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 Sirius Black

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Date d'inscription : 22/09/2011

MessageSujet: Sirius Black   Dim 6 Jan - 12:07

. Black Sirius .

Surnom : Padmol, Siri, Beau-gosse
Age: 17
Date de Naissance : 10 novembre 1960
Ville Natale : Londres
Maison souhaité: Gryffondor
Métier souhaité (pour ton futur toi): Fugitif / Ordre du Phoenix
Année: 7ème année
Ascendance: Sang-Pur
Poste vacant ? Oui
Courageux - Cruel - Séduisant - Farceur
« Qu'est la vie sans un peu de risques ? »

Il était une fois

Sirius Black le troisième du nom, est né dans une famille de sorciers au Sang-Pur, mais pas n'importe laquelle. Les Blacks considéraient que leur sang leur conférait un statut presque royal et rien n'était plus important que la valeur du sang. Grandissant dans un monde magique, il a rapidement démontrer des talents particuliers pour sa pratique. Alors que la plupart des enfants faisaient encore trembler la chambre lorsqu'ils faisaient des cauchemars, lui lisait des livres de sortilèges pour s'endormir. Il était la fierté de ses parents. Bien qu'il ne soient pas au service du Seigneur des Ténèbres, les Black partageait ses idéaux et sa vision du monde magique. Seuls les Sang-Purs étaient de véritables sorciers et ceux dont le sang était souillé méritaient l'extermination. C'est ce genre de valeurs qu'ils espéraient transmettre à leurs fils, mais leur assiduité fut leur faiblesse. Ne laissant jamais Sirius fréquenter ou même voir des personnes n'étant pas de sang-pur, l'enfant ne pouvait haïr quelque chose qu'il ne connaissait pas. Acquiesçant simplement, faisant semblant de partager toutes ces grandes idées, il développa au contraire une curiosité pour cette relation si défendue. C'est pourquoi il attendait avec beaucoup d'excitation, le jour où à Poudlard, il pourrait rencontrer de nouvelles personnes, autres que ses cousines.

Sur le quai de la gare, il se détacha rapidement ses parents qui lui rappelaient une énième fois de ne pas se mêler à "ces gens" et rejoignis la foule des élèves en uniformes. L'idée de rencontrer de nouvelles personnes et de se faire de nouveaux amis le fit rapidement oublier toute les précautions qu'on lui avait demander d'avoir. Et puis, il ne vit pas ces êtres inférieurs dont ses parents parlaient avec autant de dédain, il n'avait donc à éviter personne. Ne pouvant rester assit sur sa banquette, il passa l'entièreté du voyage à se balader dans les wagons. C'est donc avec la banane que Sirius fit connaissance avec des sang-purs, des sangs mêlés et des nés-moldus, sur le chemin de l'école.
C'est avec grande fierté qu'il se vit répartit à Gryffondor, la maison des braves. Serpentard, c'était pour les filles, il n'y avait qu'à voir ses trois cousines. L'année qui suivit fut la plus belle année de sa vie car il découvrit dans cette maison, une nouvelle famille. Une famille qui lui correspondait mieux, où il se sentait libre et heureux et où les sermons sur les sang-purs ne le suivaient pas. Il fit la connaissance de ceux qu'il considèrera plus comme ses frère que Regulus : James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrew. Ensemble ils formèrent Les Maraudeurs. En effet, la bande de garçons turbulentes restaient rarement sans rien faire. Sorties interdites, farces dans les couloirs, pitreries en classe, ils furent très rapidement connus de toute l'école. Sirius et James étaient souvent ceux qui entrainaient leur deux amis dans leur combine, et bien qu'elles soient souvent dangereuses ou irresponsables selon Remus, ils s'amusaient toujours comme des fous. Il y avait Remus Lupin, le sage grand-frère parfois maitre des méfaits bien faits, Peter Pettigrew, le petit frère un peu peureux qui les suit partout et que tout le monde aime embêter (enfin surtout Sirirus) et les deux jumeaux James et Sirius, toujours près à faire des bêtises. Elle était là sa famille.

La frustration de ses parents étaient visible lorsque Sirius laissait échappé des souvenirs de sa première année à Poudlard. Il avait fréquenté des "Sang de Bourbes" et s'était lié d'une forte amitié avec deux sang-mêlés. Il fut réprimandé et demandé de ne plus voir ses personnes et pendant l'été, il fut seulement autorisé à voir James, le seul ami qui correspondait aux critères de ses parents. Il avait toujours été plus proche de James car ils partageaient un caractère similaire, mais le fait ne ne pouvoir voir d'autres personnes le révoltait.
La deuxième année vint mettre fin à son emprisonnement et il pu replonger dans son paradis. Il se ficha bien de ce que ses parents lui ressassèrent toutes les vacances d'été. Au cours de l'année un nouvel élément vint lier Les Maraudeurs. Chaque mois environ, leur ami Remus quittait le château. Il prétextait une maladie ou un devoir à l'extérieur, mais il ne put mentir bien longtemps à ses amis affolés de découvrir des marques sur son corps à chaque fois qu'il revenait. La vérité fut difficile à dire, mais pas à entendre. Remus craignant de voir ses amis s'éloigner de lui, les vit trouver un moyen de rester, même dans les nuits de pleines lunes.
En se transformant en animal, ils pouvaient tenter de canaliser les pulsions agressives du lycanthrope et c'est dans cette volonté que James, Peter et Sirius se mirent à s'entrainer pour devenir Animagus. L'affaire ne fut pas simple du tout, mais les talentueux sorciers ne se laissèrent pas impressionner. Ils étaient très doués et c'est d'ailleurs pour ça que leur scolarité se passait bien malgré leurs nombreuses bêtises. Il réussirent l'exploit en une année. Chaque pleine lune, ça n'était plus quatre adolescent qui errait dans le château, mais un loup-garou, un cerf, un rat et un gros chien noir qu'on pouvait apercevoir derrière les épais troncs de la forêt interdite : Lunard, Qeudver, Patmol et Cornedrue. C'est ainsi qu'ils signèrent leur deuxième exploit qui leur servira toute leur scolarité : La Carde du Maraudeur.

Depuis cette année, Sirius ne pouvait supporter être séparer de ses amis pendant plus d'un mois. A chaque pleine lune, il sentait le devoir d'être auprès de ses frères. Il commença à sortir en cachette de chez lui pour les rejoindre au moins pour cette soirée si spéciale, mais il fut vite repéré par le regard foudroyant de ses parents. Regulus, son petit frère était aussi entré à Poudlard et répartit à Serpentard. Lui ne posait pas autant de problème que Sirius, ce qui conforta ses parents dans l'idée qu'il fallait recadrer l'ainé. Mais Sirius n'en fit qu'à sa tête une fois de plus, car même s'ils pouvaient le gronder et le punir, ils n'étaient plus capable de l'empêcher de sortir.
Les trois années qui suivirent furent remplies de diverses friandises pour le jeune homme. En effet, Sirius commença enfin à s'intéresser à d'autres personnes que ses trois compagnons. Ahh les filles... Depuis la première années certaines avaient remarqué l'élégant Black à l'air raffiné, presque hautain, talentueux et séduisant. Le tombeur se mit au jeu de la séduction et des sentiments, mais comme le terme l'indique, cela restait pour lui une activité ludique. Les partenaires s’enchainaient sans qu'il ne puisse vraiment s'intéresser à la personne qu'il étreignait. Collectionnant les femmes comme des boites de CD dont on s'est lassé et qui parfois nous rappelle, il ne s'attachait à aucune d'elle. Pour lui, il ne pourrait construire de lien aussi fort avec personne d'autres que les Maraudeurs.
Il y a une fille pourtant qui semble toujours s’accrocher. La groupie number one : Amy Loreens. Depuis la première année elle ne le lâche pas et c'est au final pour ça qu'elle n'a pas fait partie des conquêtes. Son admiration est telle qu'elle parait parfois irréelle, fictive. De tant à autre flatté, amusé ou même irrité par les "SIIIRRIIIIIII" dans les couloirs, Sirius se joue de cette relation qui yoyote depuis plusieurs années.

Ce fut la goutte de trop pour les parents Black. Ils ne supportaient déjà pas que Sirius puisse se lier d'amitié avec des personnes au sang sali, mais la question de relation amoureuse était bien plus sensible. C'était de jeux répugnants dans ce genre que naissaient des monstruosités. Ils attendirent néanmoins la fin de sa cinquième année pour qu'il passe les B.U.S.Es, pour lui annoncer qu'elle serait sa dernière année à Poudlard. Ils avaient planifié de l'envoyer chez un oncle en Irlande où il étudierait à domicile. Après tout, il était assez doué pour comprendre les livres de sorts les plus complexes.
Il n'en fallu pas plus à Sirius pour s'enfuir. Sans rien préparer, sans même penser plus, il couru aussi vite qu'il put, se cachant sous son pelage noir, pour rejoindre la maison de son meilleur ami.
James ne fut même pas surprit de découvrir Sirius dans son jardin et lorsque celui-ci lui expliqua les intentions de ses parents, il partagea sa colère et sa révolte. A partir de ce moment, Sirius ne fit plus parti de la famille Black. Son visage fut brûlé sur la tapisserie familiale, il portait les habits de James, mangeait la nourriture de ses parents et dormait dans leur maison. Si la reconnaissance ne le noyait pas constamment à la vue de ceux qui l'hébergeait et prenait soin de lui, il se serait sentit comme chez lui.
Il retourna à Poudlard bien sûr, se fichant bien des regards de son frère et de ses cousines. Le château lui avait toujours permit d'oublier tout ses soucis, loin de sa famille renié, il rejoignait celle qu'il s'était créé.



Dernière édition par Admin le Dim 6 Jan - 15:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sirius Black   Dim 6 Jan - 13:48

Mon futur moi

[color=purple]C'était une soirée plutôt banale chez les Black. Sirius jouait avec sa fille adorée alors qu'Amy faisait patiemment la vaisselle. "Eh eh, tu veux qu'ils tombent ?" dit alors qu'il essaya d'empêcher Camille de tirer trop fort sur les cheveux verts de son papa. Sirius eu un sourire, d'habitude c'était ceux de James qu'elle devait absolument avoir entre les mains.

Amy approcha du duo pour coucher l'enfant qui se plaignit immédiatement, comme si elle savait déjà ce que sa mère allait demander. Jouant le jeu un peu plus longtemps, Sirius se retourna vers Amy et lui servit un regard de chien battu comme il en avait l'art. La couleur éclatante de ses cheveux ou l'expérience d'Amy devait le rendre moins convaincant car celle-ci ne céda pas. Chatouillant sa fille en lui promettant une histoire, elle trouva la technique pour convaincre le petit diable.

Sirius les observa avec un soupir heureux, toujours assit au milieu des jouets de Camille. La petite fille était difficile à coucher, mais pour ce soir, l'histoire d'Amy devrait faire l'affaire, ils s'étaient bien fatigués à jouer après le diner. L'homme se releva alors en sentant le poids de la fatigue diminuer son agilité habituelle à chaque fois qu'il se baissa pour ramasser les petits jouets colorés. Celui-ci moldu, celui-là aussi, celui-là magique... Sirius eu un petit rire intérieur en se souvenant à quel point il pouvait être perdu lorsqu'il s'agissait de choses non-magique. Il referma le petit coffre de sa princesse et alla se placer devant un miroir pour réarranger ses cheveux qu'il avait teint en vert pour amuser sa petite fille.
Il parvint à récupérer sa couleur naturelle après quelques sorts et s'éloigna du miroir. Il ne l'avait pas vraiment observé, mais on pouvait lire sur son visage, le nombre d'année qu'il avait passé. Le jeune adolescent orgueilleux et intrépide aurait pu grimacer devant les rides qui commençaient à creuser son visage et à lacérer sa peau, mais elles étaient témoins des belles années qu'il avait passé avec Amy, et maintenant Camille, elles ne pouvaient que l'embellir.

C'est lorsque Sirius s'était attelé à essuyer la table de la salle à manger où quelques petites attaques de nourritures de Camille subsistait qu'il pu entendre les pas lent de sa femme descendre les escaliers. Il ne le remarqua pas tout de suite mais le rythme était étrange, trop lent, et lorsque la jeune femme atteint le niveau du sol, elle chuta.
"Amy !" s'écria alors son mari qui se précipita pour la prendre dans ses bras. Son teint était livide, ses paupières closes derrières lesquelles s'agitaient ses yeux comme si elle faisait un cauchemar. "Ma puce !" insista-t-il en la secouant un peu, voyant que le cauchemar qu'elle faisait semblait atroce au point de lui couper le souffle. Il n’eut pas le réflexe de penser à une vision du troisième œil, il fallait dire que cet évènement ne faisait pas partie de leur routine quotidienne.

Amy Loreens a écrit:
C’est arrivée en bas des escaliers que l’homme qui partageait sa vie pouvait se rendre compte du teint livide de sa douce, elle se sentait perdre l’équilibre et doucement basculer dans un tout autre monde…Tombant dans un sommeil soudain, elle ne se rendait absolument plus compte de ce qui se déroulait à l’extérieur du rêve qu’elle se mit soudainement à faire. Il faisait sombre, elle entendait des cris, les formes était voilée, étrange, et les couleurs vivent. Elle pouvait distinguée une voix sifflante, une voix masculine, un cri, les pleures d’un enfant, la couleur flamboyante, à nouveau le sifflement désagréable, un autre cri, il lui vrille l'esprit alors que sa vision s'éloigne de la maison, un bref instant, un panneau, un nom et soudain…Elle se réveilla, inspirant profondément comme si elle venait de passer plus de deux minutes sous l’eau sans pouvoir respirer, sa respiration était saccadée, elle toussa un moment à cause de celle-ci, trop frénétique, trop rapide. Son cœur battait la chamade et la faisait souffrir alors qu’elle reconnaissait enfin le visage de Sirius devant elle. Ses yeux bleus plongés dans les siens, elle regarda le jeune homme, ses yeux s’emplissant d’une peur grandissante, avait-elle vraiment vu ce qu’elle avait vu…

« James…Lily… »

Elle avait du mal à le dire, du mal à vraiment le comprendre, les images étaient toujours confuse, c’était tout le temps ainsi et il lui fallait plusieurs jours pour véritablement les comprendre mais là, elle n’avait pourtant aucun doute, elle en avait la certitude, l’effrayante certitude, et en cet instant elle maudissait son don, maudissait le fait qu’elle soit incapable de pouvoir mentir. Attrapant Sirius aux épaules, elle le secoua légèrement :

« Va-t’en ! Va les chercher ! Vas-y ! »

Espérant de toute son âme, de tout son cœur que ce qu’elle venait de voir se dérouler dans ses rêves étranges n’étaient que prémonitoire, cela ne pouvait être réel, et si cela devait se passer, ils auraient encore une chance de les sauver ! Elle y croyait dur comme fer, cela ne pouvait pas être un rêve qui la prévenait, cela ne devait pas être un de ces rêves ! Non ! La peur la tenaillait autant que la fatigue comme à chaque fois que son troisième œil se manifestait aussi violemment. Une autre partie d’Amy espérait que tout ce qu’elle venait de voir n’était pas ce qui allait se dérouler ou mieux encore qu’elle se soit tromper dans son interprétation, qu’il ne s’agissait pas de Lily, qu’il ne s’agissait pas de ses cheveux, que cette voix sifflante et horrible…Elle l’entendait encore hurlé dans sa tête, grimaçant, elle se tenait alors les tempes, hurlant à Sirius :

« Godric hollow ! Ils sont la-bas ! »

Lorsqu'elle rouvrit les yeux en murmurant le nom de leurs amis, Sirius fit l'erreur de se sentir soulager en voyant revenir sa belle. "Tu m'as fait p-" commença-t-il avant de remarquer la grande peur et la panique qui hantait les yeux d'Amy. Il la regarda sans vraiment comprendre, mais lorsqu'elle le prit par les épaules en lui criant d'aller voir les Potters, il sentit sa gorge se serrer et resta là, observant Amy. Il n'avait rien vu, rien sentit, c'était une soirée comme une autre, pourquoi fallait-il qu'il aille chez James en plein milieu de la nuit ?
"Qu'est-ce qui-" mais une fois de plus il fut coupé par le hurlement presque suppliant de sa femme qui le poussa en arrière. Il se releva et entendit sa petite Camille pleurer car elle avait été réveillé par les cris de sa mère. Interdit, immobile, Sirius sembla figé par la panique. Mais une fraction de seconde plus tard, il était en bas de la rue sur sa moto moldue trafiquée.

Dès qu'il alluma le moteur, il jeta un regard autour de lui et s'assura que personne ne pouvait le voir avant de transplaner. Godrics Hollow. Le lieu était plutôt bien choisi, calme, résidentiel. Quelque part, Sirius était heureux d'enfin savoir où habitait son meilleur ami. Fidelitas était le meilleur moyen de protéger la petite famille, mais le meilleur ami de James se sentait inutile tant qu'il ne pouvait pas être là, à combattre Voldemort, baguette en main.
Sirius avança doucement dans les rues silencieuse de la petite ville malgré les cris de sa femme. Les gens étaient pour la plupart couchés ou devant leur poste de télé. Si tout cela n'avait été qu'un cauchemar, Sirius ne voulait pas briser la couverture de ses amis. De toute façon, en captant l'odeur familière de son meilleur ami à l'une des intersection, le canin savait que s'il continuait, il n'y aurait plus un seul Gardien du Secret.
Il avait eu du mal à convaincre Dumbledore de choisir Peter plutôt que lui pour être Gardien du Secret. Il était plus malin pour se cacher, plus paranoïaque de nature et plus prudent que le jeune Sirius qui à l'entente du nom de Voldemort n'avait qu'une envie, lui bondir dessus. Ils avaient choisit de rester cacher plutôt que d'affronter la menace et en cela, la petite souris était plus douée. Mais en dehors de tous les arguments que Sirius avait donné en sa défaveur, il cachait aussi une certaine inquiétude pour ses deux amours. Peter était resté plutôt solitaire et n'avait qu'à fuir comme il le faisait si bien, alors que James et Sirius étaient quelque part destinés à rester et combattre pour protéger leur famille. La décision bien qu'elle se voulait sage était tout de même assez égoïste. Peter tremblait peut-être dans une cave alors que Sirius pouvait profiter de sa belle vie auprès d'Amy et Camille.

"Non..." laissa-t-il échapper lorsque ses yeux se posèrent sur la porte d'une maison de la rue dans laquelle il avait tourné. "NON !" hurla-t-il en sautant de sa moto en la laissant choir sur le pavé. Il sauta par dessus la clôture qui délimitait le petit jardin fleurit où il pouvait très bien imaginer Lily Evans bercer son petit bébé adoré. "JAMES !"hurla-t-il lorsqu'il s'arrêta dans l'encadrement de la porte laissée ouverte. Le souffle court, les yeux exorbités par la paniques, il pouvait sentir à chaque bouffée de sa respiration saccadée que c'était bien dans cette maison que vivait les Potter. Il ne reçu aucune réponse et se précipita alors à l'intérieur. Il n'eut pas le temps de faire plus de deux pas avant de trouver un homme au sol.

Le cri qui déchira son être alors que ses jambes l'abandonnèrent fut terrible, plus puissant que le tonnerre qui grondait dans le ciel. Au sol, il fixa sans pouvoir rien faire les yeux ouverts de son meilleur ami qui ne pouvait plus le voir. Les sanglots qui le lacérèrent lui donnaient l'impression d'avoir ses entrailles arrachées et il hurla comme une bête agonisante. Ses bras tremblants vinrent enlacer le corps sans vie de James Potter, son frère. Son odeur si familière semblait déjà s'effacer lentement, emporté par la mort. Il le serra, le serra si fort comme s'il espérer lui donner une partie de sa vie pour le ressusciter, mais il resta seul. Plus seul que jamais.

Des bruits à l'étage le firent sursauter et en un éclair, la tristesse et le désespoir avait été remplacé par la haine. Voldemort. La baguette en main, ses yeux emplis de folie meurtrière fixait le noir au dessus des escaliers comme une bête prêt à bondir. Des petits gémissements étouffés par le vent et le grondement du climat firent cependant frissonner l'adulte. Lily, l'enfant.
"Lily !" cria-t-il alors en se précipitant au deuxième. Il se stoppa net à l'entrée de la chambre bleue du petit Harry. Au sol, comme assoupie, Lily Evans était étendue sur le sol, les yeux fermés. Elle semblait presque dormir paisiblement contrairement à James qui avait semblé garder toute la fureur du combat dans ses pupilles vides. Ne supportant plus le choc, Sirius se laissa glisser au sol, les yeux remplis de larmes et la gorge broyée de tristesse. Les pleurs d'un bébé le retint tout de même de se laisser aller à la folie et son regard se posa sur l'enfant, assit au sol, les yeux bouffis et rouges d'avoir crié et pleuré toute la nuit. C'était la première fois que Sirius le voyait dans cet état car Lily n'était jamais loin pour prendre le petit garçon dans ses bras et James et les oncles Maraudeurs pour faire les pitres et le faire rire.
Le parrain vit avec horreur que sur le petit front du bébé, une longue blessure en forme d'éclair avait été gravée par un maléfice.

"Hey petit Harry, regarde tout va bien." dit-il en tendant des bras fébriles vers le petit bout-chou sans parvenir à faire cesser les tremblements dans sa voix. "Tout va bien." répéta-t-il en voulant s'en convaincre soit même. "Je suis là."
Mais ses derniers mots vinrent briser le peur de courage qu'il avait gardé pour le petit Harry. Il n'avait pas été là pour James. Il n'avait pas été là quand lui et Lily s'étaient fais tués par Lord Voldemort. Non, il n'était pas là. Comment avait-il pu ne faire ? Pourquoi n'avait-il rien sentit alors que son frère, le meilleur ami qui avait toujours été là pour lui l’abandonnait pour toujours ? Non, il n'était pas là, il n'avait rien fait.
Ses doigts tremblants n'osèrent toucher le petit enfant qui ne comprit pas et recommença à pleurer doucement effrayé par l'expression de son tonton qui ne l'emmenait pas loin des choses qui font peur.

"S-Sirius ?" une voix grave vint le sortir de l'horreur dans laquelle il s'était enfermé pendant une durée qu'il n'avait pas sentie passer. Lentement, toujours agenouillé au sol devant le corps sans vie de Lily et Harry qui l'observait toujours de la morve coulant de ses petites narines, il se retourna pour apercevoir une silhouette massive. Il n'avait même plus la force de craindre un quelconque ennemi et de sortir sa baguette. C'était comme si on lui avait tout pris, il ne pouvait rien perdre d'autre. La mort de James avait créé un vide en lui qui l'empêchait de se rappeler tout ce qui lui restait. Amy, Camille, elles avaient été masquées dans l'esprit de Sirius par la noirceur de la tragédie. "Sirius je dois emporter le petit Harry. Ordre de Dumbledore." dit alors la voix tremblante du semi-géant qui n'arrivait pas à retenir ses larmes mais qui réussi à se contenter du minimum dans ses mots. Gêné par la présence du jeune adulte dans l'encadrement de la porte cependant, il ne put faire grand chose à part tenter de ramasser Sirius Black à la petite cuillère.
Entendant le nom de Harry, Sirius posa son regard sur la petite bouille de l'enfant. L'enfant de James, son filleul. "Je suis son parrain. Je dois prendre soin de lui." répondit-il avec fermeté. La tristesse semblait déjà s'être affaissée dans sa voix, comme s'il était tellement dévasté qu'il n'était plus capable de l'exprimer. Ses yeux vinrent ensuite chercher ceux de Hagrid qui brillaient encore de l'armes. "Je- Il faut que je l'emmène." dit-il enfin en s'avançant vers le petit enfant qui sembla impressionné par la montagne qui s'avança vers lui. Sirius se poussa et observa le géant faire ce que lui n'avait eu la force de faire, prendre l'enfant dans ses bras et le serrer doucement. Hagrid prit la couverture dans le lit du bébé et eu un hoquet de tristesse en s'approchant du corps sans vie de la mère. "Je dois l’amener à Dumbledore." tenta-t-il d'expliquer en comprenant bien que la logique était limité sachant que Sirius Black était le parrain de Harry et était donc celui désigné par ses parents pour prendre soin du bébé comme s'il était le sien. Mais Sirius n'en avait pas la capacité et ne sembla rien faire pour empêcher le géant d'emporter l'enfant.
"Hagrid." appela-t-il tout de même lorsque l'homme hirsute commença à descendre les escaliers avec le petit Harry Potter. "Prend ma moto." ajouta-t-il simplement lorsque don interlocuteur s'arrêta pour l'écouter. Voyant que le jeune Black n'avait rien à ajouter de plus, Hagrid acquiesça silencieusement et laissa seul l'homme dévasté.

Le silence retomba lorsque le seul être vivant dans la maison fut Sirius Black. Toujours au sol, il avait clos ses yeux. On avait tellement torturé son âme qu'il avait l'impression qu'on la lui avait volée. Il n'y avait plus de cœur pour sourire, plus de larmes pour pleurer, plus de gorge pour crier, plus rien.
"Pardon." dit-il alors avec un calme effrayant, comme un adieu à la belle Lily endormie. Puis il n'y eu plus rien, plus de Sirius Black, seulement une grande bête noire qui semblait s'être perdu sur un lieu où il ne devait pas être. Lentement, l'animal enjamba la barrière de vêtement qu'il avait laisser tomber sur le sol et descendit lentement les escaliers. Le corps de James avait été déplacé par l'aimable Hagrid. Tout comme sa femme, il était allongé sur le sol comme si l'envie de faire une sieste dans son couloir lui avait prit sans prévenir. Le gros chien approcha du corps avec précaution, plaçant sa tête juste au dessus de celle de l'homme assoupit. Il resta là un instant, silencieux et immobile, observant simplement le visage de son frère de ses yeux jaunes. Lentement, il s'abaissa et posa son front contre celui de James et ferma les yeux. Un dernier contact, un dernier adieu.

Lorsque qu'un homme s'avançait dans Godrics Hollow, il n'était pas là. Lorsque Lily avait lancé un regard à son mari, inquiète, il n'était pas là. Lorsque avec un sourire rassurant, James s'était levé pour aller voir à la fenêtre, il n'était pas là. Lorsque que James avait sentit son sang se glacé et avait hurlé à Lily de monter prendre Harry, il n'était pas là. Lorsque la porte s'était ouverte sans résistance devant le plus grand mage noir, il n'était pas là. Quand James mena sa dernière bataille et essuya sa première défaite, il n'était pas là. Lorsque marches par marches, le mage s'était rapproché de la mère et l'enfant de James, il n'était pas là. Lorsque d'un seul sort, il emporta une deuxième vie, il n'était pas là. Lorsque face à la mort, le petit Harry n'avait comprit ce qu'on lui infligeait, il n'était pas là. La seule chose qui avait été là à chaque instant de la tragédie, était la trahison du Gardien du Secret Peter Pettigrew.
C'était ce qui tournait infiniment dans l'esprit du gros animal qui s'était mit à courir dans les rues de Londres comme un dératé. Peter Pettigrew. C'était l'homme qu'il avait proposé à sa place pour protéger son meilleur ami. Peter Pettigrew. C'était celui qui les avait suivit toutes ces années, leur petit frère à tous. Peter Pettigrew. C'était le traitre.

Le chien chercha pendant toute la nuit, la trace du misérable rongeur qui allait périr de ses crocs. Il l'aurait même tué trois fois si cela aurait été possible. Mais le rat n'était pas aussi intelligent qu'il était loyal et il était évident qu'étant le Gardien du Secret, il se savait démasqué par sa trahison et craignait la vengeance. Bien que Sirius Black ait retrouvé sa trace au petit matin, il avait réussit à fuir plusieurs heures à son poursuivant. La souris était agile, mais elle savait bien qu'elle ne pouvait fuir éternellement et que Sirius ne lâcherait jamais l'affaire. Il n'y avait de place pour la fatigue dans l'esprit de Sirius Black, pas de place pour la tristesse, seulement pour la vengeance.
Le grognement annonciateur aurait fait trembler n'importe qui lorsque enfin, le chien avait coincé le rat dans une ruelle où les bouches d'égouts étaient bouchées par les déchets. Malgré leur forme animale, les deux anciens amis pouvaient très bien lire les émotions de l'autre, et sur le visage du rongeur, Sirius n'y vit que de la peur, de la couardise, mais aucun regret. Enragé, il lui bondit dessus et mordit à plein crocs, mais Peter parvint à se faufiler sous les pâtes de la bête et à quitter la ruelle. Sirius s'apprêta à le poursuivre à quatre pattes, mais il entendit rapidement la voix stridente du blond appeler au secours au milieu des passants moldus.

"PETER !" hurla-t-il alors d'une voix enragée lorsqu'il reprit forme humaine. Des passants se retournèrent vers le sorcier et bêtement, Peter fit de même, terrifié. Avec la vitesse et l'agilité de sa forme de quadrupède, Sirius Black fondit sur son ennemi et le plaqua au sol. A défaut de planter ses crocs dans sa gorge, il y planta sa baguette. "Traitre." gronda-t-il d'une voix presque inaudible, comme un dernier adieu à un homme qu'il croyait son ami.
Mais le petit blond n'était pas un homme sans défense et c'était bien pour ça que Sirius avait cru bon de le proposer comme Gardien du Secret. Lorsque plusieurs passants se mirent à crier en comprenant vaguement que quelque chose n'allait pas du tout, Sirius fut distrait une fraction de seconde et Peter en profita. Il avait aussi empoigné sa baguette et fouetta l'air près du visage de Sirius, lui lançant un sort sans avoir à prononcer de formule. Éblouit pas une lumière vive et l'impression que ses yeux prenaient feux, le brun fit un bond en arrière alors qu'il sentit le traitre prendre ses jambes à son cou.

"Locomotor Mortis !" hurla alors Sirius en pointant silhouette floue d'un homme grassouillet prenant la fuite. Lui sautant dessus même si ses yeux étaient remplis de sang pareil à de l'acide, il lui lança un regard qui figea le petit homme plus efficacement que n'importe quel sortilège. Peu importe les moldus, peu importe les excuses, son ami Sirius allait le tuer. Son regard sembla alors se porter sur le monde autour de lui comme s'il cherchait un échappatoire qu'il ne pourrait de toute manière pas atteindre. Soudain, il se mit à couiner bruyamment.

"Tu les as tué ! Tu les as tués ! Tout ça c'est ta faute ! Traitre, traitre ! Tu as tué Lily et James !"

Une grande explosion vint projeter Sirius en arrière. Déboussolé, il ne comprit pas ce qu'il se passait même heurter le sol avec une certaine violence. Les hurlements de moldus à l'agonie vinrent percer ses tympans alors qu'il tenta de regagner son équilibre. Il se releva et de ses yeux, il chercha son ennemi sans le trouver. Il tituba et s'arrêta enfin devant un petit morceau de chair. Un doigt. Celui de Peter Pettigrew.
Une petite crispation saccadée vint crisper son corps et doucement, il laissa échapper un son terrifiant qui ne trouvait de définition entre le rire et le sanglot. De plus en plus puisant, il explosa en Sirius comme une folle hilarité qu'il ne contrôla pas. Peter s'était échappé et avait laissé dernière lui ce morceau de lui même comme une dernière insulte envers son ami qui le fixa avec horreur. C'était tellement ingénieux et tellement inacceptable. Son rire ne s'en trouva qu'accentué par toute l'amertume de la situation. Il avait accusé Sirius de ses crimes et personne ne croiraient pas les derniers mots d'un homme mort. Un claquement sec se fit entendre tout près de lui, et comprenant que les aurors débarquaient, il se protégea de trois stupéfix simultanés volant dans sa direction.

Puis le silence. Plus rien. Seulement une brise poussiéreuse soufflant sur les cheveux de Sirius Black, seul au milieu de la cabane hurlante. Elle était vide, la nuit n'était pas tombée, et le cri que les habitants de Pré au Lard purent entendre n'était pas le même qu'il entendaient à chaque pleine Lune. Celui-ci était plus terrifiant, plus déchirant, car c'était celui d'un homme. Un homme seul, un homme perdu, un homme dont le corps tout entier tremblait, attaqué par des émotions qu'il ne pouvait supporter.
Il hurla, hurla en espérant expulser tout ce qui le rongeait de l'intérieur, mais le vide qu'il sentait en lui était plus douloureux encore que n'importe quel mal.




La nuit était presque tombée, cela faisait un jour que Sirius Black avait quitté chez lui et malgré la tension qui régnait dans le petit appartement de la famille, un petite rire joyeux s'éleva dans la salle à manger. "C'est papa ! Il est revenu !" s'exclama la petite Camille avec enthousiasme, ravie de retrouver son papa comme chaque soir. Elle lui lança un jouet, mais l'objet passa au travers de l'animal translucide et brillant. Le patronus lança un regard triste à son enfant, il n'avait été envoyé pour délivrer un message simple.

"L'arbre du pendu." susurra la voix brisée de Sirius lorsque la bête s'évapora avec élégance.

Et sous l'arbre, il sourit.

"Glauque ton histoire." dit-il, mais sous l'arbre, il sourit. Attrapant la main d'Amy, il se releva avec élégance pour ce placer au dessus d'elle et unir leurs deux sourires. Sirius se fichait bien de cette histoire d'amour si triste, lui vivait la sienne avec sa bien aimée.

"Jusqu'à ce que la mort nous séparent..." et sous l'arbre, ils sourirent. Sous cet arbre, tous deux savaient que la mort ne serait pas un obstacle pour eux. Silencieusement, serrant doucement la main de sa femme, Sirius Black lui murmurait sans mots, les phrases de l'histoire qu'Amy lui avait mainte fois conté avant qu'il ne s'endorme, ennuyé, laissant le vent caresser ses cheveux et les branches de l'arbre le protéger des rayons du soleil. Il me serait insupportable de t'abandonner. Écoute-moi mon amour, je ne te le demanderais qu'une seule et unique fois... Voudras-tu partir avec moi ? Et dans un simple baiser, il se répondirent mutuellement, partageant un moment que seuls eux pouvaient comprendre.

Contre le massif tronc d'arbre, Sirius s'était laissé tombé, abattu, déboussolé. Pourtant sur son visage fatigué, un doux sourire se dessinait en souvenir de ces merveilleux moments passés. Dans son esprit, les rires et les sourires étaient aussi éclatant que la Lune en cette nuit paisible. Il y avait, James, Lily, Remus, Peter et bien d'autres.
Pourquoi son sourire ne s'effaçait pas en pensant à ces visages qu'il ne verrait plus jamais ? Il n'arrivait pas à croire ce qui avait pu se passer ces derniers jours bien qu'il en ait été le principal témoin. Les Maraudeurs avaient toujours étés quatre, unis, comme des frères. La trahison était un mot qui n'existait pas dans leur monde. La mort n'existait pas.
Des aiguilles vinrent se planter dans son corps malgré son refus d'y croire. Peter les avait trahis, James et Lily étaient morts. Peter les avait trahis et il avait fait du petit Harry un orphelin. Peter les avait trahis et avait changé son ami en meurtrier.

Un claquement vint le sortir de ses sombres pensées, comme les cloches de la délivrance et enfin, le couple se retrouva. Leurs lèvres s'unirent comme beaucoup de fois sous cet arbre mais cette fois, le baiser avait un arrière goût amer d'adieu. Sirius voulait que ce baiser ne cesse jamais, qu'à tout jamais, leurs deux personnes soient figés dans cet instant. Mais elle s'éloigna, et Sirius put sentir dans la bouffée d'air qu'il respira ensuite, le vide intense qu'il avait en lui.
Amy lui raconta que les aurors étaient venus la voir, mais Sirius n’eut aucune réaction particulière. Cherchant du regard, il ne trouve pas sa petite fille adorée, sa Camille. Il comprit que jamais plus il ne la reverrait. "Camille." susurra-t-il avec tristesse en espérant qu'une quelconque magie de ce monde puisse lui transmettre une dernière fois le son de sa voix.
La belle blonde s'enchérit de sa vulgarité habituelle ce qui eu le miracle de faire doucement rire son mari. Cela faisait un certain temps qu'il n'avait eu la douce mélodie des "salopards", des "enfoirés" et des "trolls de trou de bouse" dans les oreilles. En quelques mots, la jeune femme avait réussi à ramener le couple dans leurs instants privilégiés avant qu'un petit bout de chou ne viennent agrandir leur bonheur.
Elle lui demanda de s'en aller, et un instant, Sirius planta son regard dans celui de sa femme, un désespoir certain dans ses iris gris. Il voulait s'en aller, il voulait s'enfuir, mais... Sa main enserra celle d'Amy comme s'il s'apprêtait à l'emmener au bout du monde. Pourtant ils ne subirent aucun transplanage et le jeune homme laissa la main d'Amy retomber. Il posa ses mains contre les épaules de sa bien aimée et sourit doucement, tristement.

"Amy." dit-il doucement dans le silence pesant de la nuit. "Tu te rapelle l'histoire de l'arbre ?" demanda-t-il tout en sachant que c'était elle qui lui avait conté tellement de fois qu'il était capable de la réciter à son tour. Il aurait aimé se poser une nouvelle fois avec Amy à ses bras, l'écouter la lui conter encore et encore de sa voix envoutante, mais ce fut lui qui reprit la parole. "La notre est différente, Amy. Nous avons Camille."

Leur amour incarné en un petit être plein de joie et de vitalité. Ils ne pouvaient se permettre de choisir l'échappatoire que leur offrait l'arbre du pendu. Qui aurait cru que le puissant Duc soit le misérable Peter Pettigrew ? Accusant Sirius de meurtre, c'est comme s'il connaissait cette histoire que partageait le couple, seulement pour faire un dernier pied-de-nez à l'ancien Gryffondor.
Glissant ses mains sur la taille de son amour, il se retint de l'enlacer et de s'évaporer loin. Il ne pouvait pas imposer la fuite à sa famille. S'il s'enfuyait, c'était comme s'il imposait le crime qu'il n'avait pas commit sur les épaules d'Amy et de Camille. Elles ne méritaient pas ça.

Au loin, les cris de plusieurs hommes se firent entendre. Sirius savait que les aurors avait retrouvé la trace de son transplanage et étaient à présent à une centaine de mètre de là. Mais, gardant son calme, il rassura sa dame d'un délicat baiser et lui sourit. "Il m'est insupportable de t'abandonner..." reprit-il alors, le début d'un adieu qu'il devait faire. "Écoute-moi mon amour, je ne te le demanderais qu'une seule et unique fois..."
Sa gorge se serra et il peina à garder un sourire alors que ses yeux s'emplissait de larmes de colère et de tristesse. La suite de la phrase, ils la connaissaient, elle avait toujours été la plus belle preuve d'amour qu'ils s'étaient susurré, mais Sirius se mordit la lèvre pour ne pas la laisser s'échapper.

"Par là !" pouvait-on entendre de plus en plus en plus proche.

"Je te ne le demanderais qu'une seul et unique fois..." répéta-t-il incapable de sortir les prochains mots qui viendrait briser leur vie avec plus de force que n'importe quel sort. Il respira longuement et lorsqu'un sorcier massif sortit des bois alentours en boitant frénétiquement en criant son nom, il laissa les adieux franchir ses lèvres. "Prends-soin de notre fille. Laisse-moi partir, seul."

Les sanglots qu'il retenait en lui avait déformé son visage et alors que les larmes brisaient le barrage de ses paupières, l'homme se retourna en saisissant sa baguette, près à affronter le Destin duquel Pettigrew le maudissait.

Une dizaine de sorciers couraient dans leur direction baguette brandies. Nerveux, Sirius enserrait son arme dans son poing sans vraiment savoir quoi faire. Allait-il vraiment se battre avec les représentants du ministère de la magie ? Il était innocent et n'avait aucune envie de prouver le contraire en se défendant. Mais se faire emprisonné et accusé était quelque chose qu'il redoutait. Askaban, cette prison que tous sorciers craignaient, il ne voulait même pas voir la couleur des pierres qui formaient ses murs.

Appelé par la voix d'Amy, il lui lança un dernier regard plein de détresse et s’apprêtait à lui répondre qu'il l'aimait lorsqu'un éclair rouge vint l'éblouir. Par réflexe il se protégea de sa baguette mais ce ne fut pas lui qu'on avait visé.
"AMY !" hurla-t-il en voyant sa femme se faire projetée. Il n’eut pas le temps d'accourir à ses côtés que les sorts filaient maintenant dans sa direction. Hurlant sa colère comme une bête enragée, il n'eut pas de mal à dévier les attaques. Comment avaient-ils pu s'en prendre à Amy alors que Sirius lui-même n'était pas sûr de vouloir se défendre. Il continua de dévier les sorts qu'on lui envoyait, mais il n'osa pas lui-même prononcer de formule. Il ne voulait pas se battre contre eux, mais aucun dialogue ne semblait possible alors que les formules criés avait chassé le silence de la nuit.
Bientôt, il fut encerclé, les aurors à quelques mètres de lui. Essoufflé, tremblant, il ne pu se résoudre à contre attaquer, et alors qu'il entendit la voix d'Amy l'appeler, il lâcha sa baguette dans un geste d'abandon.

"Black !" hurla alors l'un des sorciers qui le frappa de plein fouet d'un sortilège puissant. Projeté dans l'air, Sirius sentit son corps heurter violemment le tronc massif de l'arbre sous lequel il avait de nombreuse fois prit refuge. Il ne se sentit même pas retoucher le sol avant qu'un autre sortilège vienne le frapper en plein vol en rigidifiant son corps.
A peine se remettait-il de l'assaut, les yeux gris du jeune homme vinrent scanner frénétiquement les lieux à la recherche de sa femme dont il entendait encore les cris. "Amy !" appela-t-il prit de panique, mais elle disparu, emmenée par un auror.

Bien que son corps soit bloqué par un sortilège, Sirius se débattait et s'agitait. Ses hurlements étaient plus effrayant que n'importe quelle contre-attaque et certains sorciers semblèrent hésiter à s'approcher de l'homme en furie qui semblait près à leur arracher le visage de ses dents. L'entourant, ils le menaçaient tous de leur baguette, attendant que le chef du groupe s'annonce.
"Sirius Black, pour le meurtre de Peter Pettigrew et de douze moldus, vous serez enfermé à Askaban jusqu'à votre procès !" annonça alors un auror qui saisit Sirius par l'épaule avec assurance.

Se sentant happé, Sirius hurla de plus belle en sentant le contact froid et humide de la pierre remplacer celui de l'herbe douce d'en dessous de l'arbre du pendu. Mais rapidement, ses hurlements lui furent volés. On ne lui lança pas d'autre sortilège, mais sa voix sembla lui être arraché de la gorge. Choqué, déboussolé, le jeune homme observa avec horreur le Détraqueur qui lui empêchait de voir où il avait été transporté. Son visage putride était si proche du sien qu'il avait l'impression que la succion qu'il effectuait lui arrachait directement le cœur. Derrière, quatre autres créatures macabre semblait faire la queue pour se servir au buffet.
Glacé de l'intérieur, le prisonnier ne se rendit même pas compte qu'on lui ôtait ses vêtements pour l'habiller de l'habit de condamnation et qu'on lui accrochait des menottes magiques aux poignets et aux chevilles. Les yeux grands ouverts, il ne pouvait qu'observer le voleur de bonheur le vider de tout courage, de tout espoir, de tout amour. La vie elle-même lui était aspirée et il sentit tout son corps se flétrir comme si chaque cellule de son corps vieillissait à une allure ahurissante.
"Eh ! Tranquille !" s'écria alors la voix forte d'un auror lorsque la seule chose qui animait encore sa proie était les soubresauts dû à l'aspiration du Détraqueur. "C'est bon là ! Expeco Patronum ! Aller sortez de la cellule !"

Allongé au sol sur les dalles mouillées de sa cellule, Sirius eu du mal à reprendre son souffle lorsque les Détraqueurs cessèrent leur châtiments, repoussé par la lueur vive du simple sort de deux aurors. Son corps tout entier frissonnait et même si les noires créatures n'étaient plus là, il avait l'impression qu'à l'intérieur de son propre corps, un trou noir s'était formé, aspirant la chaleur de son corps et sa force.
"C'était pas un peu trop ?" demanda alors un sorcier qui redressa le corps mou de Sirius. "C'est un dangereux, vaux mieux être prudent." répondit le chef avant de brandir sa baguette. Lançant le sort de Levicorpus, il souleva le corps inerte de Sirius du sol. Ce dernier avait l'impression qu'il quittait ce monde tellement son corps ne semblait pas avoir de poids ou de consistance. Mais rapidement, l'étreinte douloureuse des chaines contre son corps frêle lui rappela qu'il était ici en enfer.

Les poignets attachés haut dans une cage spécifique emprisonnant ses mains de tout mouvement par des inscriptions runiques, les chevilles étirées vers le bas dans un mécanisme similaire, le reste de son corps était entouré d'un sarcophage à moitié ouvert dont les points qui le visaient le titillait à chaque respiration. Aucun mouvement n'était permit et deux aurors devaient même rester au cas où les reflets dans ses yeux gris préviendrait d'une fuite.
La sécurité était maximum, mais la cellule n'était pas vraiment celle d'un prisonnier. Préparé pour un procès où il était présumé coupable, c'était un moyen de préparation pour pousser le coupable à avouer ses crimes et craindre sa future sentence. N'ayant pas de crime à regretter, Sirius Black se contenta de fixer le vide qui se trouvait devant et à l'intérieur de lui-même.

"Qui va l- David c'est quoi cette histoire !" s'écria soudainement la voix bourrue d'un des aurors de garde. "C'est bon Fol'oeil, je gère."
Doucement, Sirius releva ses yeux pour enfin observer autour de lui. Les murs sombres étaient recouverts d'une mousse dégoulinante et l'eau de mer semblait glisser à travers chaque fissure de l'édifice. Des cellules sous-marines. Devant lui, la lueur faible du couloir dessinait en contre jour les épais barreaux gravés de sortilèges puissant pour empêcher toute tentative d'évasion. Sirius releva doucement la tête, tirant autant qu'il pouvait sr les faibles muscles de son cou. Il ne sembla pas trouver ce qu'il cherchait. Ce parfum, l'inventait-il ? L'avait-il suivit de l'arbre du pendu ?

"Amy..." murmura-t-il doucement comme si on ne lui avait rendu sa voix. Son petit gémissement semblable à celui d'un animal blessé interpela l'autre garde resté dans la cellule.
"C'est bon, j'ai dit !" "N'importe quoi !" Les cris des deux aurors plus loin dans le couloir recouvrait les appels désespérés de Sirius qui s'était mit à répéter encore et encore le nom de sa bien-aimée dont il humait le parfum. Si doux, si envoutant, il semblait le re-remplir agréablement d'un peu de consistance humaine. Il la respira avec force mais sa gorge sèche lui faisait mal et il toussa faiblement, reprenant son appel incessant.

"Amy !" appela alors le garde prit de pitié devant l'attitude de son prisonnier. "Venez." invita-t-il de derrière les barreaux en ignorant tant bien que mal l'oeil noir que lui lançait son acolyte.

Il la vit, enfin, mais le peu de force qu'il avait réussit à rassembler pour relever la tête l'abandonna. Dans sa poitrine, il avait l'impression qu'un des pics qui le menaçait l'avait transpercé. Voir Amy devant lui lui avait montrer la distance cruelle qui les séparait, mais surtout ces barreaux, épais et froids. Il eu l'impression un instance d'assister à l'insupportable spectacle de voir sa femme emprisonnée. Mais le contact fort et douloureux des chaines qui le tiraillaient lui rappelèrent efficacement que c'était lui le prisonnier, et alors qu'Amy se collait aux barreaux comme voulant passer à travers, lui restait inerte, incapable du moindre mouvement. Seules ses lèvres ne se lassaient de répéter encore et encore le même prénom, celui de sa femme.

Amy Loreens a écrit:
« Il n’est même pas encore jugé que vous le considérer déjà comme coupable… »

Elle aurait volontiers craché au visage d’un des Aurors qui l’avait enfermé dans cette cage mais cela compromettrait certainement la durée de sa visite déjà trop courte aux yeux de la jeune femme. Elle posa ses mains sur les barreaux, ceux-ci lui mordirent légèrement la peau tellement ils étaient froid…Ils semblaient presque fait de glace alors qu’elle fixait Sirius, attaché comme un vulgaire animal.

« Laissez moi entrer… »
« Amy…Tu sais bien que c’est pas possible… »

Elle baissa la tête, son front poser entre deux barreaux.

« Détachez le alors… »

Et devant autant de désespoir, même les plus froid des Aurors auraient pu se retrouver décontenancer. David observa les deux hommes, un regard entendu semblait s’être fait entre eux alors que Fol’œil et son collègue quittait les lieux : si ils n’étaient pas là pour voir les agissements de David, ils ne pourront pas être "punis" en cas de problème. David lança alors un sortilège imprononçable, les poignets et les cheveux de Sirius se déliant. Regardant Amy, il lui tendit la main :

« Ta baguette… »

C’est a contre cœur qu’elle la sortie, la lui rendant alors que David s’éloigna de quelque mètre pour laisser un minimum d’intimiter à ce qui serait peut-être l’unique visite que le prisonnier pourrait avoir. Un long silence c’était glisser dans le couple, Amy pleurait silencieusement alors qu’elle laissait doucement ses genoux flancher, la faisant glisser sur le sol glacé de la prison. A travers les barreaux, elle tendait la main à l’homme qu’elle aimait.

« Sirius…Ne…Ne t’inquiète pas, on va te sortir d’ici…Pendant le procès, ils comprendront que ce n’était pas toi qui détenait le secret…Je t’en prie Sirius, j’ai besoin…J’ai besoin que tu gardes espoir… »

A vrai dire, la jeune femme se sentait totalement désarmé devant cette situation, l’unique chose qu’elle souhaitait c’était de pouvoir sentir encore une fois le contact de ses doigts contre les siens. C’était de pouvoir voir dans ses yeux qu’il y croyait, la tête posé contre les barreaux, les larmes continuait doucement de glisser sur les joues d’Amy qui n’arrivait pas à trouver la force de supporter ce spectacle, qui avait bien du mal à trouver la force de ne pas se mettre en colère, de ne pas hurler, et lorsqu’elle se sentait ainsi, il n’y avait qu’une seule et véritable chose qui permettait à la jeune femme de s’exprimer…

« Heart beats fast
Colors and promises
How to be brave
How can I love when I’m afraid to fall
But watching you stand alone
All of my doubt suddenly goes away somehow
One step closer »


Sa voix était presque un murmure, légèrement enrayé par les sanglots que sa gorge interdisait de franchir. Une main s’agrippait encore au froid barreau de cette cage alors que l’autre cherchait désespérément le contact chaud de doigts de son compagnon. Elle inspira légèrement avant de reprendre son chant :

« I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I’ll love you for a thousand more

Time stands still
Beauty in all she is
I will be brave
I will not let anything take away
What’s standing in front of me
Every breath
Every hour has come to this
One step closer

I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I’ll love you for a thousand more

And all along I believed I would find you
Time has brought your heart to me
I have loved you for a thousand years
I’ll love you for a thousand more

One step closer
One step closer

I have died everyday waiting for you
Darling don’t be afraid I have loved you
For a thousand years
I’ll love you for a thousand more

And all along I believed I would find you
Time has brought your heart to me
I have loved you for a thousand years
I’ll love you for a thousand more »

Soudain, Sirius sentit son corps chuter alors que ses entraves s'étaient défaites. Touchant le sol avec violence, il fut complètement déboussolé et resta couché un instant, tentant de se souvenir dans quelle direction le ciel était. La morsure froide du sol piquait sa peau de milliers d'aiguilles sans qu'il ne puisse s'en détacher. Jamais son corps ne lui avait paru aussi lourd, jamais ne s'était-il sentit aussi proche de l'enfer. Les pleurs d'Amy lui déchiraient l'âme, il ne pouvait le supporter.
Elle lui dit qu'il ne fallait pas céder au désespoir, que la justice lui rendrait sa liberté, qu'il fallait garder espoir. Mais l'espoir était quelque chose qu'on lui avait volé. Il savait que ça n'allait pas aller, il savait qu'il n'y avait aucune preuve concernant ce qu'il s'était vraiment passé. Peter Pettigrew n'était pas connu comme étant un animagus, personne ne pouvait se douter qu'il s'était éclipsé en se faisant passer pour mort. Les seules personnes pouvant avoir vu quelque chose étaient des moldus morts. Sirius lui-même dans son désespoir commençait à douter. Était-il celui qui avait lancé le sort ? La haine, la colère et son désir de vengeance lui rongeait encore les entrailles alors qu'on avait aspiré tout le reste.

Mais dans l'obscurité, un petit rayon de lumière vint caresser son corps frissonnant. La voix de sa bien-aimée parvint à ses oreilles, plus agile, plus pur et plus fort que n'importe quel enchantement. Chacun de ses mots semblaient raviver quelque chose dans le corps de Sirius qui s'anima doucement. Son cœur battant à la chamade envoyait le peu d'énergie qui lui restait dans ses membres. Centimètre par centimètre, il traina son corps plus proche de son soleil qui l'appelait, main tendue, derrière les barreaux.
One step closer, il se rapprochait.
Tout aussi douloureux que salvateurs, le chant d'Amy lui rappela toutes les épreuves que les deux Gryffondors avaient pu surmonter ensemble. Tous le mal qu'il avaient pu se faire n'avait fait que renforcer leur amour. Amy était là, elle avait toujours été là, tendant la main vers lui. Il l'avait ignorée, repoussée, partagé entre son désir d'être avec la belle blonde et l'espoir que celle-ci se trouve quelqu'un de mieux. Mais jamais n'avait-elle cédé, jamais elle n'avait pu l'oublier et pour un millier d'années, Sirius savait qu'elle resterait avec lui.

Mais était-ce vraiment ce qu'il désirait ? Une partie de lui ne voulait que la rejoindre, rester à tout jamais auprès d'elle, sentir son odeur, écouter sa voix et ne jamais la voir s'en aller. Mais la savoir là, assise sur le sol froid et sale, accrochée à des barreaux épais, lui était insupportable. Il ne voulait pas infliger le supplice qu'il allait subir à la femme de sa vie.
Elle lui dit qu'elle sera courageuse, qu'elle ne les laissera pas emporter son mari, mais Sirius se sentit reculer du peu d'espace qu'il avait conquit entre eux deux. Il ne voulait pas qu'elle mène le combat qu'il était sensé mener. Il voulait la voir calme et joyeuse dans leur maison familiale, berçant avec douceur leur enfant, baisant son visage angélique. Lui étai trop abîmé, trop perdu pour faire partie de leur bonheur.
One step closer pourtant, il avança.

Il l'avait fait mourir à chaque fois qu'il la rejetait, mais elle avait attendu. Peu importe ses actes, ses mots, elle l'avait aimé. Mais cela était la pire des choses qu'il allait jamais lui infliger. Son absence, le poids de ses méfaits. Sirius s'inquiétait plus de ce qu'Amy et Camille allait subir que de son propre sort. Il le savait, jamais elle n'allait l'abandonner, jamais elle ne cesserait de l'attendre. Mais s'il le pouvait, il l'aurait supplié de l'oublier et de refaire sa vie.
One Step closer, pourtant.
One Step closer, elle l'attira vers elle.

Il ne pouvait pas combattre la passion qui le poussa vers l'avant alors que tout son esprit lui hurlait de disparaitre, de ne plus faire souffrir cette femme si merveilleuse. Mais sa main atteignit enfin celle de sa bien-aimée et son contact chassa toute la noirceur qui l'avait envahit et il la serra avec tout l'amour qui lui restait. Il s'y accrocha comme si elle était la brindille qui le raccrochait à la vie. La chaleur qui se répandit dans tout son corps endoloris fit jaillir des flots de tristesse de ses yeux alors qu'il chérit le peu de corps qu'il pouvait avoir de sa femme.
Il posa ses doigts délicats contre la peau sale et froide de sa peau. Il pleura tout son désespoir, mais il se sentait si bien. Ses lèvres vinrent embrasser la paume chaude d'Amy et alors qu'il aurait voulu tout lui raconter, lui hurler son amour, un seul mot sortit de sa gorge serrée alors que la jeune femme l'encourageait encore de son chant.

"Pardon." répéta-t-il encore et encore, respirant ce mot à chacun de ses souffles saccadés.

Pardon, de n'avoir su te voir et t'aimer plus tôt.
Pardon, de n'avoir partagé plus d'année à tes côtés.
Pardon, d'avoir été aussi idiot.
Pardon, d'avoir été celui que ton cœur avait choisit.
Pardon, de n'avoir été plus digne de ton amour.
Pardon, d'avoir été aussi faible.
Pardon, pardon, de ne pouvoir dire autre chose que pardon.
Pardon, de n'avoir la force de te fuir.
Pardon, de ne pouvoir être à tes côtés.
Pardon, pardon, pardon, pour toutes ces années où je ne pourrais demander pardon.

"DAVID QUINET ! Êtes-vous devenu fou ?!"

Le cri d'un homme fit presque trembler toute la cellule mais Sirius Black ne s'en rendit même pas compte, perdu dans la main de sa femme. Cependant, dans les secondes qui suivirent l'entrée du hurleur, les chaines de la cellules s'animèrent tels des serpents et vinrent saisir le prisonnier et le tirer loin des barreaux.
Surprit, Sirius laissa échapper un hurlement de rage et sentant la chaleur d'Amy le quitter, il paniqua et se mit à se débattre de toutes ses forces. Mais ses efforts furent vains et tiraillé par ses liens, il retourna rapidement pieds et poings liés dans son sarcophage de pics. Hurlant à plein poumons en tentant d'arracher ses menottes par sa seul force physique, Sirius couvrait amplement la voix du directeur d'Azkaban qui était venu rappeler à l'auror la définition du mot tueur et prisonnier.

"Emportez-là !" ordonna le dirigeant à des gardes qui l'avaient suivit.

"NON ! AMY !" hurla alors Sirius complètement paniqué en voyant les sorciers menacer sa femme de leur baguette. Rapidement, il cessa de se débattre et tous le désespoir qu'il pouvait ressentir en assistant impuissant à la saisie de sa bien-aimée se figea sur son visage avant que la dernière lueur d'espoir qu'il avait put trouver en lui ne s'éteignit.

"DAVID !" appela-t-il alors fermement, s'armant de la dernière miette de courage et de force qu'il pouvait trouver.
Il connaissait l'auror qui avait été là pour Amy depuis le début, celui qui en annonçant la mort du père de la jeune fille avait quelque part prit la place du protecteur paternel. De nombreuses fois l'avaient-ils invités et les deux hommes étaient rapidement devenus ami, uni autour d'une femme qu'ils aimaient.
Il ouvrit ses paupières pour révéler les yeux gris d'un jeune homme qu'ils avaient tous deux connus. Courageux, loyal et bon. Un soupçon du sourire éternel de l'ancien Gryffondor passa sur ses lèvres blêmes lorsqu'il murmura les termes de sa défaites.

"Prends soin de ma famille."

Et il clos ses yeux, laissant son corps pendre entre les chaines qui mordaient sa chair. Une larme échoua sur le sol de la cellule, le dernier combat de Sirius Black.




Un combat qu'il n'avait pas gagné vint pourtant le torturer encore et encore. Quelque part dans son esprit le maigre espoir que quelqu'un s'occupe de sa femme et sa fille le protégea, mais rien ne vint le sauver du gouffre profond qu'avait causé la perte de James Potter. Les Détraqueurs se délectèrent du désespoir de l'innocent, ne lui laissant plus que haine, désir de vengeance et culpabilité à ruminer.
Dans son supplice, Sirius découvrit que se transformer en chien lui permettait de diminuer la douleur et même d'échapper aux sens aveugles des gardiens de la Prison. Mais ce ne fut qu'après plusieurs années passées dans sa froide cellule d'Azkaban en compagnie des Détraqueurs qu'il le découvrit et déjà, ils étaient parvenus à le persuader qu'aucune joie, aucun bonheur ne pourrait jamais revenir dans sa vie. Pourquoi fuir ?
Pour tuer Pettigrew lui siffla une voix alors que ses yeux fous se posaient sur le journal de Cornelius Fudge, venu pour l'inspection annuelle. Il restait bien une chose en dehors de ce monde qui valait la peine d'être fait, et c'était tuer Pettigrew.
Les
Douze ans après sa condamnation, Sirius Black fut le premier sorcier à s'évader d'Azkaban.

Partout furent placardés le visage du criminel, soit-disant ancien bras droit de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom et de nombreux aurors et créatures magiques furent lancés à sa poursuite. Tout le monde cherchait Sirius Black mais lui de cherchait qu'une personne, Peter Pettigrew.
Poursuivis par les aurors il parvint tout de même à apercevoir Harry Potter une sombre nuit. Torturé par le passé ce fut seulement le fantôme de James qu'il vit le regarder, troublé et effrayé et pointer sa baguette. Il fut immédiatement obligé de s'enfuir lorsque le Magicobus vint, mais c'est blessé et tourmenté qu'il s'en alla, la queue entre les jambes.
Seulement motivé par la vengeance, il passa son temps à trouver un moyen de revenir à Poudlard, s'approchant doucement du château qu'il avait considéré comme sa seule maison pendant sa jeunesse. Il parvint à l'atteindre mais il n'y aucune joie dans les yeux jaunes du gros chien qui n'y vit là qu'une énorme ratière où Peter se jouait à nouveau de lui, se pavanant dans le château sans même être gêné par le souvenir des amis qu'il avait trahit. Il devait plutôt adorer ça, être enfin le seul Maraudeur, libre et insoupçonné. L'ordure.

Tournant sans relâche autour du château dans l'espoir de l'attraper à l'extérieur faute de pouvoir entrer sans attirer l'attention des professeurs ou des Détraqueurs qui avaient prit le château sous leur lugubre garde. Il rencontra cependant un chat roux, touffu et plutôt laid, mais très courageux et généreux. Bien qu'il le chassa maintes fois d'un coup de dents ou d'un grognement menaçant, celui-ci revenait souvent pour trottiner à ses côtés et lui ramena parfois même un rat ou un pigeon. Sentant que Sirius était particulier, le chat l'aida à trouver son chemin dans le château et au côté de la petite boule de poil, l'animagus retrouva quelques sensations de ce qu'était être un Maraudeur.

Ne croyant pas sa chance, il trouva son chemin dans le château jusqu'au tableau de la Grosse Dame, l'entrée de la salle commune de Gryffondor, le trou de Pettigrew. Il demanda au portrait de la laisser entrer mais bien sûr, horrifiée et fidèle, elle refusa encore et encore. Ne pouvant supporter la peur qu'il lisait dans un tableau avec qui il s'était pourtant lié pendant son adolescent, il la menaça. Comment pouvait-elle le voir comme un étranger, un intrus ? Il était un Gryffondor, le prince des Gryffondor, un Maraudeur ! Furax, il lacéra son tableau mais dû fuir alors que la Grosse Dame hurla d'horreur, alertant les élèves aux alentours.
Il continua d'errer dans le château et ses alentours, fuyant mais aussi observant avec envie les élèves qui menaient leur vie paisible d'étudiants. Chaque fois, des souvenirs douloureux venaient le poignarder et raviver son envie de vengeance. Il put assister à un match de Quidditch et bien que le temps était horrible, il ne put qu'être envoûté à la vue d'Harry Potter, volant avec tant d'agilité sur son balai, exactement comme son père. Torturé, Sirius ne pu rester très longtemps car ses poils se redressant sur son échine lui annonça l'approche des Détraqueurs.
Il attendit plus longtemps, ne pouvant que sentir la haine monter en lui alors qu'il voyait Peter le narguer aux côtés du meilleur ami de Harry. Voulait-il lui nuire ou simplement revivre la délectation qu'avait été de tuer les parents du garçon ? Sirius, lui, trouva le temps et l'astuce pour envoyer à son neveu le tout nouveau balai Eclair de Feu et ne put qu'esayer d'imaginer son sourire lorsqu'il le découvrirait.
Lorsqu'une nouvelle occasion se présenta, Sirius se servit d'une liste de mot de passe qu'il avait ramassé dans un couloir vide qu'il passa l'idiot chevalier, un certain Sir Cardogan qui avait remplacé la Grosse Dame. Avançant à pas feutrés, il arriva jusqu'à la chambre des garçons, couteau à la main faute d'avoir une baguette. Il arracha furieusement les rideaux, près à trancher la gorge de Pettigrew mais il se rendit soudain compte que c'était bien évidemment le jeune Weasley qui dormait dans ce lit alors que le traître rat devait déjà avoir filé. Surprit et horrifié, Ron Weasley hurla si fort qu'il réveilla toute la tour et Sirius prit ses jambes à son coup, pestant contre sa propre stupidité.

Mais vint enfin le jour où il pu mettre la main sur le petit traître. Alors que le trio étaient sortis, Peter cru intelligent de s'échapper de la garde de son maître qui avait déjà été la cible de Sirius. Ce qu'il ne compta pas c'est que le chat de la jeune amie de Harry, Pattenrond se mit immédiatement à le poursuivre. Après une courte course, Ron le rattrapa le paralysant alors qu'il couina d'horreur à la vue du regard haineux de Sirius qui se rua sur eux.
Empêchant Harry de l'attaquer, il le fit tomber à terre d'un seul bond et attrapa le roux qui emprisonnait pour lui le petit animal paniqué. Il le tira sans ménagement, se fichant bien de la douleur qu'il pouvait infliger à l'adolescent tant qu'il pouvait récupérer le rat. Il le tira rapidement sous le Saule Cogneur jusqu'à la Cabane Hurlante. Douce ironie que ce soit en ce lieu de rendez-vous pour les Maraudeurs que Sirius tue Peter.
Mais il fallu que Harry, tout comme son père, vienne à la rescousse de son ami et c'est piégé que Sirius dû réapprendre l'art ennuyeux de la parlote. Sirius bien décidé à étriper son ancien traître d'ami, il fallut forcément que son autre ancien ami moralisateur vienne lui faire la leçon. Et comme un geyser de souvenir anciens, ce fut au tour du laid Servilus d’apparaître, lui aussi désireux de vengeance.
Étrangement dans toute l'agitation, la vérité éclata et Peter fut capturé. Ce n'est que lorsqu'il entendit les mots noble de son neveu que Sirius se rendit compte que dévoiler la vérité avait finalement été plus précieux que se venger bêtement de Pettigrew. Il était innocent et grâce au fils de James il allait le rester et le prouver et enfin peut-être, pourrait-il retourner auprès de sa famille.

Sa Camille. Il se demanda alors s'il l'avait croisée dans les couloirs de Poudlard alors que lui n'avait songé qu'à Peter Pettigrew. Sortit du passage du Saule Cogneur, il observa au loin la figure rassurante du château. Dans quelle maison était-elle ? Gryffondor comme ses parents ou avait-elle tracé sa propre voie ailleurs ? Sentant Harry à ses côtés et observant ce spectacle, nocturne, il sentit l'espoir de retrouver une famille naître à nouveau en lui. Amy, Camille et Harry. Mais la Lune vint tout chasser de sa froide lumière.

Tout juste apaisé et rassuré, il dut se battre contre son seul ami pour protéger son neveu et ses amis. Peter s'enfuit mais la fureur du loup-garou accapara l'animagus qui ne put que sentir le désespoir l'engloutir à nouveau. Blessé, il se laissa échouer près d'un lac et ne pu que crier d'horreur lorsqu'il fit des dizaines de Détraqueurs venir enfin saisir leur proie. Il sentit une présence près de lui alors qu'il contempla la fin. James ? L'attendait-il pour qu'ensemble à nouveau, ils puissent déconner dans l'au-delà ?
Mais lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait à nouveau dans une cellule, celle de Poudlard. On allait l'exécuter.

Il ne croyait pas sa chance lorsqu'à nouveau, Harry lui rapporta l'espoir de liberté et de vie. Sentant le vent balayer sa chevelure et caresser son corps fatigué, il eu un petit sourire. Sa main se posa doucement sur son propre coeur alors que Buck filait dans les airs. Harry les avait fait renaître en lui, et à chaque battement de coeur il put ressentir la douce présence de ceux qu'il aimait.

Il ne put les rejoindre cependant car, toujours considéré comme un coupable et un fugitif, il continuait d'être pourchassé par les membres du gouvernement. Il parvint à rejoindre l'Ordre du Phoenix et leur offrit de prendre la maison de ses parents à Square Grimmaut comme QG. Il ne s'attendait pas cependant à ce que ce lieu devienne une seconde prison pour lui.
Tous lui conseillèrent de rester caché et alors qu'il mourrait d'envie de retrouver sa femme et sa fille, Remus le convint de ne pas les recontacter. Tant qu'il était accusé de meurtre, il ne pouvait qu'attirer des ennuis à Amy qui, depuis la fuite de son mari, était elle aussi surveillée par les aurors. Il tenta de les contacter mais chaque fois, Remus l'en empêcha, lui promettant qu'ils parviendraient à prouver son innocence et qu'alors il pourrait les retrouver et retourner vivre avec elles.

Le temps passait pendant lequel Sirius ne pu que s'accrocher à Harry, son courageux neveu et le seul qu'il était parfois autorisé à contacter. Puis un jour, il craqua. S’évadant à nouveau il alla jusqu'à Pré-Au-Lard dans l'espoir d'apercevoir quelqu'un, Harry ou ses amis, peu importe qui ne lui dirait pas de rester prudent et que rester seul à Square Grimmaut était la meilleure chose qu'il puisse faire. Mais ce fut face à une jeune fille blonde qu'il fit face. Celle-ci le salua comme un vieil ami car elle se souvenait avoir croisé l'année précédente. "Sinistros" l'appela-t-elle et il ne put s'empêcher de rire et se sentir flatté qu'on le prenne à présent pour un présage de mort.
Elle lui ordonna de rester loin d'elle car elle avait une mission et lui proposa un marché. Bien que le toutou ne l'écoutait qu'à moitié il joua le jeu, ne s'attendant pas du tout à ses mots. Sa quête était de retrouver son père.
Ses yeux jaunes se fixèrent sur ceux bleus-gris de la jeune fille. Cette chevelure blonde, cette peau pâle et lisse. Il ne su s'il devait y croire et resta là, immobile, interdis, observant la jeune fille joyeuse et satisfaite s'en aller. "Camille ?" appela-t-il bien qu'un simple aboiement sortit de sa gueule. Elle se retourna et lui sourit avant de continuer sa route.

Il sourit à son tour, seul devant la grande table de la cuisine du QG et posa son verre de vin. Malgré la menace du retour du Seigneur des Ténèbres qui plongeaient tout le monde dans des souvenirs sombres, Sirius lui parvenait par le simple souvenir de cette courte discussion avec une élève blonde de Poudlard, à chasser la peur et trouver un peu de paix. S'il avait pu contacter Harry c'est parce que son neveu le voulait lui aussi et le cherchait. Mais maintenant il pouvait être serein, car il savait qu'une autre personne le cherchait. Camille, sa fille, elle finirait par le retrouver.





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MessageSujet: Re: Sirius Black   Dim 6 Jan - 13:49

Caractère

Sirius est quelqu'un qui a confiance en lui, en ses propres opinions et capacités. Son assurance l'amène parfois à de l'arrogance, car il aime montrer qu'il est plus talentueux. Mais vouloir être le meilleur ne signifie pas obligatoirement dénigrer les autres comme sa famille avait tenté de lui inculquer. Au contraire, il aime se sentir utile en aidant les gens, même s'il voit rarement quand on a besoin de lui. Courageux et déterminé, il est près à aller très loin pour quelqu'un qu'il apprécie.

Il est quelqu'un qui se lie assez facilement aux autres que ça soit positivement ou négativement. Lorsqu'il n'apprécie pas quelqu'un, il a du mal à se réconcilier et au contraire, lorsqu'il apprécie une personne, il lui fait rapidement confiance et est très loyal au risque de se faire trahir. Il a tendance à étiqueter les gens pour se rassurer, lui donnant ainsi l'illusion de comprendre rapidement les gens. C'est quelqu'un qui n'aime pas particulièrement se plonger dans la profondeur de l'âme des gens, c'est d'ailleurs pourquoi il est très franc et semble aussi plutôt superficiel. C'est quelqu'un qui veut vivre sa vie le plus simplement et qui n'aime pas se tracasser. Parfois, évitant de penser à des problèmes, il se distraie et fait tout pour éviter le sujet sans en être forcément conscient.

Les règles et les contraintes, c'est pas pour lui. Rebelle, tête brûlé, il ne recule devant rien pour se faire remarquer. Il est connu pour être un fauteur de trouble, mais ça n'est pas vraiment le chaos qui l'intéresse. Potes, femmes et fun, les rides sur le front c'est pour les vieux et les pleurnicheuses !

Physique

Mélanger la classe et la rigidité d'un aristocrate et la folie d'un animal sauvage, vous aurez une assez bonne idée du physique de Sirius Black. Il est difficile de savoir si le Gryffondor prend réellement soin de son apparence, mais taillé ou débrayé, il expose une constante élégance. James se rit de lui en disant qu'on ne peut voir comment Black va seulement par la longueur de ses cheveux et même si celui-ci réfute, il y a une peu de vérité.
Le jeune homme est un Sang-Pur, un Black, et bien qu'il s'est détaché de sa famille et de leurs convictions, il reste le fils de ses parents. Sa stature est fière, droite et son corps svelte souligne la ligne impressionnante qu'il dresse en se tenant debout. Ses tenues vestimentaires sont souvent cintrées pour souligner son corps allongé et sa fine musculature. Sa peau est pâle, presque nacrée comme une sature de marbre blanc dans laquelle sont incrustés des joyaux étranges. Ses yeux gris semblent parfois froid car on y lit difficilement ce qui peut bien se tramer derrière ces fenêtres de l'âme poussiéreuses. Sirius prétend qu'il n'est pas quelqu'un de spirituel, mais ceux qui parviennent à capter l'étincelle derrière ces pupilles fades savent que c'est faux.
Bien que la droiture de ses origines se ressentent, il est très clair que Sirius n'est pas seulement une Sang-Pur hautain. Dès qu'il s'assoit, il s'affale et ressemble au dernier des mal-élevés. Ses mouvements agiles traduisent bien l'énergie qui brise la carapace de la statue rigide et froide. Sirius est quelqu'un qui a du mal à rester en place et dont le regard se balade sans arrêt. Un sourire étire presque constamment son visage, qu'il soit de joie ou de mépris. Ses cheveux sont noir et fin et rappelle le pelage de sa forme animale. Coiffé par le vent, les secouements de tête et la caresse de ses doigts délicats, c'est avec désinvolture qu'il présente une coiffure toujours élégante, soulignant avec perfection son visage fin. Bien que ses tenues soient soignées, sa façon se les porter l'est moins. Il ne supporte pas d'avoir son cou enserré par un col ou de sentir sa taille serrée par le renfoncement d'une chemise. Libre de ses mouvements, il semble toujours près à bondir vers la forêt.


Depuis ses douze années de captivité à Azkaban, Sirius a beaucoup vieilli, même plus que certain de ses contemporains. Son visage autrefois béni d'une jeunesse et d'une fraîche élégance revêt maintenant un masque de fatigue et de douleur dont il tente tant bien que mal de se remettre. Sa chevelure ondulée est plus longue que jamais, illustration de son désespoir et une barbe assombrit son visage.
Sur son corps maigre et meurtrit sont tatoués de nombreuses marques magiques utilisés à Azkaban pour l'emprisonner et l'affaiblir. Il a tenté de s'en débarrasser mais certaine demeure sur sa peau pâle.
Autrefois figure d'aristocratie sauvage et libérée, il affiche maintenant une beauté abîmé et fatiguée par la vie.


Derrière le personnage...

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