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 Le Croque-Mitaine

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MessageSujet: Le Croque-Mitaine   Mer 16 Jan - 21:13




- DEHORS ! DEHORS !

Jeté dehors comme un mal propre Saïd tituba un instant avant de s'étaler sur le sol froid et humide. Un rire bruyant sortit de sa gorge alors qu'il s'amusa a rampé comme un asticot, soulevant son postérieur pour le montrer au propriétaire du bar. Celui-ci grogna et s'en alla, laissant l'homme hilare continuer à faire l'idiot tout seul.
Il ne se rendit pas compte du temps qu'il passa à s'amuser à faire la chenille, mais quelqu'un vint soudainement le tirer par l'épaule pour le retourner. Trop bourré pour comprendre que là était sensé être un moment où il devait s'énerver, il rugit de rire à la vue du sorcier vêtu d'une robe blanche.

- Il est complètement torché celui-là ! remarqua le médicomage en s'éloignant, gêné par l'odeur d'alcool qui se dégageait du gosier de Saïd qui hurlait toujours d'un rire fou. Le médecin observa tout de même l'épave d'un air inquiet. Il vit des traces de sang sur la tête et les mains Saïd et tenta de voir si celui-ci n'était pas blessé. Ce ne fut que lorsqu'il constata que le sang n'était pas celui du saoul qu'il comprit avec horreur que là n'était pas la victime, mais l'agresseur de celui pour qui lui et son acolyte avaient été appelé à la tête de Sanglier.

- Dan ! Par ici, il est très amoché ! Y en a d'autres aussi. J'ai besoin de toi ! appela son collègue qui retourna rapidement à l'intérieur pour s'occuper des blessés.
D'autres ? Le médicomage lança un dernier regard de colère et d'horreur à l'homme qui, calmé de son fou rire, s'était remit à faire l'asticot. Un certain temps passa à nouveau.

- Encore là toi ?! Dégage ! s'énerva l'homme du bar qui frappa l'asticot d'un coup de pied au ventre. Saïd se retourna, agité de hoquet de rire et de douleur. Dégage j'ai dis ! hurla l'homme pour recouvrir l’insupportable rire du sorcier saoul.

- Où veux-tu que j'aille ? répondit-il alors toujours hilare. Je suis juste un asticot ! Un ver ! Je peux aller nulle part ! Je ne suis personne, je ne suis rien. Rien !
Le barman s'apprêta à ecraser la tête d'asticot de sa grosse botte salle mais un des mages le saisit et le tira en arrière, le grondant d'un air sévère.
- Arrêtez !
- Tu pense qu'on devrait prévenir les aurors ? demanda alors l'un des deux médecins, jaugeant avec méfiance la figure molle et ridicule du bourré.
- Et ils feront quoi ? Il a juste but un chaudron de trop.
- Juste ? Gary il a défiguré cet homme et tabassé deux autres ! Et pourquoi ?
- Je sais que le barman a dit qu'il a explosé sans raison mais ça ne veux pas dire que c'est vrai. Aller, on a fait notre boulot, s'ils veulent porter plainte ils le feront, on se barre.
Sur ce il disparu dans un brouillard trouble. L'autre resta un instant, observant Saïd qui avait cessé de ramper au sol et qui s'était difficilement relevé en s'accoudant à un lampadaire. Lentement, l'ancien mangemort releva son regard jaune vers le médicomage qui pu y observer une brillance malsaine. En le fusillant du regard, il disparu enfin.

- Ver. siffla Saïd.

Caressé par le vent frais de la nuit, l'homme respira profondément pour tenter de se dessoûler. Il vomit.
Une fois un peu vidé, il se redressa, plus frais que jamais ou du moins c'est comment il se sentait lorsqu'il tituba le long de la rue. Peut-être se perdit-il un peu, mais comme sa perception du temps n'était pas très précise sur le moment, il sembla trouver son chemin rapidement.

- Zoya ! grogna-t-il alors qu'il peinait à ne pas se casser la gueule dans les quelques escalier qui menaient à son appartement. Il arriva à la porte en s'affalant presque dessus. D'ailleurs, il ne su si c'était son poids ou si la porte n'était verrouillée, mais elle s'ouvrit, le faisant basculer à l'intérieur. Il manqua de se ramasser de peu et se redressa, la jouant comme s'il n'était pas du tout soûl comme un pet.
Il fronça les sourcils, ne comprenant pas pourquoi les lumières étaient éteintes. Il tituba bruyamment, se perdant dans ce petit lieu jusqu'à une chambre. Il se laissa tomber en biais sur le lit mais s'attendant à écraser Zoya, il ne fit que rebondir sur le matelas vide.
- Geuh ? laissa-t-il échapper sous la surprise, tel un troll essayant d'aligner deux neurones inexistants. Il se releva, avec maladresse faisant tomber toutes sortes d'objets en se rattrapant sur la petite table basse.

Un petit son l'interpella et avec une vivacité surprenante, son regard vint scruter l'armoire. Il y avait quelqu'un. Un vieux réflexe dicta d'abord à l'esprit embrumé de Saïd qu'il s'agissait surement d'un fouineur, un espion, un ennemi, un déchait dont il fallait se débarrasser, mais quelques secondes le convaincu qu'il devait naturellement s'agir de Zoya. C'était son appartement après tout.
Il se releva et s'affala presque sur la porte de l'armoire en tentant de saisir la poignée. Il se recula, et ouvrit la porte.
Malgré la pénombre il pu voir un petit garçon, l'observant plein de terreur. Il fronça à nouveau les sourcils, ne comprenant pas du tout pourquoi Zoya prendrait cette apparence. Brusquement il saisit le gamin par le bras et le sortit de l'armoire. De ses yeux brillants et dorés, il l'observa avec incompréhension un peu plus de temps avant de s'agenouille à ses côtés pour le voir de plus près.

- Tu n'es pas Zoya... dit-il alors lentement sans vraiment être sûr de ses propos. Il voulu se relever mais s'affala plutôt sur le pauvre gamin, l'emprisonnant de sa lourde tête.

- J'ai besoin de magie... marmonna-t-il doucement en se sentant frappé par la fatigue.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Dim 20 Jan - 16:19



Alors que le petit garçon se mit à gémir, l'esprit de Saïd confirma qu'il ne s'agissait pas de Zoya. Il n'avait aucune idée de pourquoi un gamin se trouvait dans l'armoire de la jeune femme, mais il n'avait pas l'esprit assez clair pour se poser de question. Peu inquiété qu'il puisse s'agir d'un ennemi, il alla pour l'utiliser comme coussin lorsqu'un sort vint l'aveugler et le frapper.

Stupéfixé, il n'eu assez de mouvement pour riposter ou même rugir de colère, mais son esprit lui avait vite fait de dessoûler. Tel un animal, Saïd avait toujours fait preuve de vivacité et d'intelligence dans les moments de danger ou de crise alors que tout le monde le connaissait comme étant le plus con et emmerdant des connards.
Furieusement, ses yeux fusillèrent l'espace autour de lui à la recherche de son agresseur. Aveuglé par le bout lumineux de baguette pointé sur lui, il ne put cependant pas distinguer grand chose. L'autre en revanche, le reconnu et c'est échappant un gros mot que Zoya vint annuler le sort.
Il la fixa l'oeil brillant d'une folie meurtrière et bien qu'il avait reconnu Zoya, il cru un instant qu'il allait la tuer à main nue. Mais elle vint se pencher doucement vers lui et bientôt l'envie de l'étrangler se changea en l'envie de lui faire un câlin. L'entourant de ses bras boueux, il l'entendit l'engueuler avec un sourire.

- Zoyaaaa... Tu m'as manquééé... croassa-t-il comme un bambin retrouvant sa maman. Il se releva mais resta accroché à la blonde et vint chercher ses lèvres, lui donnant un baiser parfumé à l'alcool. Lorsqu'il se détacha d'elle, son sourire avait disparu et il fixa la blonde d'un regard étrangement lucide et intense. Dans ses yeux mordorés sembla même briller une lueur de panique.
- J'ai besoin de toi. lui dit-il d'une voix grave et tremblante et son regard se détourna immédiatement. Lorsqu'il trouva le courage de retrouver son regard, il ouvrit la bouche pour s'exprimer mais la porte s'ouvrit brusquement, les faisant sursauter tout les deux.

Piqué par un réflexe de combat, Saïd s'apprêta à se ruer sur l’intrus avant de se rendre compte qu'il n'y avait personne. Il dû baisser les yeux pour redécouvrir le jeune garçon de l'armoire qui avait disparu lors qu'il s'était fait stupéfixer. Ce dernier lui cria dessus de sa petite voix et Saïd ne put que s'en amuser. Il le dégagea d'un simple mouvement de la jambe mais le garnement revint rapidement à la charge, armé d'un gros bouquin.

Saïd alla pour lui demander de la fermer et de dégager mais les mots du petit garçon vint lui broyer la gorge.

- Q-Quoi ?! rugit-il peinant à ajouter de la colère dans sa voix tant il était frappé par la surprise. Son regard plein d'incompréhension vint se poser Zoya, puis le gamin, puis Zoya, puis le gamin, puis a nouveau Zoya. Depuis quand avait-elle un gamin ? Il ne lui ressemblait même pas ! Et de qui ?
Saïd n'eu même pas le temps d'envisager la possibilité qu'il puisse être le père qu'il fut frappé d'un magistral haut-le-coeur.
- Orh, oh je vais vomir. parvint-il tout de même à articuler avant de se ruer jusqu'à la salle de bain.

Il se vida intégralement dans la cabine de douche, n'ayant pas trouvé son chemin vers les toilettes et prit un certain moment avant de se calmer et de retrouver un peu ses esprits. Il se releva, encore un peu nauséeux et fit couler de l'eau froide. Il mit sa tête sous le jet gelé et observa passivement son vomi être emporté dans les canalisations. Son cerveau sembla enfin sortir du brouillard, mais seulement pour se demander pourquoi il était lucide.
Saïd se rappela alors qu'il était dans l'appartement de Zoya et qu'il sortait d'une bagarre de bar. Puis le visage du jeune garçon lui réapparu et il fronça les sourcils. C'est qui lui déjà ?
L'illumination ne tarda pas à lui écarquiller les yeux de surprise et d'horreur. Il se rua dehors, ruisselant encore d'eau froide en hurlant.

- QUOI ?!



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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Mar 22 Jan - 17:37




Sa colère se perdit dans le longue bâillement las de Zoya qui lui exprimait ainsi qu'il l'emmerdait beaucoup. Fronçant les sourcils, énervé de ce manque de réceptivité, il en oublia la raison pour laquelle il s'était précipité dans la petite chambre. Alors qu'elle lui expliqua que l'enfant n'étais pas le sien, Saïd fusilla du regard le jeune garçon, lui demandant explicitement pourquoi il se trouvait ici.
Mais alors qu'il menaça le garçon de son regard jaune incendier, il remarqua que celui-ci regardait seulement Zoya, d'un air vraiment blessé. Troublé par cette expression, Saïd ravala quelque peu sa rage. Il ne su comment alors qu'il était éméché et n'avait d'ordinaire rien à foutre des sentiments des autres, il se sentit un peu coupable face à la petite tête attristée de l'enfant.
Soudain furieux à son tour, ce dernier cria de sa petite voix avant de s'enfuir dans le couloir. La porte de la chambre de Zoya claqua, et le silence retomba. Doucement, Saïd vint chercher le regard de Zoya, un épais sourcil arqué haut sur son front ridé. Il était encore bien saoul mais on pouvait voir dans ses yeux qu'il faisait l'effort de vouloir comprendre.

- Tu m'explique ? demanda-t-il en pointant un doigt vers la porte de laquelle le petit garçon s'était enfui.
Mais que pouvait-elle dire de plus ? Lui expliquer les raisons qu'il l'avait poussé à prendre soin de lui - si raison il y avait -, ne suffirait pas à expliquer au cerveau de Saïd qu'une autre personne existait dans sa vie à part lui. Saïd avait rapidement songé au fait que quelqu'un avait bien dû tenir compagnie à Zoya alors qu'il était dans le coma, mais il songeait plutôt à un autre voyou, pas un petit gamin. Zoya, jouer les maman ? Ça devait être une grosse blague.

Alors qu'il s'attendait à devoir batailler et buter quiconque aurait eu le plaisir de profiter de son absence aux côtés de Zoya, il se trouva déstabilisé par l'étrange nature du compagnon de Zoya. Devait-il le jeter dehors, le frapper ? Ça n'était un gosse et étrangement, cela sembla faire une différence dans l'esprit sombre de l'ex-mangemort.
Sans le vouloir, une lueur de reproche brilla dans les yeux de l'Egyptien alors qu'il regarda Zoya. Il ne la voyait pas du tout mère et pourtant, quelque chose au fond de lui, lui reprochait de n'avoir fait preuve de délicatesse avec le jeune intrus. Ne pas avoir de mère, ils savaient tous deux ce que cela faisait, à leur très différente manière. Devaient-ils se venger de la vie en montrant que ça ne devait pas être un faiblesse, ou aider plutôt ceux qui avaient subit le même sort ? Saïd ne comprit pas les sentiments qui vinrent le mettre mal à l'aise, mais alors qu'il entendit la porte de la chambre s'ouvrir à nouveau, il se sentit plus calme et plus apte à discuter avec le gosse.

- Eh gamin... commença-t-il mais celui-ci piqua un sprint et se rua dehors.

Troublé, Saïd se tourna vers Zoya, ne sachant pas vraiment quoi faire. L'air frais de la nuit s'engouffrant à travers la porte d'entrée le crispa légèrement et il comprit en levant les yeux au ciel qu'on allait surement lui demander de courir derrière un gamin qu'il ne connaissait ni d'Eve di d'Adam, la nuit, dans la rue, en étant bourré.

- Putain... soupira-t-il avant de se mettre à courir, sans attendre que Zoya ne puisse le lui ordonner.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Mer 23 Jan - 18:21




Il couru, reconnaissant à moitié les rues dans lesquelles il avait titubé difficilement quelques minutes auparavant. Le bruit de sa propre respiration saccadée et de ses grognements de protestations étouffés couvrait les bruits qui auraient pu lui indiquer la direction dans laquelle les pas du petit Bran le menait. Courant plus en sachant qu'il se devait de courir que pour vraiment retrouver qui que ce soit, il s'arrêta au bout d'un certain temps, asphyxié et de nouveau nauséeux. Pourquoi courait-il déjà ? Ah oui, le gosse. Quel con il pouvait être parfois.
S'adossant à un mur pour retrouver son souffle, il vit deux sorciers encapuchonnés le regarder d'un air curieux et sombre. Avec un grand sourire, il les salua. Lorsque ceux-ci ne comprirent pas que c'était une façon sarcastique de leur demander de se casser et qu'ils répondirent du même geste, Saïd leur fit un doigt avec le même grand sourire. Le message passa et les deux inconnus passèrent leur chemin.

Quelque part dans les rues de Pré-Au-Lard, la voix de Zoya retentit dans un appel désespéré. Saïd se retourna, cherchant instinctivement d'où son cri provenait avant de se rappeler que ça n'était pas sa blonde qu'il devait chercher, mais le petit enfant. Bran ? Quel prénom chelou.
Trottinant à une allure plus modeste cette fois, Saïd prit le temps de bien inspecter les ruelles de son regard jaune pour être sûr qu'un petit enfant ne s'y cachait pas. Il vit plusieurs personnes peu recommandables mais n'y fit pas attention. Décidément, certains recoins de Pré-Au-Lard n'étaient pas un bon terrain de jeu pour un cache-cache au milieu de la nuit.
Attiré par des sanglots, Saïd parvint à trouver l'enfant dans une ruelle sombre et heureusement vide. Ayant surement trébuché sur une bouteille que l'homme dégagea d'un coup de pied, Bran était recroquevillé sur le sol sale, secoué de sanglots.

- Hey, petit- appela-t-il sans savoir s'il pouvait s'approcher sans risquer de voir le garnement s'enfuir à nouveau. Mais il fut coupé par un hurlement qui le figea sur place. Qui aurait pu croire qu'un si petit gamin pouvait crier aussi fort ? Partagé entre la surprise, la gêne et le dégoût, Saïd resta un instant immobile et interdit.
Sa gorge s'était serrée mais ses poings aussi à la vue d'un être aussi misérable. Saïd n'avait jamais été un homme de compassion mais alors qu'il voyait Bran pleurer toutes les larmes de son corps en appelant un père qui n'existait probablement plus, il ne pu s'empêcher d'en éprouver. Et la seule compassion qui existait dans l'esprit de l'Egyptien, était d'achever une proie si faible et agonisante.

Il s'approcha lentement de l'enfant recroquevillé, soudain agile et silencieux. Son regard froid et doré brillait étrangement alors qu'il fixait le petit Bran. Comment un gamin assez fou et courageux pour s'attaquer à Saïd Wilkes et prendre Zoya Horlov comme mère, pouvait se permettre d'à présent couiner sur le sol comme la plus misérable des créatures ? Quel genre de père pouvait aider une telle faiblesse de la nature ? Comme c'était pathétique.

D'un geste brusque, Saïd vint saisir l'enfant par le col et le souleva du sol d'une simple traction. Sans délicatesse, il l'enserra dans ses bras secs pour l'empêcher de s'enfuir à nouveau. Qu'il se débatte avec fureur ou qu'il continue de pleurer, l'homme l'emprisonna et se mit à chercher son chemin de retour.
Sifflant d'un air mécontent en sentant le corps faiblard du rejeton contre le sien, il se demandait à chaque foulée ce qui le retenait de briser la nuque du petit. Il avait tué beaucoup de gens pendant la guerre, jeunots y comprit. Une nouvelle mise à mort le soignerait peut-être d'être un peu rouillé depuis son coma ? Il se contenta d'y réfléchir jusqu'à retrouver des rues familières.

Avant d'atteindre l'appartement de Zoya, il la vit au sol, adossée à un mur. Prit un peu de panique il pressa le pas vers elle mais il se rendit rapidement compte qu'elle n'avait rien, à part la main un peu abîmée. Il enragea intérieurement. Qu'avaient-ils tous ce soir à se laisser ramper au sol comme des vers de la société ? Ne se souvenant pas qu'il avait fait la même chose version bourré plus tôt dans la nuit, il arriva près d'elle et lui jeta presque le gamin dans les pâtes.

- Tiens. Attache-le ou je sais pas. dit-il sans aucune forme délicatesse.

Mécontent mais pas assez pour chercher à faire autre chose que retrouver le lit chaud de Zoya pour s'y laisser tomber avec lassitude, il prit de lui même la direction de l'appartement. Quelque pas plus tard cependant, il se retourna, une expression froide où se mêlait dégoût mais aussi une pointe d'inquiétude, il se retourna vers Zoya.

- Je jouerais pas les papas. prévint-il froidement et avec franchise avant de reprendre sa route.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Mer 30 Jan - 13:28



Ils rentrèrent, chacun avec la mine plus sombre que les autres. Alors qu'ils passèrent la porte d'entrée, Saïd laissa un long souffle moitié soupir moitié grognement. Allait-il enfin avoir le droit de se poser et de reposer son pauvre crâne ? Avec soulagement, il entendit Zoya conseiller au garçon de retourner à sa chambre et laisser les adultes tranquilles. L'ancien mangemort, l'appuya avec un petit sourire mauvais en direction de Bran, sans se rendre compte qu'il le persuadait en fait de rester pour protéger sa tutrice.
Alors qu'il rejoint la cuisine derrière la blonde, il vit le petit lui courir entre les pattes pour les devancer et ne pas laisser la sorcière seule en présence de Saïd. L'observant d'un regard noir le gamin aller se poster dans un coin avec la mine bougonne, Saïd le fusilla du regard avant de se tourner vers Zoya.

- Il est sérieux là ? siffla-t-il plus pour se plaindre que pour réellement avoir une réponse.
Zoya, elle, avait déjà entreprit de faire du café. Grognon, Saïd observa les objets s'activer de la simple commande de la baguette de la sorcière. Il se mordit la lèvre et voulu prendre la parole mais se ravisa, jetant un coup d'oeil vers l’intrus qui commençait doucement à s'assoupir. Se raclant doucement la gorge pour ravaler ses paroles, il prit une tasse chaude de café et en bu une gorgée.
Le goût corsé du beuvrage le pénétra avec force, le faisant grimacer. Il soupira, se massant les tempes, se sentant doucement revenir à un fonctionnement cérébral pour normal. Ses yeux jaunes se posèrent sur Zoya et a nouveau, ses lèvres s'entre-ouvrir dans l'intention de parler, mais il se ravisa avec un petit sourire gêné et bu une nouvelle gorgée.

L’Égyptien s'en était toujours foutu de ce que les gens pensait de lui ou ses actes, pourtant la simple présence du petit enfant endormi le mettait mal à l'aise. Était-ce qu'il n'aimait pas les enfants ou celui-ci en particulier ? Ou était-ce le fait de savoir que cet appartement était plus celui de l'enfant que le sien ? Ou était-ce encore cet étrange parallèle entre maman et tutrice qui le gênait encore ? Quoi qu'il en soit, il ne put s'empêcher de jeter des coups d'oeil vers l'enfant en restant exceptionnellement silencieux.
Lorsqu'il vit que ce dernier n'avait pas donné signe de vie depuis plusieurs coups d'oeil, il finit sa tasse et la posa délicatement sur le comptoir.

- Tu m'excuseras mais... se justifia-t-il à Zoya d'une petite voix avant de se rapprocher de Bran. Alors qu'il l'observa, ainsi recroquevillé dans un coin de la cuisine, l'homme eu une grimace de dégoût. C'est pathétique. marmonna-t-il alors qu'il se pencha pour soulever l'enfant, avec une délicatesse déconcertante.
Tout ce que Saïd voulait, était de conserver le gêneur dans son commode sommeil et c'est avec surprise qu'il se rendit compte lui même qu'il pouvait porter un enfant sans l'étrangler ou lui broyer les os. Bran n'eu aucune réaction alors qu'il passa du carrelage froid de la cuisine aux bras chauds de Saïd. Celui-ci regarda le petit homme paisiblement endormi dans ses bras. L'envie de le laisser tomber au sol lui traversa l'esprit mais au contraire, il resserra un peu son étreinte pour être sûr que le dormeur ne chute pas pendant le trajet.

Il se dirigea vers la chambre du garçon, mais alors qu'il approchait la porte de la cuisine, il capta le regard de Zoya. Une gêne vint l'envahir et il eu un étrange rictus. Il la fusilla du regard, ne voulant pas prendre le risque de réveiller l'enfant en hurlant : "Tu te marre, je te bute."
Il sortit et ouvrit la porte de la chambre d'un petit coup de pied. Même s'il laissa l'enfant tomber assez lourdement sur le matelas, le petit resta profondément endormit. Après avoir couru, pleuré et autant fait chié, ça n'était pas surprenant. Il prit la couverture et alors qu'il allait la déposer sur les épaules du garçon, Saïd s'arrêta. Qu'était-il donc en train de faire ? Border un gosse ? Il n'était plus assez bourré pour ça.
Soudainement furieux, il balança négligemment la couverture sur Bran et retourna à la cuisine, claquant presque la porte.
Alors que son précédent regard était plutôt plaisantin, cette fois il était assez évident que Saïd n'était pas dans l'humeur de subir des moqueries. Sans accorder un regard à Zoya, il alla se resservir une tasse de café et en but une longue gorgée avant de soupirer longuement. Ses yeux vinrent trouver la sorcière, mais il la gronda de ses sourcils froncés avant de boire une nouvelle gorgée. Après cette dernière, il soupira à nouveau, fermant les yeux, tentant de se calmer.

Lorsqu'il rouvrit les yeux et qu'il observa Zoya, son visage grognon se craquela enfin d'un sourire.
- Enfin seul. dit-il d'un regard plein de sous-entendus, mais aussi de reproches. Quelle idée d'amener un gosse ici ? Dans l'esprit de Saïd ça ne pouvait qu'être de la faute de la stupidité de Zoya si un gamin venait leur gâcher leur bonheur. Il déposa sa tasse puis rejoint Zoya en deux grandes enjambées et s’empara de ses lèvres dans un baiser brûlant et caféiné.
Lorsqu'il se détacha d'elle, il la fixa un peu plus longtemps de ses yeux dorés. Qu'est-ce qu'elle pouvait être bête, qu'est-ce qu'elle pouvait en faire des conneries, et pourtant, qu'est-ce qu'elle pouvait être belle.
Quelque chose dans ses yeux magnifiques lui fit sentir qu'il devait lui parler, mais cette envie le crispa. Avalant sa salive, il déposa un nouveau baiser plus court sur les lèvres de Zoya avant de s'éloigner et de récupérer sa tasse derrière laquelle il se cacha. Mais le silence était quelque chose que Saïd n'avait jamais bien supporté et alors qu'il trouva le courage de regarder sa blonde dans les yeux à nouveau, il déglutit et commença d'une voix légèrement rauque.

- Zoya ? Hm. Je... Tout à l'heure j'ai... Ils ont dit quoi sur moi à St Mangouste ? finit-il par demander sans trouver la force d'aborder le vrai sujet.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Mar 2 Avr - 16:29



Elle su lire dans les petites crispations de ses lèvres et des mouvements timides de ses pupilles jaunes que quelque chose le dérangeait. Patiente et connaisseuse, elle l'encouragea et lui laissant le temps de formuler sa question, mais lorsque le sorcier prit enfin la parole, l'interrogation sembla plutôt triviale. Sachant que l'esprit de Saïd avait ses mystères, elle prit tout de même la peine de lui répondre.
Il l'écouta les sourcils froncés, attentif, ses iris dorés accroché sur son visage, mais il sembla attendre une réponse qu'elle ne lui donna pas. Il se fichait bien de s'il avait de la chance d'être en vie ou pas, il était là, réveillé, vivant. C'était le présent qui l'intéressait.
- Quoi d'autre ? insista-t-il pourtant, mais l'arrivé du petit garçon les détourna de leur conversation.

Frustré, Saïd laissa échapper un soupir exaspéré. Il ne su pas si c'était la petite tête du gamin au sommeil erratique ou la mention de l'Ordre du Phoenix qui le crispa le plus. Détournant le regard, il écouta la réponse de Zoya d'une oreille distraite. Il aurait pu apprécier le fait qu'elle les qualifie de fous, mais sur le moment l'ancien Mangemort préférait plutôt ne pas y penser. Il but une nouvelle gorgée de café.
Il n'eu pas de bruyante réaction alors que Zoya demandait au gamin de quoi il avait rêvé. Franchement, tout le monde se foutait d'un rêve de gamin, surtout Saïd. Pourtant, il porta sa tasse de café à ses lèvres en observant d'un air blasé un placard de la cuisine. Quelque part, il se rendait compte qu'il se trouvait devant une scène normale de la vie de Zoya avec le petit enfant. Le gosse c'était son problème à elle, Saïd attendrait qu'il dégage.

Ce calme contrôle de soi ne dura pas longtemps cependant alors que l'enfant leva un regard brillant et de petits sourcils froncés dans sa direction et le désigna d'un "lui" dédaigneux. Avant la surprise, la colère et la violence viscérale du personnage lui crispa les poings et fit briller une lueur meurtrière dans ses yeux jaunes. Mais une fraction de seconde plus tard, ce réflexe bestial laissa place à la surprise naturelle que déclencherait une telle réponse.
Saïd baissa son regard vers le petit brun, tout crispé et insolant. Il avait envie de lui foutre la plus grosse tarte de sa vie, jeter sa petite tête dans une poubelle de la ruelle, pourtant la vue de sa mine grognonne brisa le visage de Saïd en un petit sourire. Il avait des couilles, le petit.

Mais Saïd n'avait pas l'intention de bouger si ce n'était pour chasser le gamin à grands coups de pieds dans le derrière et l'enfant sembla le comprendre. Résigné mais orgueilleux, Bran sembla alors choisir d'ignorer l'indésirable et raconta son rêve.
L’Égyptien ne l'écouta pas vraiment, ne connaissant pas la signification spéciale des rêves de Bran. Même si l'enfant parla de son accident, Saïd ne fit pas vraiment le lien et songea à un simple cauchemar d'enfant. Lorsque Bran s'adressa alors à Zoya, l'esprit de Saïd fut plus attiré par les questions qui lui posèrent.
Saïd laissa échapper un petit rire alors que le petit sembla foutre le feu au monde en affirmant détester l'Ordre du Phoenix responsable de la mort de son père. L'enfant lui paru sympathique un instant mais alors que Bran en vint à dire la même chose de Zoya, Saïd s'assombrit. Il n'aimait pas cet air de reproche envers celle qui pourtant se faisait chier à s'occuper de lui, mais quelque part dans son esprit quelque chose l'empêcha de réagir. Il fronça ses épais sourcils mais ne dit rien. S'il pouvait dégager, après tout...

Mais Bran eu l'audace de finalement se tourner vers Saïd avec son air "le monde c'est de la merde et je vous déteste tous." Saïd savait qu'il aurait le droit à un petit discours aussi mais il ne se sentit pas offensé et attendit son cadeau avec curiosité.
- Oh vraiment ? répondit-il sans s'empêcher de pouffer légèrement devant les menaces du petit garçon. L'ex-mangemort trouva le garçon amusant et attachant, comme un petit chihuahua féroce qu'on aime regarder s'énerver. L'homme violent resta étonnamment calme et souriant alors qu'il déposa sa tasse de café sur le comptoir. Lorsqu'il prit la parole, sa voix parue même amicale.
- J'vais te dire un truc gamin. T'as raison, j'suis super impliqué dans cette histoire. Tu veux savoir comment ?
Sans prévenir, Saïd approcha de l'enfant en deux enjambée et le saisit par la cheville. Le soulevant du sol la tête à l'envers, il le tira haut pour approcher son visage du sien. Son sourire était devenu menaçant et démoniaque mais aucune cruauté ne vint briller dans ses yeux métalliques.
- J'suis mauvais. J'ai le plus mauvais rôle et c'est tes doigts que je vais mordre et dévorer si t'arrête pas de faire chier. grogna-t-il tel un monstre des tréfonds des enfers.

Alors que l'enfant se débattait, Saïd sortit de la cuisine jusque dans l'entrée où il trouva un porte manteau. Soulevant le petit et s'amusant de ses efforts enragés pour s'échapper, il l'accrocha pas le T-shirt à un des crochets. Avec un sourire satisfait il se retourna vers Zoya qui les avait suivit.
- Alors qu'est-ce qu'on fait ? On l'encage, on le laisse sur l'autoroute ou on le pique ? demanda-t-il d'un air espiègle, tout en attendant réellement une question. Si le gamin restait, il apprendrait bien vite comment survivre.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Lun 15 Avr - 16:38




Zoya ne sembla pas du tout amusée par les pitreries de Saïd et la férocité avec laquelle petit Bran de débattait.
Même Saïd trouva quelque peu comique que le gamin se rate en jetant le porte manteau sur lui au lieu de Zoya, mais cette dernière n'eu aucune réaction. Son air sombre et las suffit pour faire ravaler quelque peu son sourire à Saïd. Depuis toujours, peu importe la colère et la rage que la Serdaigle pouvait éprouver, elle avait toujours un petit sourire mauvais pour les blagues de Saïd. Là, elle semblait simplement fatiguée et agacée et Saïd ne put s'empêcher de remarquer à quel point elle semblait vieillie.
Le sourire idiot du serpent disparu et lorsque Zoya s'en alla après avoir brisé les reproches du gamin d'une simple phrase sèche, les deux garçon restèrent un instant dans le silence, bêtes et perdus. Saïd eu une moue d'hésitation, se demandant ce qui avait bien pu rendre Zoya de si mauvaise humeur. Lui commençait juste à s'amuser un peu.

Lorsque son regard vint chercher celui de Bran pour peut-être y trouver quelques réponses, il vit que le gosse le regardait d'un petit air noir. Fronçant les sourcils, Saïd prit cela comme un affront mais ne put s'empêcher de trouver son petit air constipé assez amusant.
- Quoi ?! s'exclama-t-il un peu bruyamment alors que le petit brun l'accusait de fatiguer la blonde. Certes il la fatiguait, il était un expert en la matière, mais l'air plein de reproche et autoritaire de l'enfant l'offusqua.
- Ouai ben tu fais bien de te coucher toi, sinon c'est par le trou-du -cul que je t'attache au porte manteau ! menaça-t-il d'un air quelque peu comique alors que Bran s'éloigna sur ses petites jambes.

Se trouvant seul avec le porte-manteau, Saïd hésita. La logique, l'air sombre de Zoya et la petite voix autoritaire de Bran lui indiquaient tous d'aller rejoindre la jeune femme dans sa chambre mais le Serpentard resta immobile et silencieux un moment, hésitant. Il n'était pas vraiment sûr de vouloir retrouver Zoya alors qu'elle était dans "cette" humeur.
Se permettant un soupir d'exaspération, le sorcier finit tout de même par prendre la direction de la chambre de Zoya. Du coin de l'oeil, il aperçu le petit garnement s'afférer dans la cuisine mais ne dit rien et passa son chemin. Prudemment, il ouvrit la porte de la chambre.

Là dans le noir, était allongée Zoya qui fixait le plafond d'un air vide. Saïd se mordit la lèvre en voyant très bien que sa blonde ne serait pas de bonne compagnie ce soir. Serait-ce étrange s'il s'en allait simplement ? Il tenta de se donner du courage. Une partie de lui désirait plus que tout remettre un sourire sur ce visage qu'il aimait tant alors que l'autre lui soufflait plutôt de prendre la fuite avant d'aggraver les choses.
Silencieusement, bien que Zoya savait très bien qu'il était là, il s'approcha du lit et vint la surplomber. Fixant ses yeux éteint des siens, jaunes et encore un peu voilés par l'alcool, il lui permit d'entre-voir une lueur d'inquiétude. Son regard dériva sur ses lèvres charnues mais il s'empêcha de venir les dévorer comme à son habitude. C'était un moment sérieux.

- T'as tes règles ? demanda alors Saïd d'un air on ne peut plus sérieux et soucieux.

Il fallait comprendre que pour les hommes, ce phénomène biologique relevait du mythe et du cauchemar. C'était là période où les filles devenaient plus féroces que les dragons, plus flippantes que les Détraqueurs. Saïd s'était souvent dit que si Voldemort avait été une fille, ni molebouse ni sang-purs n'auraient survécus à fureur.
Le serpent avala sa salive, angoissé.


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MessageSujet: Re: Le Croque-Mitaine   Mar 16 Avr - 13:27




Saïd fut surprit de voir Zoya rire bien que son souhait premier avait été de la faire sourire. Se pensant très sérieux en posant cette question à la blonde, il cru même un instant qu'elle se moquait de lui et une colère puérile passa rapidement dans ses yeux jaunes. Mais le sourire de celle qu'il aimait ne put le laisser de marbre plus longtemps et il se contenta de rire lui aussi sans vraiment comprendre pourquoi. S'il n'avait pas besoin de comprendre pour qu'ils soient heureux, c'était parfait.

Mais la joie de Zoya ne dura pas longtemps ce qui calma aussi le sorcier qui l'observa en se demandant bien ce qu'elle avait. Elle n'avait pas ses règles, alors pourquoi cet air si sombre ? Pour Saïd, comprendre qui que ce soit était impossible car il n'avait ni la patience ni l'intelligence pour saisir quoi que ce soit. Il eu une moue bête alors que la jeune femme lui annonçait préférer avoir ses règles. N'était-ce pourtant pas le grand fléau de la gente féminine ? Il ne comprenait pas. Et il ne chercha pas à comprendre, se perdant bien vite dans la contemplation de Zoya retirant ses habits.

Elle se glissa sous les draps bien trop vite au goût de Saïd qui eu une nouvelle moue mais n'osa contester. Non, il n'avait pas du tout envie d'entendre les problèmes de Zoya, mais y avait-il que cela à faire dans une chambre au milieu de la nuit ?
Un instant, le Serpent cru que sa compagne avait eu la même idée que lui et il s'embrassèrent un court instant. Sans comprendre pourquoi pourtant, Saïd se trouva cul sur le sol et privé des lèvres de Zoya. Il resta un instant interdit et idiot mais voyant le sourire moqueur de sa blonde, il se mit bien vite sur ses pieds. Un sourire un peu acide se dessina sur ses propres lèvres alors qu'il revint vers le lit.

- Oh vraiment ? dit-il d'un air malsain en reprenant sa place sur le lit, à quatre patte au dessus de Zoya. Doucement, il vint se délecter de ses lèvres. Je sais exactement quel parfum parferait ce bouquet... susurra d'un ton espiègle alors que leurs lèvres dansaient encore. Attendant la fin de leur petit baiser, il se pencha contre l'oreille de la jeune femme sans parvenir à contenir son sourire.

- Sperme. siffla-t-il amoureusement.

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