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 Juste un autographe

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MessageSujet: Juste un autographe   Dim 13 Jan - 11:29




- On se voit plus tard ?

Il lui répondit d'un simple sourire, ôtant son bras de ses épaules pour réajuster son sac. Cette simple expression du Gryffondor alluma un grand sourire sur son joli minois. Ils se séparèrent. Léona Pips. Elle était bien au courant que Sirius Black était un criminel, mais celui-ci était encore jeune non ? Et tellement séduisant. Sirius, lui, découvrait avec cette pulpeuse Serdaigle d'une autre époque un nouveau stock de séduisant gibier à chasser.

Marchant d'un pas léger, le jeune homme se dirigea vers son premier cours de la journée : Métamorphose. Quelle plaie de devoir assister à ces cours alors que leur présence à cette époque n'avait encore été expliquée. Ne devraient-il pas chercher ce qui les avait fait apparaître dans un autre temps ? Il arriva devant la porte entre-ouverte de la salle de classe et se passa une main dans les cheveux.
Les élèves présents étaient déjà installés à leurs places. Amy bavardait tranquillement avec Lise et Peter et Remus s'étaient assis l'un à côté de l'autre. D'un coup d'oeil circulaire, Sirius vit que son meilleur ami n'était pas encore arrivé. C'était là le seul inconvénient lorsqu'il découchait pour aller jouer les DonJuan, ne pas savoir ce que fabriquait James. Avec un petit soupire, Sirius s'installa à une table vide et déposa son sac à ses côtés.

Avant que son habituel binôme n'arrive, quelqu'un vint s'installer à côté de lui. La chevelure blonde de la jeune fille lui fit croire un instant qu'Amy avait profité de la place libre pour pouvoir s'asseoir à ses côtés pour le cours. Il accueillit l'attention avec un sourire espiègle. Laisser tomber sa meilleure amie pour le beau Sirius ? Son charisme était définitivement sans faille.
Mais un peu plus d'observation lui fit remarquer que ça n'était pas Amy Loreens qui s'était assise à la place de James, mais une autre fille qu'il n'appréciait pas du tout autant. La jeune fille du couloir.
Son sourire disparu rapidement et sans le vouloir il laissa échapper un grognement de mécontentement alors qu'il se redressa sur son siège. N'avait-elle pas quitté l'école celle là ? Il avait été plutôt soulagé de ne pas l'avoir vu le lendemain de leur petite rencontre, ni les jours suivants, mais elle avait apparemment décidé de revenir. Et s'asseoir à côté de lui ? Ça n'était pas du tout une bonne idée pour recommencer sa scolarité. Il évita son regard, se demandant s'il ne paraîtrait pas trop impoli qu'il lui demande de partir ou alors qu'il se lève pour changer de place. Après tout, James était généralement toujours à côté de lui en cours.
Malheureusement avant que Sirius n'ai décidé s'il était acceptable d'agir ainsi, James entra dans la salle de classe. Il vit la jeune fille à côté de Sirius et paru assez étonné. Il ne capta le petit regard "au secours sauve-moi de cette folle" de son ami et s'assit à côté d'un autre élève. L'idiot avait dû croire que leur camarade devait être la nouvelle conquête avec qui Sirius avait préféré passer la nuit. A présent qu'il n'y avait plus d'issu, Sirius lança un petit regard vers la blondinette. Elle pourrait bien être la prochaine conquête, si elle n'était pas si bizarre.

Leurs regards se croisèrent. Il se détourna, gêné qu'elle remarque qu'il s'intéressait tout de même à elle. Elle lui sourit gentiment et se mit à rougir des joues mais aussi des cheveux. Le Gryffondor ne pu l'ignorer et il eu un petit rire intrigué et amusé. Définitivement, être métamorphomage avait l'air d'être très amusant. Il l'observa de ses yeux gris. Elle était vraiment mignonne en fait.
Elle eu un regard vers l'arrière de la classe et Sirius le suivi pour observer Amy à son tour. Celle-ci détourna les yeux, jouant très mal l'indifférente. Par Merlin est-ce qu'elle aussi pensait qu'ils avaient passé la nuit ensemble ?
Il se retourna, un peu frustré d'avoir été ignoré et un peu mal comprit. Peut-être devait-il songer à déjeuner avec Léona pour clarifier la situation dans les esprits de tous le monde ? Enfin, ça n'était pas comme si c'était si important finalement.

La jeune gryffondor se retourna à son tour et après un peu d'hésitation, elle déposa un parchemin plié sur son livre. Il l'observa sans oser le toucher, intrigué. Elle lui demanda de le lire, et il renifla, légèrement dédaigneux. Quelle lubie était-ce donc ? Elle l'avait poussé dans le lac, avait jeté un sort à son ami, s'était mise à pleurer devant lui avant de l'insulter, qu'est-ce que ce petit bout de parchemin pouvait renfermer ? Il l'observa d'un air méfiant, mais poussé par le petit regard suppliant de son admiratrice, il céda. Il prit le bout de papier et le mit dans sa poche pour au moins l'ôter de sa vue.
Le cours commença et il dû rapidement oublier cette histoire pour se concentrer. Avec bonheur, il vit que sa voisine n'était pas le binôme insupportable qu'il cru qu'elle serait. Sérieusement et silencieusement, ils firent leur exercice. Sirius finit son devoir à peu près en même temps que sa voisine mais il préféra attendre qu'au moins un de ses amis se lève pour rendre son devoir avant de le faire à son tour.
Sa voisine lui murmura quelques paroles qu'il accueilli avec une petite moue. Que pouvait-il répondre à ça de toute manière ? Les filles avaient parfois des idées bien mystiques. Elle se leva et quitta la classe après avoir rendu son devoir. Il soupira.

Dès que James eu finit, il rendit son propre devoir pour pouvoir le rejoindre. Ils avaient réussi à devenir animagus tout de même, il serait affolant qu'ils ne trouvent pas les devoirs de Métamorphose faciles. Il furent bientôt rejoins par Remus, Peter et le reste de la classe. Le morceau de parchemin sortit de l'esprit de Sirius qui continua sa journée gaiement.
Au déjeuner, il oublia même Léona et passa devant elle sans remarquer son sourire, l'invitant à déjeuner avec elle. Il resta avec les Maraudeurs le reste de la journée jusqu'à avant le dîner. Dans un couloir, Léona Pips l'interpella d'une petite voix un peu mécontente.

- Sirius !

- Oh c'est vrai. Messieurs, voici Leona Pips. présenta-t-il théâtralement alors que la brunette s'approcha. Chacun des Maraudeurs accueilli le nom de la conquête à leur manière. Ils avaient l'habitude. Comprenant que la demoiselle voulait une discussion privée avec l'indélicat Gryffondor, il laissèrent Sirius.

- Je pensais qu'on allait déjeuner ensemble. bouda-t-elle.
- Léona, lorsque tu dis "on se voit plus tard", je comprends "on se voit plus tard". Si tu voulais déjeuner, il aurait fallu intégrer le mot "déjeuner" à ta question. répondit-il d'un air un peu insolent mais séduisant. Elle ne résista pas au charme du jeune homme et un sourire se dessina sous ses airs offusqués.
- Alors ? On dîne ensemble ?
- Ah... Je... Non pas ce soir non. Finit-il par dire. En réalité, il commençait déjà à en avoir marre de son petit air mécontent et autoritaire. Les filles possessives ne duraient jamais très longtemps avec un DonJuan comme Sirius. Il se passa une main dans les cheveux alors qu'il lui mentit.
- Peter, tu sais. Il voulait qu'on parle d'un truc et... Enfin, non. Demain peut-être ?
- D'accord...
- Ou tu sais quoi ? reprit-il, lassé de ce visage triste. Pourquoi tu ne m'attendrais pas dans ta chambre ce soir, hm ? Peut-être pourrais-je venir prendre un second dîner en tête a tête avec Léona Pips. lui susurra-t-il à l'oreille avant de lui servir son plus séduisant des regards. Elle sembla fondre, cuite par la joie et l'excitation. Elle acquiesça avant de partir d'une démarche sautillante.

Il se passa à nouveau la main dans les cheveux en soupirant. Ha les filles. Il l'observa s'éloigner, assez fier qu'elle n'ai pas saisi la subtilité du mot "peut-être". Sirius n'était pas vraiment sûr d'avoir envie de la retrouver de sitôt, mais Léona elle, avait semblé persuadée qu'il viendrait. Peut-être, songea-t-il en haussant les épaules.
Peu pressé de retrouver la grande salle et le dîner, Sirius prit alors quelques minutes pour sortir et s'éloigner un peu du château et de ses habitants. La fraîcheur de l'air du soir le raviva, comme une douche froide qui le lava des évènements de cette journée. Il se balada jusqu'à un arbre, l'envie de courir à quatre pattes lui titillant le corps. Mais il s'adossa, calme et sage. Mine de rien, il ne savait pas grand chose de ce monde et il ne savait pas non plus ce que ce monde savait de lui. Il avait toujours été le plus imprudent des Maraudeurs à propos de leur secret, se transformant quand l'envie lui prenait, profitant des transformations de Remus pour faire de mauvaise blagues... Mais ici, l'inconnu l'effrayait légèrement.
Il se laissa glisser tranquillement, fourrant les mains dans ses poches. Il sentit alors le bout de parchemin qu'il avait oublié. Le sortant de ses doigts fins, il le déplia et le lu. L'écriture dansante et soignée de la jeune Gryffondor avait écrit un poème. Ses mots, lyriques et chantant firent sourire Sirius. Un poème, quelle douce attention. C'était tellement... puérile et féminin que ça en devenait attendrissant.
Il n'y comprit pas grand chose et ne s'y attarda pas vraiment, mais quelques phrases étaient parvenue jusqu'à son esprit, lui révélant que ce poème était en fait une brûlante déclaration. Il eu un petit rire. Au moins c'était plus conventionnel qu'un plongeon dans le lac ou des insultes.

- Camille... lu-t-il d'un air songeur, caressant la signature de son regard gris.

Elle restait vraiment effrayante, mais toute cette attention avait finit par intéresser Sirius qui se mordit doucement la lèvre, sourcils froncés. Quelle étrange fille. Un peu victime de psychose, mignonne, métamorphomage... Le séducteur savait qu'elle serait une plaie à subir et à se débarrasser et pourtant, il commença à songer. Etre métamorphomage signifiait qu'elle pouvait prendre l'apparence de n'importe quelle fille. Il prendrait un certain temps avant de se lasser...

Comme invoquée par son nom dans la bouche de Sirius, la jeune fille s'approcha de lui. Il rangea le parchemin d'un geste précipité et sentit la gêne tirer ses traits. N'apparaissait-elle que dans des moments mal choisis ? Il lui lança un regard un peu froid.
Mais soudainement noyé sous un flot de parole, il ne pu que l'écouter blablater d'un air surprit. Qui aurait pu croire qu'une fille d'apparence si délicate pouvait autant parler ? Il faillit l'interrompre, gêné de ne pouvoir participer à la conversation mais les propos de Camille le captivèrent et il écouta, un peu impressionner qu'elle étale sa vie devant lui. Il n'eut même pas le temps de s'énerver en apprenant qu'elle était aussi responsable de l'attaque des hiboux qu'elle lui révéla lui avoir fait ce gâteau un peu fade qu'il avait un jour trouvé sur son lit. Mais avant de pouvoir être flatté, elle avoua qu'elle allait mourir. Il ne put non plus être désolé car elle enchaîna sur le fait qu'elle cherchait son père. Puis de son père elle enchaîna sur Sirius et à quel point elle était ravie de l'avoir rencontré.

Il la fixa, sa mâchoire légèrement entre-ouverte. Il chercha quelque chose à lui dire après son long discours mais avant qu'il ne trouve quoi dire, elle était repartie dans une nouvelle tirade, cette fois-ci concernant une boite de chocogrenouille.

- Tu n'es pas un monstre ! parvint-il à placer, un peu choqué des propos de Camille, bien que quelque part, il se demandait si elle n'était pas vraiment une étrange créature mystique créée pour parler. Il observa la boite de chocogrenouille sans savoir s'il était vraiment autorisé à en prendre vu qu'elle tenait un dialogue sans qu'il ne puisse réellement parler.
Elle continua à parler, encore et encore, répondant à des questions que Sirius avait et d'autres auxquelles il n'avait même pas encore songé. La seule pensée qui le frappa alors, était qu'il était heureux que le poème n'ai pas fait des kilomètres de long, comme le discours qu'elle lui faisait.
Elle finit par lui sortir une photo de James, Remus, Peter et lui et lui demanda de la signer.

Il l'observa avec de grands yeux. Le silence retomba enfin, permettant à Sirius Black de reprendre ses esprits.
- A- Euh... laissa-t-il bêtement échapper avant se réveiller en secouant légèrement la tête.
- Euh, oui bien sûr. Seulement, je n'ai pas de plume. s'excusa-t-il, un peu perdu. Ah ! Oui pardon, si.
Se souvenant qu'il avait sa baguette, il la prit et usa d'un sort pour pouvoir s'en servir comme d'un stylo. Il observa la photo.
- Où l'as-tu eu ? demanda-t-il, intrigué. Il signa tout de même la photo, se sentant un peu bête en le faisant.
Alors c'était ça d'être une star et d'avoir des groupies ? Il avait toujours été très populaire et Amy avait toujours été sa groupie, mais avec Camille, c'était tout autre chose. Il lui rendit la photo mais anticipa le fait que cela relance la Gryffondor dans un nouveau discours, il posa un doigt sur ses lèvres roses. Fermant les yeux, il profita encore un instant du silence avant de commencer la discussion. Il sentait que ça n'allait pas être de tout repos.

- Maintenant que tu m'as dit tout ça, y a-t-il encore quelque chose que je ne sais pas de toi ? soupira-t-il en s'asseyant à nouveau contre le tronc de l'arbre. Il lui fit signe de s'asseoir à ses côtés. Enfin, j'imagine que c'est équitable, sachant que tu connais déjà beaucoup de moi apparemment.
- Un idole hein... songea-t-il, flatté. Tu disais que ton père te racontait nos exploits, qui est-ce ? Je le connais peut-être ? Est-il ici, à Poudlard ? Comme, comme moi par exemple je veux dire. demanda-t-il. Mais avant qu'elle ne puisse répondre il l'arrêta d'un geste du doigt. Pardon, mais je pense que je vais m'occuper de parler pour un petit moment. Respire un peu et mange ta chocogrenouille. lui demanda-t-il en lui souriant gentiment.
Décidément la situation était très étrange, mais Sirius s'en amusa. Le silence semblait tellement reposant après tant de parole de la part de Camille alors que Sirius avait plutôt l'habitude d’exécrer le silence. Il observa l'envahissante, bavarde petite princesse Camille avec un sourire attendrit. Elle était vraiment jolie. Lentement, il s'approcha de son visage pâle et élégant, plongeant son regard dans le sien et...
- Est-ce que... Est-ce que tu viens de dire que tu n'es pas amoureuse de moi ? se rappela-t-il soudain. Il s'éloigna, sourcil froncé. En y réfléchissant, il comprit qu'elle lui avait clairement dit ça. L'étonnement se lut sur son visage.
- Wow il va me falloir un bout de cette chocogrenouille ou alors une part de ce gâteau que tu m'a fais pour que je m'en remette ! plaisanta-t-il. Et moi qui commençait à t'apprécier !
Il caressa sa tête de la main d'un geste amical en rigolant doucement. Il ne su s'il était soulagé ou déçu d'apprendre que la blondinette n'était pas une des victimes du charme du beau Sirius Black, d'ailleurs il n'était pas vraiment sûr de la croire mais il se sentit tout de même plus proche d'elle. Elle restait bizarre, certes, mais un peu moins effrayante. Il lui piqua une patte de chocogrenouille et la mangea, regagnant doucement son calme.
Il la regarda à nouveau et se mordit les lèvres d'un air un peu envieux. Il aurait bien aimé goûter aux lèvres de cette étrange demoiselle, mais il préféra s'accrocher au fait qu'elle ne serait pas ce genre de problème pour lui.
- D'accord, tu peux parler. finit-il par dire, un peu culpabilisé de monopoliser la parole. Il n'avait pas l'habitude d'avoir une conversation à sens unique, lui. Mais maîtrise-toi.lui demanda-t-il d'un ton un peu sévère mais plaisantin.

- Ma chère Camille, tu es la fille la plus folle que j'ai jamais rencontré. dit-il alors, plein d'affection.


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MessageSujet: Re: Juste un autographe   Dim 13 Jan - 20:35



Elle rigola d'un rire si léger et insouciant que Sirius ne put ne pas le partager. Elle faisait vraiment petite princesse lorsqu'on oubliait tout le côté je te hurle dessus et je te pousse dans le lac. Bien que cette image restait assez négative dans l'esprit de Sirius - les robes, les princes, les trucs gnangnan de filles - il remarqua que l'allure de princesse signifiait aussi de posséder une certaine élégance. Cette élégance, cette noblesse, la jeune fille semblait la posséder malgré ses manières plutôt envahissantes, maladroite et bruyantes. Comme un trait de nature indélébile peu importe la situation. On disait souvent cela de Sirius qui, malgré ses allures de rebelle et de vilain garnement, gardait un côté rigide aristo plutôt séduisant, mais c'était la première fois qu'il pouvait l'observer chez quelqu'un.

Il se sentit rougir alors que Camille l'appela "son plus grand héros, le Grand Sirius Black." Était-elle certaine de ne pas être follement amoureuse de lui ? Peu de fille avaient osé user de termes si élogieux devant le tatillon Sirius Black dont l’intérêt est plus fragile qu'une feuille d'or. Pourtant si ces demoiselles voyait le sourire qui se dessinait sur ce beau visage à l'entente d'une telle éloge, elles se seraient surement battue pour en obtenir les droits.
Il l'écouta, silencieux, n'osant l'interrompre. Il finit tout de même par évacuer sa gêne sous forme de gentille insulte. Elle était complètement folle. Folle de lui d'ailleurs.

Elle titilla la curiosité du Maraudeur en même temps que son orgueil de fouteur de merde en mentionnant ses exploits. Il se repositionna pour pouvoir la regarder sans tourner la tête, à la fois plein de curiosité et de défi.

- Ha ! L'Erumpent c'était léger, un idée folle de James. Mais si tu a un jour la chance de voir du vrai Maraudeur, du James, Sirius, Remus et Peter... il laissa sa phrase en suspend, conscient qu'étant déjà une fan, il n'avait besoin de la suite pour faire rêver la jeune blonde. Lui aussi se perdit un instant en se demandant quel grand coup ils pourraient faire cette année.

- Honnêtement... commença-t-il alors qu'il sortit de ses pensées. Tu ferais une Maraudeuse passable. la flatta-t-il en accompagnant cela d'un élégant sourire complice.
- Laisse moi récapituler. Tu as poussé quelqu'un dans le lac, envoyé des hiboux attaquer quelqu'un, frappé un autre en te transformant en catcheuse, tu insulte un maraudeur et tu pactise avec le Sinistros. Et encore beaucoup d'autre chose selon tes dires. compta-t-il en tentant de se rappeler de toutes les infos déballées pendant son discours.
- Je te conseillerais bien de viser plus haut si la victime de tout ça n'était pas moi. finit-il alors en lui lançant un petit regard brillant.

Elle lui parla alors de la photo et de son père. Il fronça un sourcil alors qu'elle indiqua que ce dernier était la personne qu'il connaissait le mieux. Instinctivement, Sirius pensa à son meilleur ami. Il scruta plus attentivement les traits de la jeune fille mais n'y trouva aucun ressemblant ceux de James. Non, elle devait penser à quelqu'un d'autre, elle lui ressemblait même plus qu'à James. Peut-être se trompait-elle ou parlait d'un homme qu'il aurait rencontrer plus tard ? Il se voyait pourtant mal connaitre quelqu'un mieux que James Potter, même après des centaines d'années. Enfin, ça devait être une façon de parler.
Elle lui indiqua qu'elle n'avait pas le droit de révéler quoi que ce soit sur le futur ce qui tira Sirius de sa réflexion d'un air un peu étonné. Elle en avait pourtant déjà beaucoup dit. Attrapant le regard gris bleu de Camille, il comprit cependant qu'elle avait bien plus à révéler. Il se tut, n'osant pas l'encourager mais ne voulant pas du tout l'interrompre. Pouvoir en savoir plus sur cette époque inconnu était extrêmement excitant.

Avant de commencer, elle alluma un petit feu pour les réchauffer. Il n'avait pas remarqué mais la nuit était tombée rapidement et le parc était maintenant dans l'ombre, seulement éclairé par endroit par la lumière s'échappant des fenêtres du château. Appréciant le geste, Sirius se repositionna un peu plus confortablement. Il avait bien comprit qu'elle allait se replonger dans l'un de ses longs discours.
Elle commença par dire que son père était un proche de Sirius qui se remit à chercher dans ses connaissances, qui pourrait lui rappeler cette jeune fille, mais aussi, qui lui avait transmit cette passion de l'éloge du Grand Sirius Black. Il ne trouva pas.
Le récit continua et bientôt, Sirius oublia de chercher à qui toute cette histoire pouvait se référer. De toute manière, imaginer ses camarades adolescent en couple marié avec enfant était un exercice plutôt difficile pour l'éternel jeune rebelle. Il suivit plutôt l'histoire de Camille, sa camarade de classe, et de ses parents.
Il l'écouta avec attention mais plus elle continuait, plus il sentit un petit goût amer lui coller au palet. Elle aimait tellement son père, ne songeait qu'à le retrouver, être à la hauteur de ses attentes. Tout autre élève aurait pu être attendrit par l'amour que portait cette jeune fille à un père qu'elle n'avait pourtant pas connu, mais Sirius, lui, le vit d'un mauvais oeil.
Lui, son père, il l'avait bien connu. Un homme froid, rigide d'esprit comme de coeur qui ne voulait que ça : forger ses fils à sa sombre image. Alors que Camille voulait tout faire pour trouver son père et lui plaire, Sirius lui avait tout fait pour le fuir et devenir un homme meilleur en crachant sur ses valeurs racistes. Il ne pu compatir avec sa camarade et la seule chose qui le retint de lui confier sa façon de voir, c'est qu'il aurait été impoli de l'interrompre.
C'était si pathétique de ne pouvoir vivre qu'en fonction d'un homme qui n'avait rien fait de plus que de donner une partie de son ADN. Pourquoi accordait-elle autant d'importance à un homme dont elle ne se souvenait même pas ? Oh, si, il lui avait confié son admiration envers Sirius Black, mais alors que Sirius voyait jusqu'alors le père de Camille comme un gentil fan, il l'imagina soudain être un lâche, un moins que rien, admirant le courage de quelqu'un qu'il ne pouvait être.

Un peu dégoûté de sentir si mal alors qu'il pensait passer un bon moment, il décrocha légèrement du long discours de Camille. Il ne se rendit pas compte que celle-ci tombait doucement dans le sommeil. Il remarqua néanmoins lorsque le silence vint remplacer sa douce voix aiguë et se retourna.
Il la vit, tranquillement assoupie sur le sol terreux comme s'il avait s'agit de son lit drapé de princesse. Il ne su pourquoi mais la paix et la délicatesse qu'elle illustrait chassa ses sombres pensées aussi efficacement qu'un sort magique. Silencieux, il l'observa un moment, attendri.
Mais le feu s'éteignit doucement et le froid vint doucement caresser les deux élèves. Il se pencha au dessus d'elle.
- Camille ? appela-t-il doucement mais elle continua de roupiller confortablement, déjà loin dans le pays des songes.
Il ne la brusqua pas car, mine de rien, il commençait aussi à en avoir assez de son histoire de papa et de maman. Et puis endormie, elle paraissait si paisible.
- Tu n'as besoin de personne Camille. dit-il doucement dans l'espoir de tout de même lui faire passer son avis. Elle ne réagit pas et il s'en ficha un peu, parlant seulement pour ne pas rester silencieux. Il l'enviait tout de même un peu d'être pleine de rêve et d'espoir, comme ces jeunes sorciers qui croient encore en un monde où la magie est seulement synonyme d'amusement.
Doucement il la prit dans ses bras et commença à marcher vers le château.

Le diner avait commencé, d'ailleurs, il était même possible qu'il ait prit fin. De toute manière, Sirius n'avait pas l'intention d'aller dans la Grande Salle. Transportant Camille avec délicatesse, il se dirigea directement vers la salle commune des Gryffondors. Les couloirs étaient encore vide, mais avant qu'il n'atteigne la tour de Gryffondor, une voix l'interpella.

- Sirius !

Reconnaissant la voix de la Serdaigle, il se retourna en soupirant d'exaspération. Pourquoi devait-elle apparaître et l'appeler comme ça lorsqu'il n'avait aucune envie de lui parler ? N'avait-il pas reporté leur rencontre à cette nuit ou plus tard ? Il était clair qu'il n'avait aucune intention d'aller la rejoindre cette nuit lorsqu'il lui répondit, mécontent.
- Quoi ?
La Serdaigle le dévisagea mais observa surtout la jeune fille endormie dans les bras de son homme. Sirius suivit son regard et comprit seulement que la situation pouvait être déplaisante pour la brunette qui afficha une expression de tristesse et de jalousie. Il s'épargna le ridicule discours du "c'est pas ce que tu crois" en restant silencieux d'un air un peu isolent, la laissant parler en première.
- Qu'est-ce qui va pas chez elle ? demanda-t-elle, se voulant inquiète pour la blonde mais sonnant simplement jalouse.
- On parlait, elle s'est endormie, je la ramène. Expliqua-t-il d'un ton froid et mécanique. Il n'avait pas du tout l'intention de s'éterniser. Comme la Serdaigle ne lui répondit pas de suite, il pensa pouvoir s'en aller et se retourna.

- Je pensais que c'était à Peter que tu devais parler ! lui rappela-t-elle d'un gémissement. Je ne t'ai pas vu au dîner alors je suis allée te chercher et j'ai vu sur le mur des rum... C'est vrai alors ?
Mur des rumeurs >
Ne sachant pas du tout de quoi laSerdaigle parlait, Sirius se contenta de s'énerver un peu plus.
- Ecoute, comme tu peux le voir je n'ai pas que ça à faire alors on se parlera plus tard.
N'attendant cette fois pas de signe de la part de Léona, il reprit sa route. Il l'entendit éclater en sanglot derrière lui mais fut soulagé qu'elle ne se mette pas à lui hurler dessus ou à le suivre en chouinant. Il vérifia d'un coup d'oeil que Camille ne s'était pas réveillé. Haa les filles...
Il arriva enfin à la salle commune de Gryffondor et après avoir essuyé un regard choqué de la part de la Grosse Dame et des élèves posés dans la salle, il gravit les escaliers du dortoir des filles. D'ordinaire celui-ci se ferait capricieux en sentant les pas d'un garçon le gravir, mais il sembla comprendre que Camille était avec lui. Il monta sans peine et ouvrit la porte de la chambre d'Amy. Il n'avait pas franchement envie de s'éterniser à chercher le lit de la belle au bois dormant, alors il se contenta de la déposer délicatement sur le lit d'Amy.
Peut-être devrait-il laisser un mot ? Il y réfléchit un instant puis haussa les épaules. Il lui expliquerait le lendemain ou Camille le ferait à son réveil.
Il regarda la blonde un instant. Elle était ben mignonne, endormie ainsi. Sans grande raison, il se pencha et déposa un petit baiser sur son front pâle.

- J'espère que tu trouveras ton père, Camille. susurra-t-il doucement avant de quitter la chambre à pas de loup et de refermer la porte.

Et qu'il soit à la hauteur de tes attentes.


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