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 Wizards Love

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MessageSujet: Wizards Love   Mer 12 Déc - 1:37


Une musique punchy se répandit dans la chambre et avec elle la chaleur et la douce lumière du matin. Le souffle des sorciers qui jusqu'ici profond et silencieux reprit un certain rythme qui témoigna de leur éveil progressif. En face d'elle, un dos puissant mais svelte et une courte boucle la firent sourire et en s'étirant doucement, elle l'enlaça de ses bras fins. Déposant un baiser tendre sur sa nuque, elle l'encouragea à ouvrir les yeux sur une nouvelle journée. Lui, dormeur plus profond ignora le réveil et ne reçu que paresseusement cette petite douceur du matin. Ses paupières closes se serrèrent et ses épais sourcils se froncèrent, mais il ne démontra pas plus l'envie de se lever. Attendrit, elle l'observa une seconde avec un petit sourire encore endormi, puis quitta la chaleur confortable des draps.
Un léger frisson vint parcourir sa peau nue mais elle l’accueilli comme une aide pour se réveiller. En trois pas, elle rejoint la penderie du sorcier et souriant malicieusement, elle se permit de l'ouvrir et de s'y servir. Ses vêtements à elle n'étaient pas loin, négligemment jetés sur le sol, mais elle prit un chemise blanche propre et fraîche dont le tissu en recouvrant son corps, lui rappela la sensation des draps. Joueuse, elle boutonna un à un les boutons de ses doigts délicats. Lorsqu'elle referma la porte de l'armoire, le reflet d'un homme derrière elle lui apparu.
Il la saisit et sauvagement la plaqua contre un mur de la chambre. Par ce geste et le baiser brûlant duquel il lui écrasa les lèvres, il lui rappela toute la fougue de leurs ébats de la veille, et elle ne put que sourire et profiter. Joyeux, il décolla enfin ses lèvres pour pouvoir lui donner deux autres baisers plus furtifs comme de petites morsures.

- Ne fait pas ça, j'aime quand tu es nue. lui ordonna-t-il d'un air coquin encore endormi.

Alors voilà ce qui l'avait sortit du lit. La voir nue l'avait réveillé bien mieux que tout autre réveil. Elle le défia du regard, montrant qu'elle n'avait que faire de ses désirs et pourtant, son regard se porta sur le torse musclé de ce dernier et elle se mordit les lèvres. Elle aussi avait bien envie de le voir nu à nouveau, mais ils savaient qu'ils n'avaient pas le temps de remettre leur jeux se matin.

- Je dois bien m'habiller, non ? lui rappela-t-elle même s'il n'en avait pas besoin.

- Pas avant que je parte. Lui répondit-il avec un sourire mutin et un haussement de sourcils entendu. Elle eu la même expression. Pour cette fois, elle allait jouer le jeu, enfin, à moitié. S'éloignant de lui, elle lui laissa le plaisir de pouvoir admirer les courbes rebondies de ses fesses sous la lumière du matin. Elle garda la chemise.

Elle alla alors à la cuisine pour continuer sa routine matinale. Sur le chemin, elle ramassa sa baguette qu'elle avait placé dans une de ses chaussures à talons, dans la précipitation. D'un geste fluide du poignet, elle rassembla ses habits éparpillés et les déposa sur une chaise.
Le café se faisait déjà lorsqu'elle posa le pied sur le carrelage frais de la pièce. Une tasse était déjà prête mais le sorcier peu galant y prenait déjà de petites gorgées. S'approchant de lui, elle sauta sur le comptoir et croisa ses longues jambes sous ses yeux. Les rayons du soleil matinal fit même briller sa peau lisse.

- Vingt minutes, donc ?

- Vingt-deux, les chiffres ronds c'est tout de suite suspect. Lui répondit-il entre deux gorgées d'une voix encore un peu enraillée. Elle eu un petit rire.

- Va pour vingt-deux. Il ne faudrait surtout pas attirer l'attention... Se moqua-t-elle doucement. Elle ne voyait pas l'intérêt d'être si prudent pour une chose si trivial et surtout, elle ne pensait pas que deux minutes d'écart de plus allait changer quoi que ce soit.

- J'ai frappé avec Crabbe. On dirait pas comme ça mais c'est un vrai connard d'observateur et un spéculateur. Vingt-deux minutes je te dis. Répondit-il un peu sèchement malgré son petit sourire naturel, en comprenant qu'elle ne s'inquiétait pas autant que lui que leur relation reste un secret. Il lui tendit sa tasse de café et finit la sienne en deux longues gorgées.

- Vingt-deux minutes, j'ai compris. Le rassura-t-elle avec un sourire amusé. Il gronda son air moqueur du regard, mais partit serein vers la salle de bain.

Là, il ouvrit le robinet et s'aspergea négligemment le visage d'eau. Le froid crispa ses traits et il secoua la tête à la façon d'un chien mouillé. Claquant deux fois ses joues avec forces, il termina sa propre routine de réveil. Prenant sa baguette qu'il avait glissé dans la poche arrière de son pantalon matinal, il aspira toute l'eau qui ruisselait de son visage et ses cheveux. Un regard circulaire l'assura que le sort avait aussi marché pour le reste de la pièce aspergée d'eau. Sur son front et derrière sa nuque, ses cheveux sombres ébauchèrent de petites boucles. Sans intention de le raser, il passa ses doigts sur la surface rêche de son menton testant l'état de sa pilosité faciale. Il observa quelques secondes son reflet puis sourit.

Il ne lui fallu pas plus de temps à lui pour se vêtir de sa robe sombre de sorcier qu'à elle de finir sa tasse de café et lorsqu'il se recroisèrent, tous deux se dévisagèrent avec envie. La chemise laissait paraître juste assez pour que son esprit s'emballe. Son col serré et sa robe longue soulignait son corps svelte et sexy. Charmeuse, elle lui lança un regard sensuel en guise de compliment.
Sautant sur l'occasion, il se permit un nouveau baiser sur ses lèvres, glissant sa main gantée dans ses cheveux blonds pour l'emprisonner une nouvelle fois. Il se perdirent un instant dans le délice de leur désirs, mais une petite brûlure les rappela vite fait à l'ordre. Le Seigneur s'impatientait. Frustrés, ils se séparèrent, mais regagnèrent rapidement leur sourire.

- Vingt-deux minutes. T'as intérêt à vite te préparer. Lui rappela-t-il concernant le temps qui devait séparer leurs arrivées.

- Traîne pas sur la route, t'as jamais été très ponctuel Saïd. lui répondit-elle en lui tirant la langue telle une gamine.

La porte se ferma sur sa silhouette sombre et elle resta seule, la marque des ténèbres lui brûlant doucement le bras. Pourtant, c'était une belle matinée.

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MessageSujet: Re: Wizards Love   Ven 14 Déc - 11:06



Un grognement de dégoût un peu bruyant vint briser le silence qui jusqu'ici donnait l'illusion que le couple dormait paisiblement. Le bruit réveilla la demoiselle mais pas son compagnon qui avait pourtant émit le son. Celui-ci dormait encore profondément malgré l'expression de dégoût intense qui crispait son visage. Alors qui'il continua de pousser un faible gémissement et d'esquisser des petits gestes apeurés, elle jugea bon de tenter de le réveiller.
Elle l'interpella doucement, puis un peu plus fort en lui posant une main froide sur son épaule brûlante. Le contact sembla le faire réagir car il sursauta mais n'ouvrit pourtant pas les yeux.

- Des testicules ! s'écria-t-il avec horreur.
- Quoi ? lui répondit-elle, partagée entre le rire et l'incompréhension. Lui faisait-il une blague ? Au milieu de la nuit c'était vraiment spontané de a part, mais ne lui avait-il pas habitué à l'imprévisible.
- Tu es assise sur moi et tu as des testicules massives ! Elles sont sur mon ventre enlève-les je vais gerber ! lui expliqua-t-il semi-conscient qu'il était perdu dans un affreux cauchemar.
Incapable de se contrôler, elle explosa de rire mais eu la clémence de le saisir rudement par la mâchoire pour le secouer et le réveiller. Désorienté, il ouvrit enfin les yeux et prit un certains temps avant de repérer les iris brillants de sa blonde. Alors qu'il rencontra enfin son regard, il eu une nouvelle expression de peur.
- Je n'ai pas de testicules, Saïd ! tenta-t-elle de le rassurer malgré son fou rire incontrôlable.
Saïd lui la regarda, surprit mais aussi un peu fâché qu'elle ne prenne pas du tout au sérieux sa peur. Il fronça les sourcils et en l'espace d'un éclair, la lueur terrifiante de la colère passa dans ses yeux sombres. Mais elle connaissait bien cette lueur et l'apercevoir calma un peu son hilarité. Elle se mordit les lèvres pour laisser le temps à son homme si lent au réveil de retrouver ses esprits. Il la contempla, mais comprit enfin le ridicule de la situation. Un grand sourire se dessina sur ses lèvres et Zoya se permit d'éclater à nouveau de rire.
- C'était quoi ça ? s’esclaffa-t-elle sans qu'il puisse lui donner de réponse. L'esprit de Saïd Wilkes avait toujours été un énorme bordel incompréhensible. Il ria avec elle, mais le malaise était toujours présent dans sa voix. Alors que le calme retomba entre les deux jeunes adultes, ils se contemplèrent silencieusement et tendrement.

- Je peux vérifier ? demanda-t-il soudain avant d'allumer la lumière et de se glisser sous les draps en une seconde. Elle ria, mais que pouvait-elle faire d'autre ? Elle sentit la brise froide de l'ai nocturne s'engouffrer sous leurs draps chauds en même temps que lui et elle frissonna lorsqu'elle sentit ses doigts puissants glisser avec douceur sur la courbe de sa cuisse. Lorsqu'il remonta vers elle, il paru soulagé, heureux, et elle pouffa.
- T'es con ! laissa-t-elle échapper alors qu'il l'embrassa pour la faire taire.
- Ne te moque pas de moi, je suis traumatisé ! Se plaignit-il doucement en continuant de l'embrasser. Emporté, il glissa doucement sa main entre ses cuisses et remonta lentement. Elle mit fit à leur baiser et malgré son sourire une pointe de reproche résonna dans sa voix.
- Aaah... Tout ça pour ça. Espèce d'animal !
- Quoi ?
- Garde ta queue au chaud, je m'en occupe demain matin. Maintenant, dodo ! répliqua-t-elle d'une voix à la fois sensuelle et lassée. D'une petite frappe, elle ôta la main de Saïd de son entre-jambe et se rendormit.
Déçu mais attendrit, il la regarda d'un air boudeur qu'elle ne vit pas et finit par éteindre sa lampe de chevet et se laisser retomber contre son oreiller. Celui-ci lui paru un peu dur et il se replaça longuement avant d'abandonner et de rester dans une position inconfortable. Il soupira.

Une main glacée vint alors monter lentement le long de son torse. D'une pression forte, insistante et presque douloureuse, elle monta de son bas-ventre à son pectoral en le griffant doucement. Bien qu'intrigué, il fut ravi.
- On a changé d'avis ? demanda-t-il d'un ton joyeux. Mais personne ne lui répondit et la main continua à monter. Une jambe toute aussi froide vint se frotter contre sa jambe et le contact lui paru rugueux. Quelque chose n'allait pas. S'entourant lentement autour de son coup, le bras s'articulait étrangement et avait une longueur anormale.

- ENFOIRÉ ! hurla-t-il le souffle faible et saccadé alors qu'il se réveillait une deuxième fois. Cette fois-ci il n'eu pas besoin de beaucoup de temps pour se rendre compte de ce qui lui arrivait. Dans l'adversité, son esprit tournait étrangement plus vite et plus efficacement que beaucoup pouvait le croire en connaissant Saïd Wilkes.
Il se rua avec une violence incroyable malgré sa position allongée et l'énorme serpent se contracta de plus belle avec un sifflement réprobateur. Grognant de douleur en sentant ses os et ses muscles se meurtrir, il fusilla du regard l'homme qui le regardait de haut alors qu'il n'était qu'un faible au yeux de Saïd. Il avait toujours été un faible.
- Où est-elle ? demanda une voix doucereuse qui crispa le prisonnier bien plus que tout sortilège ou serpent magique. Son regard démoniaque vint chercher le visage de son maître et bien qu'il voulu lui arracher son nez inexistant de ses dents, il ne fit rien d'autre que le défier du regard.
- Où ? répéta-t-il en le dévisageant comme s'il n'était qu'un moldu demeuré incapable de comprendre les ordres du Seigneur des Ténèbres. Insulté par ce simple ton, Saïd se débâtit à nouveau avec fureur. Il dût regagner son calme lorsque le souffle coupé, il sentit une de ses côtes se briser sous la pression du reptile géant. D'un long sifflement apaisant, le maître intima à la bête de se faire plus douce.

- Tu ne mérites pas de vivre... Et pourtant tu respires encore. Sais-tu pourquoi Wilkes ? siffla Voldemort comme si le sorcier qu'il interrogeait n'était pas mieux qu'un serpent. Pas mieux qu'un serpent ? Il était Mangemort, l'un des plus redoutable, un sorcier surdoué, un tueur sans pitié, un sang-pur nommé Wilkes ! Il ne put s'empêcher de riposter et le mieux qu'il put faire fut de cracher au visage de l'homme le plus puissant du monde.
Immédiatement il sentit la douleur se répandre dans son corps, choquant chaque cellule de ses muscles d'une décharge insupportable. Lequel des Mangemorts avaient voulu le punir pour cet affront ? Plusieurs sûrement mais seulement le plus réactif eu le plaisir de montrer sa loyauté au Seigneur des Ténèbres. Malgré le flou dû à la souffrance insoutenable, Saïd eu le ressentit qu'il avait connu bien pire Endoloris. La sanction s'arrêta et la victime prit un peu de temps avant de retrouver ses esprits. Pourquoi l'avait-on puni ? Ah oui, cracher sur Voldemort. Et pourquoi déjà ?
Un deuxième sort vint lui donner la réponse alors qu'un flot incontrôlable de souvenir assailli son esprit embrumé, chacun d'eux reliés à une personne : Zoya Horlov. Il revécu les plus beaux moments comme les pires mais aussi les insignifiants. Tout ses instants passés à ses côtés y passa, pas aucun ne fut oublié. Il revit son visage, son sourire, ses yeux, pourtant les seules émotions qu'ils déclenchèrent fut la colère, le désespoir et la crainte.

- Assez Severus, j'ai perdu patience. Ordonna alors le Seigneur d'une voix paisible et doucereuse et le flot d'image s'arrêta. Saïd fut assez rapide d'esprit pour faire face à la mort. Lentement la baguette osseuse du Seigneur des Ténèbres s'éleva, funeste. Au moins, sa fin lui était octroyée par le sorcier le plus puissant du monde, se consola-t-il, mais alors que ce dernier prenait tout son temps dans la mise a mort, Saïd de put s'empêcher de trouver le fait d'être immobilisé et non-armé insultant. Insultant pour le Seigneur des Ténèbres.
- Quoi ! Comme ça là ? Enroulé par une bête et sans baguette ? Peur de perdre ? cracha-t-il avant d'être interrompu par un nouveau sort de Doloris, celui là plus puissant. Mais le sort ne dura pas longtemps avant d'être lui même interrompu. Saïd le savait et il l'avait vu dans les yeux de Lord Voldemort, il avait raison. Des cris de douleur autre que les siens vinrent rapidement indiquer que celui qui s'était cru malin de l'interrompre se faisait torturé à son tour, et par le plus puissant des Doloris.
Lorsque le seigneur revint face à son prisonnier, son serpent avait déjà commencé à défaire son étreinte. Saïd peina à se redresser à cause de ses côtés brisées, mais il soutenu tout de même le regard glacial et reptilien de son maître avec une fougue brûlante.
- Dommage. Susurra-t-il alors. Tu n'es pas le plus stupide mais c'est cela qui nous manquera le plus de toi j'en suis sûr. Ta stupidité. Severus sa baguette.
- Il ne sait pas.

Tous les regards se tournèrent vers la figure raide et stoïque qui jusqu'alors n'avait prononcé aucun son autre que pour prononcer la formule de légilimancie. Son regard fixé sur Saïd il ne bougea pas d'un poil pour saisir la baguette demandée. Saïd le fusilla du regard bien que ce délai était quelques minutes de plus à vivre offert par son ami. Il observa Severus à son tour et ne put qu'être troublé par l'expression qu'il vit. Le legilimens le fixait comme s'il lisait en lui quelque chose d'important et de troublant. Que pouvait-il bien y avoir dans la tête de Saïd Wilkes ?
- Que-
- Il ne sait pas. répéta-t-il avec plus d'assurance mais aussi le ton sévère du professeur qu'il était. Mais ils ne se trouvaient pas à Poudlard et ça n'était pas à un de ses élèves qu'il venait de couper la parole, mais au Seigneur des Ténèbres. Personne n'eu l'idée de le réprimander cette fois-ci cependant et seul le lourd silence et les expressions interdites vinrent lui faire des reproches. Rogue ne sembla le remarquer qu'un peu trop tard et enfin, il détacha les yeux de son collègue pour se tourner vers son maître. D'une courbette quelque peu raide, il s'excusa.
- Pardonnez-moi Mon Seigneur, mais cet homme nous démontre une nouvelle fois que la bêtise n'a pas de limite. Son esprit est si faible et mou que je peux accéder à chaque parcelle de son savoir et de sa mémoire sans effort. Il n'y a aucun recoin de cette déchetterie qu'il appelle cerveau qui ne m'est inaccessible et je peux vous assurer Mon Seigneur, que cet idiot ne sait pas. Vous m'avez demandez et je vous répond. Il n'a aucune idée d'où peut se trouver Zoya Horlov à cet instant, mais aussi... il ne sait pas que Zoya Horlov, est membre de l'Ordre du Phoenix.
A ces mots, le sang de Saïd se glaça et l'horreur s'afficha sur son visage. Plusieurs Mangemorts crachèrent sur le sol poussiéreux comme si la simple mention de leur ennemis avait amené un goût répugnant dans leur bouche. Les yeux en fissure du Lord vint inspecter le visage figé de terreur de Saïd et sembla y voir quelque chose d'amusant car il se retourna et explosa en un rire atroce.
Effaçant le premier choc de cette nouvelle, Saïd profita de l'hilarité de Lord Voldemort pour lancer un regard paniqué à son ami. Severus, ce fou, qu'avait-il vu ? Qu'avait-il dit ? Les deux anciens Serpentard se fixèrent sans pouvoir réellement communiquer.

- Tu l'aimes. finit-il par dire pour briser le silence qui était tombé depuis que le Lord s'était en allé et que les autres Mangemorts s'étaient évaporés. Toujours assis sur la table où il avait été retenu et torturé, Saïd frissonna à ces mots. Comme s'il pouvait comprendre ! Et pourtant Saïd savait que si quelqu'un avait connu les horreurs de l'amour, c'était bien le pauvre Servilus amoureux. Amoureux d'une idiote rouquine qui avait finit avec un binoclard. C'était bien sa faute d'avoir choisit une telle fille. Mais cette fois les rôles étaient inversés.
- Tu-
- TA GUEULE ! le coupa-t-il furieux. Il lui aurait bien fermé sa petite gueule hautaine d'un violent coup de poing, mais il resta immobile, blessé et faible. Mais il y avait une chose qui le retenait aussi de faire le moindre mal à Severus Rogue. Qu'avait-il vu ? Son sort de confusion avait-elle marché ? Impossible que le plus doué des Legilimens ne remarque pas que l'esprit qu'il explorait s'était lui même charcuté l'information de la tête. L'information avait-elle réellement été ôtée ? Saïd savait encore que Zoya était une infiltrée, alors pourquoi ?
- Quel con ! Qu'est-ce que t'as fais...
- Pardon, tu voulais mourir ? rétorqua-t-il d'un ton sec. D'un geste fluide, il sortit enfin la longue et sombre baguette abîmée de Saïd et la lui tendit. D'un geste brusque, il la lui arracha des mains et la tripota pour se rassurer. Qu'il soit en vie et pardonné était un miracle.




Dernière édition par Admin le Dim 1 Sep - 14:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Wizards Love   Dim 16 Déc - 11:05


- Là. dit-il en posant un pied ferme sur une motte mousseuse. A ses côtès, le massif Mangemort s'arrêta et fit signe aux autres de faire de même. 

Un manoir perdu dans les landes. Wilkes connaissait bien car la maison de son illustre famille utilisait ce même stratagème pour garder les indésirables hors de leurs terre, moldus, comme sorciers. Protégé par une multitude de sorts pour rendre le bâtiment et ses habitants invisibles, emprisonner le bruit, les odeurs et masquer tout signe de présence humaine. Un lieu qu'on ne pouvait trouver, à moins de déjà connaitre son emplacement. Et pourtant les voilà, au QG de l'Ordre du Phoenix.
Il avait fallu des mois aux Mangemorts pour situer cette forteresse magique conçue pour être introuvable. Interrogatoire, infiltration, espionnage, vol d'information, torture et tout autre stratagème furent utilisés. Saïd lui n'arrivait qu'à la fin du processus et pourtant, il ressentit toute la fierté de l'accomplissement lorsque du bout de sa baguette magique, il confirma leur exploit.
D'un effleurement délicat et précis, exceptionnel chez quelqu'un d'aussi brusque et violent que Saïd, il caressa une surface invisible qui réagit imperceptiblement à l’approche de l'objet. Attentif, le Mangemort observa la perturbation se répandre autour d'un globe qui d'apparence ne renfermait qu'un morceau banal de tourbière. Il se mordit la lèvre.

- Bon ben si c'est là... s'impatienta un autre sorcier qui s'avança. Fidèle à lui-même, sans aucune forme de prévention, Saïd se retourna et lui écrasa son poing dans la figure. Protégé par son maque de fer de Mangemort, l'autre tituba et recula en grognant.
- La barrière ne nous empêche pas d'entrer mais elle signalera une intrusion dès qu'on la franchira. Faut se répartir, informa Saïd d'une voix grognonne. Immédiatement après avoir exprimé sa pensée, il transplana pour réapparaître une vingtaine de mètres plus loin, dans un nuage sombre. Les plus vifs d'esprits comprirent que celui-ci leur indiquait l'endroit où se poster et bien qu'ils n'appréciaient pas être ainsi commandé par un collègue jusqu'alors soupçonné de cacher une taupe, ils le suivirent. Un a un, il les plaça autour du dôme de dissimulation sans déclencher le sort et lorsqu'ils furent tous en place, c'est d'un signe de tête que Saïd donna le feux vert au leader de l'opération. Ce dernier sortit sa baguette et fouetta son avant bras. Aucun des Mangemorts ne cilla à la décharge que la marque des ténèbres leur infligea mais tous disparurent dans un nuage de fumée noire.

Apparaissant au milieu d'une pièce poussiéreuse mais lumineuse, Saïd et un acolyte lancèrent des sorts vers les figures blanches qui s'éclipsèrent juste à temps pour les éviter. Vif comme un prédateur redoutable et à nouveau en mouvement, Saïd vint bloquer à main nue une masse fumeuse d'un des transplaneur et l'écrasa au sol. Bien que sa baguette menaçait l'homme à terre, le Mangemort en furie l’assomma d'un violent coup de boule. L'autre mangemort mitraillait une sorcière de l'ordre cachée derrière une table renversée de la cuisine. Manquant d'un poil sa cible en jetant un sort de Mort, l'homme massif masqué fut frappé par un Stupéfix alors qu'il était à découvert.
- Enervatum s'écria Saïd en frappant son acolyte en plein vol pour que ce dernier retrouve immédiatement ses capacités. Mais ayant attiré l'attention sur lui, Wilkes vit rapidement les sorts voler en sa direction. Se plaquant au sol, il siffla furieusement une formule qui lui permit de glisser sur le vieux parquet comme s'il était fait d'un matériel glissant.
D'un puissant coup de pied contre un mur, il fila en direction de la table à une allure si vive que la malheureuse n'eu pas le temps de réagir. Enserrée par les mains sèches du Mangemort, la sorcière ne put que gigoter faiblement, la panique et la peur brillant dans ses yeux mouillés. Médusé par cette vision délicieuse, Saïd eu la stupidité de se fier à son collègue pour s'occuper d'autres ennemis potentiels. Projeté violemment contre le mur, il sentit son masque se briser alors qu'on l'arracha à la sorcière. Déboussolé mais encore vif et assoiffé de violence, il voulu se jeter sur elle à nouveau mais la figure massive de l'autre Mangemort vint s'écraser sur lui, projeté par un nouvel Everte Statim. 

Lorsque les deux Mangemorts se relevèrent, leur victime s'était enfuie mais l'homme assommé gisait toujours inconscient sur le sol. Entre lui et les deux compères cependant, se tenait une personne droite, fière et prête au combat.
- Ah la sale garce ! s'écria le gros balourd en reconnaissant la figure de la traîtresse.
Saïd n'eu pas besoin de lever le regard pour reconnaître à qui appartenait ces belles jambes, d'ailleurs il continua de les fixer sans parvenir à chercher son visage des yeux. Bien sûr qu'elle était là. Il le savait depuis qu'ils avaient fait route vers se coin reculé du nord de l'Angleterre mais avait tout fait pour retarder le moment où il serait obligé de l'admettre. Zoya Horlov était bien de l'Ordre du Phoenix et se battait avec eux, contre les Mangemorts, contre lui.
Leur couple n'avait jamais eu de sens. Eux-même, étaient des personnes chez lesquelles la logique prenait une mystérieuse définition. Rien avait changé depuis le jour où il l'avait démasquée et pourtant, c'était un tout nouveau poids qu'il sentait sur ses épaules maintenant qu'il devait lui faire face en tant qu'ennemi. Quel était le plus fort, son amour pour elle ou sa dévotion pour le Seigneur des Ténèbres ? Il ne s'était pas posé la question par qu'Il savait très bien que qu'importe la réponse, il se trouvait dans une marre de bouse bien profonde.

- Ha ! T'as bien de la chance de tomber sur elle, gars ! Eh !
Son accolyte lui donna un coup de coude qu'il encaissa en se mordant la lèvres presque jusqu'au sang pour ne pas lui refaire le portrait pour évacuer le stress qui assaillait ses nerfs. Il releva la tête mais ses pupilles dorées dévièrent pour se planter dans le mur. Il ne pouvait pas. Pourtant elle le regardait, lui et son collègue qui la tenait en joue de sa baguette sombre. Elle aurait pu les attaquer mille fois comme elle les avait déjà projeté, mais elle ne fit rien a part le regarder. Auraient-ils dû en parler ? Se poser un instant pour enfin réaliser la gravité et la stupidité de leurs actes ? Pourquoi n'avaient-ils pas profiter d'un autre instant que celui de l'affront pour enfin décider de leur réel camp ?
- Aller quoi ! Tu vas pas me dire que tu va pas lui foutre ton poing dans sa petite gueule de garce ! Tu me dégoute tellement tu me fais pitié ! Cracha alors le Mangemort avant de réellement cracher sur le vieux parquet de la cuisine, en se rendant compte que Saïd Wilkes n'était pas vraiment noir de ténèbre lorsqu'il s'agissait de la traitresse. Saïd réagit, mais ce ne fut pas contre l'insulte qu'il le fit. Trouvant enfin Zoya du regard, d'une lueur de panique dans le regard il lui communica sa décision. Fuis.

Elle capta son message comme une décharge glacée parcourant tout son corps. Paniquée à son tour, elle saisit enfin sa chance pour attaquer, mais le menaçant Mangemort fit voler sa baguette d'un sort expert de désarmement. Toujours figé, Saïd ne parvint pas a réagir. Qui devait-il attaquer, elle ou lui ? La traîtresse qui les bernait tous pour l'ennemi ou ce connard de Mangemort près à tuer cette femme ? Il n'eut le temps de se torturer plus l'esprit qu'un bruit étrange vint imposer un lourd silence. Troublé, Saïd lit un certain temps avant de comprendre qu'il y avait quelque chose à observer chez son acolyte. Un couteau de boucher enfoncé dans son torse.
Aucun des deux Mangemorts n'avaient saisit ce qu'il s'était passé. Fixant d'un air ahuri la lame qui transperçait sa chair, l'homme balbutia à l'intention de son collègue.
- E-Elle m'a lancé un couteau ! 
Et il s'effondra lourdement sur le sol.

L'idiot aurait bien du s'attendre à ce qu'une fille partageant son lit avec Saïd Wilkes aurait une aptitude toute particulière à la survie et la violence. Un couteau. Il l'aurait félicité et embrassé mille fois si la situation n'était pas la pire dans laquelle ils pouvaient se trouver. Au lieu de cela, il jeta un regard hautain à son camarade et se pencha pour ramasser la baguette de Zoya. Sans quitter le visage répugnant du mort, il se releva doucement, puis lui cracha à la figure.
Lorsqu'il refit face Zoya, la lueur de panique avait disparue de son regard. Il paraissait simplement mécontent comme si elle lui avait envoyé une enième pique vulguaire. Elle le regarda, ne sachant pas vraiment si elle pouvait partager sa joie de la victoire. Elle savzit qu'il appréciait l'idée du couteau, mais la voir sourire ne lui donnerait-il pas l'envie de lui trancher la gorge avec ?
Dehors d'autres combats faisaient rage et ils savaient que quelqu'un de leur camp respectif pouvait surgir à n'importe quel moment. Pourtant, seuls dans la cuisine en champ de bataille, ils restèrent silencieux, à réfléchir.

Saïd finit par enfin bouger, tendant une baguette, celle de Zoya. Celle-ci n'hésita pas et la récupéra comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde. Il la retint cependant par le poignet, d'une poigne rude et pourtant délicate. Sourcils froncé et regard brillant, il approcha son visage du sien pour capter son attention. Il n'était pourtant pas souvent le plus sérieux des deux.
- Barre-toi. Lui ordonna-t-il sèchement. Mais elle le connaissait assez bien pour percevoir la supplication dans ses yeux, la peur dans ses lèvres tirées et le désir de la garder et la protéger dans sa main serrée autour de son poignet. Elle acquiesça cependant et l'obligea à lâcher son bras d'un geste un peu brusque. Elle le fusilla du regard comme elle adorait lui faire à chaque fois qu'il se pensait en droit de lui donner des ordres. Mais au lieu de s'enfuir, elle prit son visage d'homme sérieux dans ses bras et l'embrassa avec force. "Et puis merde !" l'entendait-il presque hurler. Il voulu se détacher d'elle mais elle le mordit pour le garder quelques instants de plus avec elle. Quelques instants de trop.

Elle s'évaporait à l'instant même ou elle lit fin à leur baiser, mais ce ne fut pas assez rapide. Déboulant des étages supérieur, un autre Mangemort avait aperçu cet affront et ne prenant pas plus de temps de réaction, il se vaporisa pour poursuivre la traîtresse. Affolé et enragé Saïd tenta de le rattraper en se joignant à la course poursuite.
Dehors, rares étaient les parcelles d'air où ne fusaient pas de sorts offensifs. Même en transplantant il fallait être d'une agilité et une vigilance incroyable pour tout éviter. Aveuglé par le désirs de rattraper l'autre, les deux figures noires furent l'une comme l'autre frapées par des sortilèges perdus. Saïd sentit ses poumons se contracter en lui empêchant de respirer et devant lui, Rosier gigota sans parvenir à bouger ses jambes. Ce dernier pouvait se détacher d'un contre-sort mais dans la surprise il avait aisée sa baguette s'échouer à quelques mètres de lui. Saïd en revanche, ne pût pas faire grand chose malgré ses doigts agrippés sur sa longue baguette, car aucun air ne rentrait ou sortait de sa bouche.

Sa vision commençait à se troubler dû au manque d'oxygène mais il se sentit tout d'un coup capable de respirer. Comme frappé d'un coup de poind violent mais salvateur, il sentit son corps s'arquer malgrer lui. Libéré de l'asphyxie, Saïd s'étouffa sur le sol en tentant de reprendre son souffle et ses esprits. Il n'eu pas le temps de le comprendre lui-même que la poigne de Zoya sur son bras vint lui confirmer qu'elle l'avait sauvé.
- Grosse conne ! Essaya-t-il d'exprimer mais il ne parvint qu'a laisser échapper un souffle sec et rauque.
Elle tenta de le remettre sur pied mais il comprit du fait qu'ils restaient sur place qu'elle n'avait plus sa baguette pour transplanter. Agrippant la sienne, il se ressaisit assez pour transplanter lui-même en emportant Zoya dans une direction approximative. Mais la fuite était inutile dans leur état.

Frappé par un nouveau sort, Saïd s'écrasa une nouvelle fois sur le sol meuble de la tourbière et Zoya fut éjectée un peu plus loin. Les premières secondes, il ne sentit rien d'autre que la douce égratignure de sa peau au contact brusque du sol et cru qu'ils pourraient continuer leur course. Mais à l'instant même où il tenta de se relever, il fut envahi d'un haut le cœur vertigineux et s'étale à nouveau au sol.
Elle n'eu rien de tel. Se relevant maladroitement, elle chercha Saïd du regard, affolée. Elle n'avait pas sa baguette et ne pourrait pas le sauver du nouveau sort qui l'avait frappé. Devraient-ils continuer à pied ? Devrait-elle le porter ? Elle l'aperçu face dans la mousse un peu plus loin et se dépêcha de le rejoindre. Le retournant brusquement pour le porter, persuadée qu'on l'avait simplement immobilisé, la jeune femme ne remarqua pas tout de suite que quelque chose n'allait pas. Sur le noir, le rouge ne se voit pas.
Ce n'est que lorsqu'elle alla pour le redresser qu'elle vit son expression agarde et perdue. Il observait le ciel comme s'il tentait d'y lire la carte du métro moldu.
- Qu'est-ce que tu-
- Zoya, Zoya j'ai- balbutia-t-il en bougeant faiblement les bras.
Elle s'approcha plus et son regard se fixa sur elle et ses yeux, ses cheveux. Sa main vint serrer son bras sans aucune forme de délicatesse cette fois. Il la serra comme s'il s'y accrochait pour ne pas chuter. Ne comprenant pas ce qu'on lui avait fait, elle l'observa et tenta de le ramener à la raison en le secouant doucement. Ce n'est que lorsqu'elle vit du sang s'écouler le long de ses joues grises qu'elle réalisa qu'il était vraiment blessé. Elle vit alors quels robe noire du Mangemort collait à son corps, imbibée d'un liquide sombre et cuivré.

- NON ! Hurla-t-elle plaçant ses mains tremblantes au dessus de lui sans savoir quoi faire.
- Froid... Putain, fais froid... Continua-t-il de balbutier alors que frenetiquement, elle se mit à chercher sa baguette. Elle la trouva toujours dans la main du Mangemort, mais alors qu'il ne permettait d'ordinaire à personne d'y toucher, il n'opposa aucune résistance lorsqu'elle la prit de ses doigts mous.
- Vu-Vulnera salmentis ! v-Vulnera Salmentis !
- Pourquoi j'ai froid putain...
- Vulnera salmentis ! Hurla-t-elle encore et encore mais en vain. Dans la main de Zoya la baguette capricieuse de Saïd n'était d'aucune utilité même pour sauver son propre maître. Désarmée et affaiblie, elle n'était qu'une moldue condamnée à regarder son homme se mourir sans rien faire. La tristesse et la colère déversèrent des larmes sur son visage détruit et elle serra son bras à son tour avec force, même violence. Elle ne le laisserait pas partir, il n'avait pas le droit de partir.

Souffrir, il connaissait. Il avait même eu le plaisir de se trouver de l'autre côté de la baguette du seigneur des ténèbres alors qu'on le suspectait de protéger Zoya. Mais cette sensation la était toute nouvelle. La faiblesse, la fatigue, la sensation de tomber encored et encore, glisser et perdre l'équilibre infiniment. Il ne la connaissait pas mais il fut bien obligé de la comprendre. Elle l'avait comprit. C'était la vie qui lui échappait peu à peu.
Perdu dans l'infini des yeux de Zoya, bercé par la faible pluie de ses larmes, il l'observa, n'ayant même pas la force de se rebeller contre son destin. Impuissant, il se sentait faiblement glisser ailleurs. C'était si naturel qu'il n'avait même pas l'impression de changer, c'est ait plutôt le monde qui semblait peu à peu s'effacer, s'éloigner. Pourquoi s'y accrocher ? Il y avait bien une chose qu'il refusait d'abandonner là-bas cependant, c'était cette putain de chialeseuse.
Il partait, il le savait, mais il se rendit compte qu'il ferait bien de rassembler ses dernières forces pour lui parler une dernière fois, lui dire des choses qui comptent.
- Zoya... Commença-t-il faiblement.
Mais que dire ? Il n'avait jamais été bon pour dire quoi que ce soit, ni pour faire quoi que ce soit d'ailleurs à part faire chier. Il pouvait voir dans ses yeux le désespoir mais aussi l'attente de ce que serait les derniers mots de son salaud adoré. Oui c'est vrai, il était bon pour faire chier et alors qu'il la regarda, il songea seulement ces derniers mots. Et puis merde.

Ses yeux se vidèrent de la colère, de la haine, de la peur et de l'orgueil. Doucement, son regard quitta la belle blonde pour se perdre dans l'atmosphère grise et sombre de l'Angleterre. Les sanglots déchirants de Zoya broyait son reste de cœur, mais la rumeur lointaine des combats alluma une dernière étincelle dans l'esprit éteint de Saïd Wilkes. Il espérait vraiment, vraiment que ces connards de l'ordre gagneraient. Pour cette fois. Pour Zoya.

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MessageSujet: Re: Wizards Love   Sam 29 Déc - 23:57



- Selfi ?

Dans ce lieu noir qu'il assumait être la mort, il fut surprit de retrouver un être aussi insignifiant que son elfe de maison. La pauvre bête aussi était morte, mais comme première rencontre dans l'ennuyeuse au delà, c'était plutôt misérable. C'est de la main de Saïd que l'elfe avait rencontré une affreusement douloureuse et sale mort. Alors qu'il venait de comprendre que Zoya était une taupe, le Mangemort s'était simplement défoulé sans se soucier qu'il mettait fin à une longue vie d'obéissance et de servitudé. 
La petite chose le regarda silencieusement, ne disant rien, ne faisant rien et dans ses yeux, son maître découvrit une intelligence et un esprit qu'il n'avait alors jamais remarquer. C'était bien inutile chez un serviteur. Frustré de ne recevoir de réponse et de se trouver face à l'elfe de maison debout comme si elle se croyait égale à un sorcier, Saïd voulu la frapper pour la remettre à sa place, mais son bras ne bougea pas. Alors qu'il avait l'impression d'avoir longtemps marché dans un brouillard noir pour trouver quelqu'un d'autre, il se rendit compte qu'il n'était pas du tout libre de ses mouvements. Son corps, lourd et rigide était comme celui d'un cadavre qui en flétrissant compressait lentement ses poumons et organes.
Enragé, il ne pût que violenter son serviteur d'un regard doré, mais la petite Selfi ne réagit pas, continuant de fixer celui qui l'avait tué sans émotion apparente. Alors qu'il espérait qu'il n'allait pas devoir faire face à chaque insignifiante personne qu'il avait tué  comme dans une sorte de purgatoire, il sursauta quand la bouche de l'elfe s'ouvrit. Sa mâchoire sembla se décrocher et s'agrandir à la façon de celle d'un serpent près à l'engloutir, mais elle n'approcha pas et resta immobile dans cette ridicule position. 

- Sa condition physique est catastrophique, lacérations profondes sur tout le corps et brulûre grave à l'avant bras. Il est stabilisé et en soin de ce côté mais ce qui est troublant c'est qu'il souffre aussi de destruction partielle et de déstructuration de l'esprit. 

Dans les pupilles brillantes de l'elfe à bouche géante brilla une étincelle de désapprobation et née reproche à laquelle Saïd répondit en tirant puérilement la langue. Évidemment qu'il était défoncé de partout, il était Saïd Wilkes, un Mangemort redouté, un homme ayant couvert la taupe de l'Ordre du Phoenix par simple amour. Il ne sut s'il se sentait fier ou agacé d'entendre ses blessures énumérés ainsi par "bouche géante". En fait, il se sentait plutôt las. Ennuyé qu'on parle de lui a la troisième personne comme s'il n'était pas là, mais trop feignant pour tenter d'y faire quoique ce soit.
Le silence retomba et il soupira. Il n'avait jamais apprécié la solitude et le silence, pourtant il se sentit reposé lorsque qu'il n'y eu plus de bruit et  aurait aimé que Selfi disparaisse pour le laisser seul et tranquille dans son petit coin de brouillard noir. Mais elle resta là, bouche grande ouverte et ses yeux malicieux le fixant sans relâche.

- Qui est-il ? Recommença l'elfe, laissant les mots sorties de sa gorge sans avoir à bouger la langue ou les lèvres. Sa voix était d'ailleurs devenue celle d'un homme. Saïd écouta, s'attendant à une suite, mais on répéta.
- Qui est-il ?
- Saïd Seth Wilkes. Repondit-il en assumant qu'on parlait de lui.
- Qui est-il ? Répéta-t-on cependant, le coupant presque. 
- SAÏD WILKES ! Hurla-t-il avec force, et on ne répéta plus. Il soupira.

- John Doe alors. Reprit la voix après un cours silence. Selfi disparu. 
Furieux, Saïd sentit la colère monter en lui comme une tornade, mais il ne pouvait toujours pas bouger. 
- Zoya ! Gronda-t-il car quelque part dans son cerveau mutilié, l'idée que cela était de sa faute vint lui mettre son prénom à la bouche. 
- ZOYA ! Hurla-t-il une fois, puis encore et encore sans se fatiguer ou se lasser, fasciné par sa voix clamant ce nom et à chaque fois persuadé que le prochain appel ferait une différence.
Dans le brouillard noir, sa voix résonnait, furieuse et persistante, filant dans un espace infini et vide.
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MessageSujet: Re: Wizards Love   Dim 30 Déc - 0:01


- Zoya.

Son appel sonna soudainement plus faible à ses oreilles que les cris bestiaux qu'il avait jusqu'alors hurlé encore et encore. Il s'arrêta enfin. Sur son front, son épais sourcil vint s'arquer et ses lèvres se pincèrent. Faible et rauque. Il ouvrit les yeux. 
Avait-ils les yeux clos jusqu'à présent ? Sentant ses paupières se crisper à la vue de la lumière éblouissante du jour, il s'en rendit enfin compte. Le brouillard noir n'était au final rien de plus que ses paupières closes. Quelle connerie. 
Lorsque ses yeux dorés s'habituèrent à la luminosité, il n'eut pas de mal à remarquer qu'il n'était pas seul dans cette petite chambre blanche ennuyeuse. Affaissée sur un fauteuil, une femme dormait profondément. Ses cheveux blonds tombaient élégamment sur son visage et pourtant, Saïd la reconnu.

- Zoya ? 

Son appel jusqu'alors autoritaire et agressif était devenu une faible question, un doute. Elle avait changé. Était-ce cet élégant filet de bave qui coulait de ses lèvres ? Non, celui-là il le connaissait bien. Un nouveau rouge à lèvres ou une nouvelle coiffure ou ce genre de chose insignifiante que les filles veulent à tout prix qu'on remarque ? Peut-être.
Il l'observa un peu plus longtemps puis soupira, se rendant compte que la blonde continuait à dormir en l'ignorant complètement. Un peu frustré, il se retourna dans ses draps et tenta de se rendormir en attendant qu'elle se réveille. Tout les muscles de ses membres rigides et lourds le firent souffrir, son avant bras le brûlait, sa gorge sèche l'irritait et la peau de son visage le piqua, mais ce fut une petit boucle sombre lui caressant la joue qui lui rouvrit les yeux. 

Il se redressa et les draps glissèrent, révélant son corps habillé d'un pyjama d'hôpital. Saïd grogna, mais il n'était pas surprit. Il avait été blessé, et ce lit était bien trop petit et laid pour être autre chose qu'un lit d'hôpital. Mais ce fut cette vision qui lui imposa un peu de réflexion. Depuis quand était-il inconscient ? Une heure ? Un jour ? Une semaine ? Son regard chercha Zoya du regard à nouveau mais celle-ci restait assoupie.
Frustré, Saïd renifla. Il comptait sur elle pour lui apporter des réponses et pourquoi pas quelques chauds câlins matinaux et elle restait là comme une jolie princesse, la belle au bois dormant. Il voulu lui lancer quelque chose pour la faire réagir mais il n'avait rien à portée pouvant servir de projectile. Se recevoir la table de chevet ne la mettrait pas d'humeur sensuelle, si ?
Il chercha un instant et tomba sur cet atroce habit d'hôpital. Décidément, rien ne l'aidait pour avoir un peu d'action matinale. Trouvant sa petite idée, il ôta sa toge. Quelle merveilleuse image au réveil que Saïd Wilkes nu et motivé, elle n'y résisterait pas. Mais alors qu'il passa sa tête dans le col, ses bouclettes vinrent à nouveau lui titiller le visage. Gêné, il jeta son habit dans un coin et tira une de ses longue mèche bouclée. Depuis quand avait-il des cheveux de nana ?
Coupé dans son élan séducteur, il oublia Zoya un instant et se décida à se lever. La tâche ne fut pas aisée et chaque douloureux et fatiguant mouvement ajoutait du temps au compteur mental de Saïd. Il avait definitivement passé plus d'un mois sans bouger. Trois, quatre mois ? Il réussit à tituber jusqu'à la salle de bain et, le compteur explosa.

Interdit, il observa son reflet en silence. C'était lui. Pas de blague, pas d'illusion, pas de miroir changeant. Étrangement il comprit ça immédiatement en faisant face au miroir. Une affreuse barbe ornait ses joues creusées et ses longues boucles dérangées recouvrait son anciennement magnifique visage. Un caniche. Il ressemblait à un caniche asséché, empaillé et poussiéreux. Seuls ses yeux dorés avaient gardé leur lueur inquiétante, mais ils étaient entourés de cernes. Un rictus anima son visage et des rides apparurent au coin de s yeux, son nez et sa bouche.
Il aurait pût hurler, briser le miroir d'un coup de poing, mais il resta bête, bloqué sur son terrible reflet. Et lui qui pensait pouvoir émoustiller Zoya, il était vraiment loin du compte. Sa surprise se changea doucement en mépris comme s'il jaugeait le vieux Saïd avec dédain, mais sans pourtant éprouver de honte. Va falloir changer ça se dit-il simplement et il ouvrit la petite armoire derrière le miroir. 
Quelques bandages et compresse, un gant, un peigne et une vieille lame de rasoir. Il manquait carrément une baguette magique, mais Saïd s'en contenta. Bizarrement, il n'était pas fâché de ne s'être réveillé baguette à la main alors qu'il ne la quittait pourtant jamais. Alors qu'il saisit la lame de rasoir, il songea seulement qu'elle l'encombrerait. 

Toujours nu lorsqu'il sortit de la salle de bain, il se sentit doucement réchauffé par les rayons du soleil. Étant resté debout pour faire son rapide et grossier relooking, il se sentait plus sûr sur ses appuis et s'étira même longuement. Ses articulations craquèrent en le faisant souffrir atrocement et les nombreuses cicatrices de son corps le pincement atrocement mais Saïd laissa échapper un discret grognement proche d'un gémissement de plaisir.
Zoya sembla enfin lui répondre de son propre petit grognement, mais changeant de position sur son fauteuil, elle n'ouvrir pourtant pas les yeux. Avec un petit sourire à la fois attendrit et inquiétant, Saïd s'approcha doucement d'elle. Comparé à lui, elle avait bien écaissé les années. Il reconnaissait avec nostalgie chacun de ses traits et découvrait avec fascination son nouveau visage. Était-elle toujours aussi chiante ? C'est la pensée qui passa dans son cerveau alors qu'il ne se trouvait plus qu'à quelques centimètres d'elle.
Il se mordit la langue. La réveiller ou ne pas la réveiller ? Lequel serait plus digne de Saïd ? Ou peut-être pouvait-il seulement l'observer dormir, ronfler et baver ? Elle était tellement belle.
Non, ennuyeux. Et puis elle l'avait ignoré alors pourquoi la récompenser de son magnifique corps ? Il renifla, soudainement désinteressé. Son regard s'attarda alors sur les lèvres de Zoya. Il les connaissait bien ces lèvres et pourtant, il voulait les redécouvrir. Chaudes, juteuse, délicieuses... Peu importé si elles avaient changées, elles l'hypnotisaient toujours autant. Juste un baiser ?
Allons Saïd ! Sembla-t-il se rappeler à l'ordre en reculant. Allait-il vraiment être ce Saïd là ? La princesse sauvée d'un long emprisonnement ? Non, c'était elle la petite princesse, et son prince n'avait pas que ça à faire après son long sommeil. Il avait un nouveau look et un plutôt sexy d'ailleurs, mais son esprit était le même. À qui Saïd Wilkes pense lorsqu'il se réveille d'un coma de je ne sais combien de temps ? Saïd Wilkes. Et Saïd à faim. 

Il se redressa alors maladroitement et saisit le sac à main de sa belle Zoya posé au sol à côté d'elle. Toujours des goûts de chiotte. Il prit son porte monnaie comme s'il s'agissait du sien et chercha une poche ou le ranger avant de se rendre compte qu'il était nu. Il prit l'argent tel un vulgaire voleur et jeta le porte-monnaie, mais n'eu toujours pas de poche où mettre tout ça. Agacé, il laissa échapper un petit soupir d'exaspération et alla pour quitter la chambre. Il trouverait bien quelque chose.
Il posa sa main sur la poignée de la porte mais s'arrêta et se retourna vers la belle endormie. Allait-il la laisser comme ça, seule avec un lit vide et dépouillée de son fric ? Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. Non. Pas assez. Il revint sur ses pas et fouilla à nouveau dans le sac à main de Zoya pour en sortir son rouge à lèvres. Ah, un nouveau, il l'avait bien vu. Déposant un petit baiser sur le tube d'un air enjoué, il l'ouvrir et traça sur les draps blanc du lit où il était resté tant de temps : "Faim. Partit bouffer. S."

Une infirmière s'arrêta, les yeux tels ceux d'un hiboux en croisant l'homme nu se baladant naturellement dans le couloir de l'aile est de St. Mangouste. Elle hésita à crier, mais le sourire enchanté que l'inconnu lui lança lorsqu'il rencontra son regard la troubla encore plus. Elle lui rendit faiblement son sourire avec gêne. Avant qu'elle ne puisse reflechir plus a la situation, il sembla voir quelque chose d'interessant dans une des chambre et y penetra. Sa tête lui disait quelque chose, mais qui ? Un ami d'un des comateux ? Elle ferait mieux de demander à une collègue. Elle partit en trottinant.

- Eh. Eh debout !

L'homme assoupi se réveilla en sursaut. Il n'avait pas encore très bien saisit la situation qu'il eu le réflexe de tendre la main vers sa baguette, posée sur sa table de chevet. Heureusement, Saïd su réagir assez vite pour l'attraper avant lui et le menacer avec. Avoir à nouveau une baguette dans la main lui donna une sensation étrange. En fait, ce qui était le plus étrange était qu'il ne sentait rien de particulier. Il la pointa vers le malade pour qu'il se tienne tranquille mais la legerté et la banalité de son arme lui donna l'impression de tenir un simple bout de bois.

- Tu ouvres la bouche, je te pulvérise. Menaça-t-il alors que sa victime commençait à gémir. Et tous deux savaient que, tenant une baguette qui ne lui était pas destiné, c'était possible, même par accident. L'homme ferma son clapet. Il sembla alors seulement remarquer que son agresseur était nu et fit une grimace bizarre.
- J'te pique des fringues. Expliqua Saïd d'un air joyeux provoquant et il alla se servir dans la valise qu'avait apparemment apporté le convalescent. Ce dernier était bien plus gros que Saïd et ça n'était pas surprenant en sachant que Saïd n'avait rien mangé depuis des siècles. Enfilant un caleçon qui glissa dangereusement sur son aine osseuse, il prit ensuite son temps pour choisir parmis les affaires de l'autre. 
- C'est quoi ton probleme en fait ? Demanda-t-il par curiosité alors qu'il finit par prendre un jogging gris tout aussi large mais dont l'élasticité était un peu plus efficace. Il n'eut pas de réponse. 
- Eh, oh, le muet, pourquoi t'es à l'hosto ? Insista-t-il agacé en faisant tournoyer sa baguette en petits moulinets menaçant. Parle, bouseux ! Ordonna-t-il en comprenant que l'idiot craignait encore sa première menace. Il prit un sweat qu'il enfila sur son torse nu.
- Be- Be beux bah barler ! Articula comiquement le malade d'un air à la fois effrayé et mécontent. Saïd pouffa.
- Ben ta gueule alors ! Rétorqua-t-il d'un ton chantant avant de se diriger vers la porte. Il s'arrêta pour enfiler les baskets du malade et quitta la pièce sans autre forme de commentaire, remerciement ou salut. Les cris mécontents s'élevèrent presque aussitôt de la chambre qu'il quitta mais, maintenant vêtu, la capuche masquant un peu son visage et la démarche assurée et rapide, il ne fut pas remarqué par les infirmières qui allèrent voir ce qu'il se passait. 

Dehors, les voitures moldues faisaient incessamment des aller-retours comme pour aplanir la route noire qu'ils traçaient sur le sol. Ce genre de transport n'avait jamais paru attirant pour les Wilkes qui prenaient en horreur toute invention moldue, même celles répandues et appréciées dans le monde des sorciers. Mais il fallait avouer que ça n'était pas non plus répugnant de voir ces humains handicapés défiler dans leurs boîtes de conserve roulante, suivant serieusement leur petit code de conduite. Le spectacle avait quelque chose d'hypnitisant et de reposant et pendant un court instant Saïd se laissa distraire. Était-ce seulement une impression où les machines avaient évolué esthétiquement ? 
Il finit par se lasser et chercher ce pourquoi il avait finalement quitté la chambre et rapidement, il s'arrêta devant un petit établissement moldu. Derrière la vitrine, il put voir des petites tables et des banquettes style américain visiblement assez confortable. Il entra et glissa sa baguette dans la profonde poche de son pantalon alors qu'une discrète sonnette annonçait son entrée. Il vit aux différents regards qu'on lui lança à ce geste qu'une bonne partie des clients étaient en fait sorciers. Ils étaient juste à côté de St.Mangouste après tout. Avec enthousiasme, il se vit offrir par la caissière de payer en argent sorcier. Elle était donc dans le coup. Il avait prit tout ce qui ressemblait à de l'argent dans le porte monnaie de Zoya, mais l'argent moldu restait pour lui un mystère illogique et étrange. Il eu un sourire reconnaissant envers la caissière et alla s'assoir. 
En se laissant tomber sur le cuir rougeâtre de la banquette, il se souvint soudainement et sans raison qu'il n'aimait pas les moldus. Alors qu'en entrant il avait reconnu des sorciers dans un café moldu, il voyait maintenant des moldus dans un établissement de sorcier. Quelle horreur. Il eu une grimace peu modérée de dégoût et lança même un regard noir à la serveuse qui lui apporta son beignet et son café. Pourquoi acceptaient-ils ces indésirables ?

Il déjeuna tranquillement, laissant ses pensées banales vaquer de sujet en sujet. Il est clair cependant, vu sa mine ennuyée et reposée qu'il ne songea jamais à quelque chose de très important. 
Que s'était-il vraiment passé ces derniers temps ? Où en était la guerre ? En quelle année était-il ? Il avait aperçu sur un kiosque à journaux qu'ils étaient le deux septembre, lendemain de la rentrée, mais il ne s'était pas attardé pour voir l'année. 
Et le Seigneur des Ténèbres ? À quels sombre desseins aspirait-il maintenant ?  Tuer des bébés ? Et les Mangemorts, Severus, Evans, toujours à sa botte ? Pourquoi a la place de sa marque était maintenant une énorme brûlure cicatrisée ? Il remarqua cette nouvelle marque seulement après avoir finit son beignet et l'observa pendant un long moment sans vraiment montrer une quelconque réaction. Est-ce que cela signifiait qu'il n'était plus Mangemort ? Est-ce que la sensation de brûlure était un appel de Lord Voldemort ou venait seulement de la blessure ? Les questions se succédaient et n'ayant personne pour y répondre, il soupira, prit une nouvelle gorgée de café et passa à autre chose. Au moins, grâce à ça, il ne s'était pas réveillé à Azkaban entouré d'aurors et de détraqueurs se dit-il tout en examinant le système curieux du petit distributeur de serviette en papier posé sur chaque table. 

La sonnette d'entrée retentit une énième fois et alors que Saïd lança un regard furtif pour son jeux mental "Sorcier ou Molebouse", il reconnu immédiatement la femme de sa chambre. 
- Zoya ! Appela-t-il joyeusement. Ça fait un sacré bail. Ajouta-t-il avec son sourire Saïdien avant de lancer bruyamment, T'es vieeeeeiiilllee !



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MessageSujet: Re: Wizards Love   Lun 31 Déc - 16:20

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