidir une après-midi plutôt chaude et ensoleillée. Son ton était froid, ferme et peu encourageant pour toute forme d'échange. Pourtant, il répondit à la question banale de Jeremy qui s'empressa de répondre à son tour pour ne pas laisser la conversation s’essouffler.

- Oui euh, tout genre, j'aime vraiment tout genre de musique. Ma nièce me fait écouter beaucoup de chose, mais je retiens rarement les noms.
Il aurait bien aimé se souvenir des noms à ce moment là, car il aurait préféré passer tout son temps à converser de musique plutôt que de sentir le silence retomber à nouveau.
Dans l'attente et le stress de trouver un nouvel élément de conversation Jeremy tourna et retourna le nom de son interlocuteur sans parvenir à trouver en quoi il était lié à son affaire. Prenant son courage à deux mains pour exprimer sa pensée, il se heurta à un mur. Avec un grand talent, l'homme lui demanda très professionnellement d'aller se faire foutre.

- OooK. répondit-il sans trouver autre chose à dire. Avalant difficilement sa salive, il sentit finalement le frisson lui parcourir l'échine. C'est dans ce genre de moment qu'il avait le plus besoin de sucre. Un peu dépité et bien coupé dans son envie de converser, Jeremy se laissa glisser contre la paroi de l'ascenseur et s'assit sur le sol. Quitte à attendre dans un silence pesant, au moins que ce soit plutôt confortable.
- Je crois que je fais de l'hypoglycémie. plaisanta-t-il plus avec lui-même qu'avec John Grant qui ne savait rien de ses habitudes sucrées. A nouveau, par réflexe, Jeremy porta sa main à sa poche pour y sentir l'absence de confiserie, et soupira.
L'attente se faisait longue mais l'agent préféra ne pas consulter sa montre pour voir combien de temps il devrait encore attendre les dépanneurs. Le délai donné pouvait être plus long que prévu et il ne voulait pas se donner de faux espoirs. Il ne voulait d'ailleurs pas non plus se rendre compte qu'il lui restait encore longtemps à devoir supporter le glacial directeur de l'IGS. Mais voilà, Jeremy Skilton n'était pas partisan du silence et il ne tint pas plus d'une minute avant de céder.

- Je sais que l'enquête suis son cours. Je veux dire... Je suis de la cellule anti-terroriste. C'est nous qui nous occupons de l'affaire. fit-il remarquer d'un ton léger. Détendez-vous un peu, on est entre collègue, pas en interrogatoire ! Je suis pas un criminel. plaisanta-t-il en espérant ne pas se prendre un nouveau mur. Ça n'était pas une façon de parler à un directeur de section, mais Jeremy n'avait jamais été très méticuleux sur les usages sociaux. Et puis, coincés dans un ascenseur, la situation ne semblait pas exiger autre comportement social que la simple amabilité. Ce que Jeremy sembla oublier, c'était qu'à l'IGS, contrairement à l'anti-terrorisme où les coupables venaient de partout, les suspects interrogés par section de John Grant étaient généralement des agents du F.B.I.
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