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 Libération Organisée

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MessageSujet: Libération Organisée   Dim 12 Jan - 21:33

Saïd ne savait combien de jour s'étaient écoulés depuis son arrestation. Sa cellule n'avait pas de fenêtre. Il n'y avait pas vraiment fait attention, trop préoccupé par l'état de Zoya. Il questionna quiconque osait passer devant sa cellule mais personne ne lui répondit. Etant donné la gravité des crimes qu'on lui reprochait, les moldus ne tardèrent pas à faire transférer le suspect dans une prison sécurisé. Un doute subsistait tout de même quant à sa culpabilité car personne ne comprenait vraiment pourquoi le tueur avait soudainement décidé de sauver une de ses victimes. Il avait tout de même été retrouvé couvert du sang des autres victimes. Saïd de les aida pas à y voir clair, s'obstinant à vouloir des nouvelles de Zoya et rien d'autre.
Un certain accrochage avec les gardes lors de son transfert lui valut une réservation immédiate en isolement. Ce n'était pas plus mal pour les autres détenus car être entouré de moldus commençait vraiment à taper sur les nerfs de l’Égyptien. Finalement, la solitude et le calme eu raison de l'agitation permanente de Saïd. Il décida de passer le temps en dormant sans vraiment savoir ce qu'il attendait. Des nouvelles de Zoya ? Il comprit que personne ne lui en donnerait et alors que les jours s’enchaînaient sans savoir si oui ou non l'amour de sa vie l'avait laissé dans la merde, il ne préférait ne pas trop spéculer par lui-même.

On finit par venir le chercher un jour sans lui expliquer pourquoi. Saïd aussi avait finit de poser des questions et profita simplement du monde pour faire un peu d'exercice. Tuer un agent de sécurité et en amocher un autre devant témoin n'était définitivement pas une façon d'améliorer son cas mais l'homme n'avait que faire de la justice moldue et de ses sentences. Il se sentait comme un adulte face à un tribunal d'enfant. Il fit moins le malin lorsqu'on décida de le sédater pour assurer le transfert. Assommé par les calmants, il fut jeté dans une nouvelle cage.
L'odeur de cigarette et une voix irritante fut ce qui le ramena à la réalité.
Ouvrant un œil, puis deux, Saïd trouva un mégot allumé sur son torse. Affolé, il s'empressa de le dégager d'un geste de la main avant qu'il mette feux à ses habits et tomba de sa banquette.  Alors se trouva au sol et était hors de danger, il fusilla du regard la personne responsable. Il fut surprit de trouver derrière les barreaux, une vieille femme aux allures à la fois autoritaire et aguicheuse. Un mélange assez étrange pour bloquer l'esprit de Saïd qui se contenta de la regarder d'un air perplexe.

Elle lui jeta un des plus grands secrets de sa vie à la figure comme une chaussette sale mais Saïd ne la vit que se rallumer une autre cigarette. Il ne capta même pas que la vieille lui parlait de Zoya, un sujet qui devait pourtant l'intéresser. Mais il fallait dire que les calmants et la voix traînante et rêche de la personne en face de lui avait pour effet de tout rendre assez flou et insignifiant.
Il l'écouta parler, les fesses sur le sol et un air de constipation matinale accroché au visage. Ce ne fut qu'au terme "Azkaban" et "Zoya" que le cerveau de Saïd sembla enfin vouloir rependre du service. Cette femme était une sorcière, ce qui voulait dire que ce qu'elle disait n'était pas de l'air en boite. Et le deal qu'elle lui proposait ? On ne pouvait pas être n'importe qui pour choisir de gracier un ex-Mangemort. Et il fallait être complètement fou aussi. Saïd se releva et s'approcha des barreaux de sa cage.

Il jaugea la vieille dame de ses yeux jaunes et pourtant, il ne trouva ni folie ni plaisanterie dans son expression atrocement blasée.
- T'es qui la vieille ? demanda-t-il si poliment sans parvenir à masquer l'intérêt dans sa voix. Un léger frisson l'avait parcouru lorsqu'elle avait mentionné le baiser du Détraqueur et pour quelqu'un qui essuyait toutes les menaces du monde avec un grand sourire moqueur, c'était une sensation assez spéciale. Il ne savait pas qui elle était et pourtant il pouvait sentir en lui quelque chose lui murmurer un mot peu familier : la peur.
- Je doit comprendre que Zoya est encore vivante. Cool. dit-il avec un petit rictus. Le sentiment qu'il éprouvait était du soulagement pourtant la lueur d'inquiétude ne quitta pas ses iris dorés. Elle demeurerait tant qu'il ne l'aurait pas vu lui-même.
- Tu dois me connaitre pour me proposer tout ça, ou pas du tout. J'ai tué des tas de personnes et je parle pas du menu fretin pour lequel on m'a envoyé au chenil. J'en ai tué des tas et j'en tuerais plus encore. Parce que j'aime ça. Et toi tu veux tout pardonner pour quoi ? Que je tienne la main de ma nana ? Trop sympa.
Il fallait avouer que tout cela était un peu trop beau pour être vrai. Et même si le deal était complètement légitime, Saïd Wilkes n'était vraiment pas du genre à prendre ce qu'on lui servait sur un plateau d'argent. Il n'y avait pas d'intelligence ou de logique dans ce trait de caractère, simplement un mauvais mélange d'orgueil et de je-fais-mon-relou.
- Désolé. Je fais pas dans le secrétariat.
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MessageSujet: Re: Libération Organisée   Mar 14 Jan - 20:24


Ministre de la Défense ? Saïd mordit son sourire. Il aurait bien rigolé si cela n'avait été trop nul pour être une blague. Il n'était pas difficile de voir qu'il avait du mal à y croire. Il fallait dire qu'une femme, vieille et disgracieuse aux airs de secrétaire à la retraite n'était définitivement pas l'image qu'il avait d'une personne d'une telle importance. Mais Miranda Stonel était bien qui elle prétendait être, il n'y avait dans son expression aucune place pour le doute.

Du doute cependant, elle réussi à en induire dans l'esprit de Saïd. Pourquoi donc le Ministre de la Défense viendrait ici et lui proposerait une telle chose ? Une chose était sûr, c'est que le prisonnier était maintenant entre les mains d'un système judiciaire bien plus inquiétant que le centre aéré qu'était celui des moldus.
Une règle d'or pour beaucoup, lorsque c'est trop beau pour être vrai : se méfier. Et pour Saïd en particulier, lorsqu'on t'offre un cadeau merveilleux : chie dessus et revoie-le à son expéditeur. Il ne fut pas étonnant qu'il préféra faire son malin que prendre la porte de sortie en or que Mme la Ministre lui offrait.

Face à son énervement, Saïd eu un sourire dédaigneux et croisa les bras comme le sale gosse qu'il était. Il savait bien que Madame était venue le chercher avec une idée derrière la tête et bien franchement, il était le dernier à venir chercher pour accomplir quoique ce soit. Le Ministère ? Il s'en fichait comme de son dernier carré de PQ.
Une chose cependant brisa son masque hautain et désintéressé. Un nerf tiqua sur son visage et il frappa avec force sur ses barreaux, faute de pouvoir casser la gueule à la petite vieille et fermer sa grande bouche. Il voulu lui hurler dessus mais cette dernière était déjà partie, laissant derrière elle une odeur froide de cigarette.

Miranda Stonel était bien plus maligne qu'elle en avait l'air et bien sûr bien plus maligne que Saïd. Il ne lui avait fallut qu'un seul coup d’œil pour reconnaître la bête en cage qu'elle avait devant elle. Agitez un appât et donnez lui un petit coup et observez le devenir fou.
La nuit n'était pas encore tombée que Saïd se mit à tourner dans sa cage. Ses grognements de frustration avaient remplacé ses ronflements paisibles. Par moment il frappait encore contre les barreaux comme s'il pouvait encore voir ce visage ridé et irritant. Elle n'avait pas frappé fort, mais elle avait frappé juste.

En révélant que Zoya était vivante, elle avait apporté un peu de soulagement au prisonnier. Mais une fois cela passé, ce fut au tour des questions et avec ces question vint la frustration. Où était-elle ? Que faisait-elle ? Pourquoi le laissait-elle poiroter ici ? Pourquoi était-ce la vieille peau qui lui avait rendu visite, et pas elle ? Chaque seconde qui passait depuis la visite de Miranda Stonel n'avait plus qu'une seule signification pour Saïd. Une nouvelle seconde où Zoya ne venait pas.
Mais la sorcière ne s'était pas arrêtée là. Dans les fissures qu'elle avait creusé elle prit même la peine d'y déverser de l'acide qui lentement fit son chemin en rongeant les murs. La peur. Une chose que Saïd ne connaissait tellement pas qu'il ne se rendit pas compte des dégâts qu'elle laissait dans son esprit. A son oreille, elle lui susurrait des réponses à ses questions qui ne lui plaisaient pas du tout.

Zoya l'avait abandonné. Elle le punissait ou pire encore. Elle avait enfin comprit ce qu'il était. Un fou furieux sadique ? Depuis son réveil il n'était plus qu'un vieil homme se raccrochant à un univers auquel il n'appartenait plus.
Saïd ne ferma pas l’œil des nuits qui passèrent, trop obsédé à compter les secondes qui passaient, lui confirmant qu'on l'avait effectivement laissé sur le bord de la route. La rage qui bouillonnait en lui était telle qu'il se sentait presque incapable de bouger.

Lorsque Miranda revint pour constater l'ampleur des dégâts elle trouva Saïd recroquevillé dans un coin, poings et mâchoire serrés, la haine brûlant dans ses pupilles. Le terme "morpion" suffit à le faire exploser.
Avec la vivacité et la brusquerie d'une bête sauvage Saïd passa son bras a travers les barreaux et attrapa le bras de sa visiteuse. La collant violemment contre les barreaux, il l'obligea a plonger son regard de fou alors qu'il serrait de plus en plus fort. Oh il ne la laisserait pas continuer son petit jeu plus longtemps. Il marchait trop bien. Il lui aurait suffit de tirer pour lui arracher le bras, où d'utiliser son autre main pour lui briser les cervicales, mais il ne fit rien et se contenta de la fixer alors que de nouvelles secondes passaient.

- Fais moi sortir. finit-il par dire d'une voix rauque et menaçante.

Il avait très bien comprit les termes du marché et elle lui avait très bien fait comprendre que son orgueil ne serait pas ce qui le ferait sortir. La violence ne serait sûrement pas son ticket de sortie non plus. La colère faisait trembler son corps tout entier mais il finit tout de même par la lâcher, sans la quitter du regard.
Il ne l’admettrait pas a haute voix mais il avait exprimé dans son désir de sortir qu'il était près à se plier à ses conditions. Il n'était de toute manière pas difficile de deviner que Saïd n'avait besoin de faire un promesse avec une vieille du ministère pour rejoindre Zoya dès qu'il sortirait. Il n'était pas sûr d'être très généreux envers l'ex-auror après qu'elle l'ai laissé moisir en cellule autant de temps, mais ça il évita de le préciser à la Ministre.

- Le feux et le sang c'est mon truc et j'ai pas l'intention de rester sur le banc de touche. Mais si vous me rendez ma liberté c'est ça exactement que vous me rendez. Je fais ce que je veux avec qui je veux. J'aide Zoya si ça me chante, je la baise si ça me chante et je la défonce si ça me chante. Je suis pas votre petite caniche ma vieille. Lâchez-moi et je ferais des dégâts soyez-en sûre. Maintenant priez juste pour que ça soit dans votre intérêt.
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