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 I hope you can help me

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MessageSujet: I hope you can help me   Lun 10 Déc - 9:43


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]
« Mille pardon ! Je suis un désastre ! »

Piétinant devant le cabinet Jeremy déposa sa sucette au citron dans sa bouche et vérifia l'heure une troisième fois. Trop en avance. Bien que je sois plus à cause du froid de la matinée que du stress, l'agent du F.B.I. tourna les talons et sautilla doucement en se dirigeant vers le café le plus près. Il avait une demi-heure à écouler avant d'atteindre les cinq minutes de politesse.
Il se prit un grand café au lait pour ne pas aggraver son surplus d'énergie et laissa un gros pourboire à la barrista qui sembla alors plus heureuse d'être au travail un samedi matin. Se choisissant un siège confortable pour sa demi-heure d'attente, Jeremy ôta son manteau épais et déposa sa mallette. Frétillant, il ne tint pas 5 secondes avant de déposer son café et la saisir pour sortir des papiers.

Dans son épais dossier se trouvait le résumé de l'affaire qui avait concerné sa femme : Charlie Skilton. A la vue de sa photo de prisonnière, Jeremy eu un sourire, à mi-chemin entre la tendresse et la moquerie. Pas maquillée, des cernes prononcées sous les yeux, ses cheveux mal coiffés et habillée du teint criant de l'habit de prison, la femme de l'agent offrait une triste image de la merveilleuse personne qu'elle avait été. Pourtant Jeremy ne put que s'imaginer les joues rougissantes de sa chérie et sa voix aiguë alors qu'elle lui demanderais de se débarrasser de cette photo embarrassante.
Jeremy Skilton parlait peu de ce qu'il s'était passé avec sa femme, pourtant, il était étrangement décomplexé à propos de l'affaire. Ce n'était pas par honte qu'il restait discret, mais parce qu'il avait remarquer qu'en parler rendait les gens mal à l'aise. Il savait bien que sa situation n'était pas normale, mais pour lui ça n'était pas quelque chose qui se devait d'être un secret. D'ailleurs, plusieurs de ses collègues crurent en l'entendant parfois mentionner sa femme ou dire "je vais voir ma femme" que celui-ci avait un foyer tout à fait normal. Il évitait juste de finir sa phrase par : je vais voir ma femme, en prison.

Il tourna les pages sans s'attarder sur quelque chose de spécial. Ce dossier, il ne connaissait par coeur. Pourtant il espérait y trouver une nouveauté qui lui permettrait plus de liberté. Il voulait voir sa femme plus souvent et être enfin capable de la toucher. Depuis le procès, ils n'avaient pas fait appel pour revoir les termes de la condamnation. Charlie Skilton avait tué un homme et avait avoué, sa sentence était justifiée.
Tous les mois, son mari vint la voir deux fois pour lui parler. Il essayait parfois de comprendre ce qui l'avait poussée à tuer Damian, ou venait simplement pour parler de tout et de rien. Charlie étaient restée silencieuse pendant longtemps mais peu à peu, elle se mit à regarder son mari, à l'écouter, à acquiescer et même sourire. Jeremy continuait encore à faire ses monologues, mais il sentait que peu à peu, il retrouvait la femme qu'il avait épousé.
Alors qu'enfin, elle esquissa un geste vers la vitre blindée, Jeremy voulu se précipiter pour saisir la main qu'elle lui tendait, mais on lui refusa tout accès, malgré son badge. Ils avaient accepté la peine, ils n'avaient pas eu de problème, et pourtant, on traitait sa femme comme une dangereuse criminelle, Jeremy ne le comprenait pas.
- Ce n'est pas comme si elle allait se jeter sur quelqu'un pour lui arracher la gorge ! s'était-il écrié, indigné, animé par une rarissime colère. Mais la justice n'était pas aussi simple et c'était bien la deuxième fois que Jeremy devait s'en rendre compte dans la version arc-en-ciel de la vie selon Jeremy Skilton.

Avant d'entrer au F.B.I., le jeune Jeremy Skilton cru que la voie de la justice serait celle qui ferait de lui un meilleur homme. Entrant à l’université de Washington, il travailla dur pour comprendre le système judiciaire complexe et ses lois. Tout ce qu'il apprit il approuvait, mais une chose vint finalement lui faire vivement tourner les talons. "Si ton client est un gars qui a tué toute une famille et qu'il te dit qu'il l'a fait, ton boulot c'est quand même de le défendre ! Si t'es bon, il sort !" lui avait lâché un professeur peu patient envers les jeunes étudiants naïfs. Très peu pour Jeremy Skilton, il s'assura alors que son métier serait de toujours défendre les innocents et de punir les criminels. Mais même avec ses 5 années d'études de droit, Jeremy ne parvenait à être sûr que ce qu'il demandait allait être accepté. Visites illimités en cellule conjugale, elle était sa femme après tout.

Mais une personne allait l'aider à obtenir cela : Lauren Brown, avocate du cabinet Carter- Helburn, devant lequel Jeremy prenait son café. Jeremy soupira et s'adossa au dossier de son siège. Oui, elle l'aiderait.
Comprenant qu'il ne trouverait rien de nouveau par lui-même, il rangea ses papiers et regarda à nouveau sa montre. Encore dix minutes. Finissant son café tiédit, il n'attendit pas plus longtemps et sortit du café. Pressé alors qu'il était encore en avance, il n'avait prit la peine de refermer son manteau et frissonna à la morsure du froid. S'arrêtant à nouveau devant la porte, il sonna. Il se présenta à l'interphone et une voix l'invita à entrer déclenchant en même temps l'ouverture de la porte. A l'intérieur, l'ambiance était chaleureuse et Jeremy eu un soupir de soulagement.
- Frisqué n'est-ce pas ? remarqua gentiment la personne venue l’accueillir. Suivez-moi, vous pouvez patienter ici, maître Brown ne devrait pas tarder. Le radiateur est là.
Avec un grand sourire, l'agent du F.B.I. la remercia et alla pour s'asseoir. Amusé, il se souvint à quel point ses camarades de droit exultaient de joie à l'entente du titre flatteur de "maître". Maître Skilton, il aurait pu le devenir, mais il était devenu Agent Skilton, pas mal non plus.

Une fois de plus, l'homme impatient ne resta pas immobile plus de quelques secondes. Son regard curieux vint inspecter les différents tableaux ornant les murs à la rechercher d'une distraction. Il s'attarda sur la pile de magazine disposée sur une table basse à cet effet, mais n'y découvrant que des couverture de mode, de luxe ou d'immobilité, il ne s'y intéressa pas. Prenant sa mallette pour la déposer sur ses genoux, il décrocha les attaches et s'apprêta à ressortir ses papiers avant de se rendre compte que c'était là une manie bien inutile.
Finalement, il voulu aller vers ce que pour lui était toujours plus agréable et intéressant : une autre personne. Les différentes portes fermées indiquaient que les avocats étaient occupés ou absent alors Jeremy pensa discuter un peu avec la personne qui l'avait fait entré. Il se leva un peu précipitamment, toujours animé par son énergie pétillante, mais il se rendit compte trop tard qu'il n'avait pas refermé sa mallette. Le contenu se déversa, tapissant le sol de feuilles volantes.
- Oups. lâcha-t-il à la fois amusé et gêné avant de se baisser pour ramasser son bazar. Il avait mit la main sur une bonne moitié des papiers lorsqu'une main vint l'aider. Oh laissez, ne vous inquiétez pas ! s'excusa-t-il en pensant que c'était la femme de l’accueil, observant des doigts délicats. Ses yeux vinrent cependant découvrir un visage bien différent de l'autre demoiselle et surprit, Skilton se redressa. Oh pardon je pensais- Le geste étant un peu précipité, il sentit son coude bousculer quelque peu l'inconnue. Oh pardon ! Est-ce que ça va ? S'éloignant pour éviter de nouveaux dégâts, il fit basculer accidentellement une chaise qui tomba théâtralement. Je suis tellement-
Enfin, l'agent se figea complètement pour être sûr de ne pas aggraver son cas. Gêné et toujours surprit, il observa ses papiers, la chaise, puis la demoiselle d'un air perdu. Puis soudain, il éclata de rire.
- Mille pardon ! Je suis un désastre !
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