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 Une douloureuse vérité

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MessageSujet: Une douloureuse vérité   Dim 26 Jan - 17:25



Les menaces de la vieille dame passèrent bien au dessus de la tête de Saïd qui la fixait encore de son regard sombre. Si elle était assez folle pour le laisser sortir alors oui, elle serait sûrement assez folle pour croire qu'elle pourrait arrêter la bête si elle devenait trop gênante.
De toute manière, les mots n'avaient que très peu d'importance pour les deux interlocuteurs. Ne perdant pas plus de temps à bavasser, la sorcière ouvrit la cage d'un coup de baguette magique. Ne laissant pas à Saïd le temps d'apprécier le moment, elle le saisit et transplana immédiatement.

Saïd arracha sèchement son bras de sa poigne dès qu'il sentit à nouveau un sol solide sous ses pieds. Une partie de lui avait tout de même envie de rouler une pèle à l'antiquité pour être assez bête pour le libérer, mais il opta de continuer à jouer les méchants. Il se renfrogna en voyant la dame s'éloigner en faisant claquer ses talons sans vraiment savoir ce qu'il était sensé faire. Miranda lui éclaircit l'esprit en quelques phrases de son ton monotone et de sa voix rugueuse. Zoya.
L'homme aurait bien hurlé de rire devant les termes "petite amie" mais l'inquiétude le priva de tout humour déplacer. Savoir qu'elle était quelque part dans cet hôpital coinça une boule dans sa gorge. Sans faire plus de comédie, il suivit la femme jusqu'à une porte dont provenait des voix.

La porte s'ouvrit sur une chambre. Cependant la personne dans le lit n'était pas Zoya. Cette dernière était debout prêt du lit et une autre personne se tenait à ses côtés. Cette étrange scène intrigua Saïd mais une fois de plus Miranda ne lui laissa pas le temps de trop réfléchir et le poussa à l'intérieur avant de refermer la porte derrière lui.
Saïd resta immobile et silencieux, incapable de saisir ce qu'il était sensé faire. N'y eut-il seulement Zoya, il aurait hésité entre l'embrasser fougueusement ou l'achever pour ne pas être venu le libérer. Mais la présence d'une autre personne et demi ne l'aida pas à se décider.

- Pardon d'interrompre votre petite pyjama party mais... T'es qui toi putain ? dit-il enfin en s'adressant à la jeune fille aux yeux badigeonnés de maquillage noir.
- Et pourquoi t'es debout toi ? Je croyais que t'étais sensée être à moitié morte ! dit-il ensuite pour Zoya, la colère naissant dans sa voix.
- Et pourquoi il est là lui ? demanda-t-il ensuite en pointant celui qu'il avait  reconnu comme le petit Rosier qu'il s'était amusé à traumatiser un certain jour lointain.

Le petite groupe n'avait aucun sens et ne pas comprendre l'agaça grandement.
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MessageSujet: Re: Une douloureuse vérité   Lun 3 Fév - 9:09

Saïd était parvenu à comprendre que globalement, la petite inconnue était heureuse de le voir. Lui s'en fichait partiellement mais il réussi tout de même un sortit un petit sourire troublé. Futur ? Passé ? Elliot Rosier son fils ? Cette fille était complètement barge.
Il ne lui aurait rien fallu, qu'un simple regard de Zoya pour exploser de rire et se rouler sur le sol devant cette farce ridicule. Mais pas CE regard là.

Dès qu'il capta les yeux de la belle et sombre brune qui se trouvait à quelques mètres de lui, le temps sembla soudainement se figer. Il n'en avait rien à faire de ses problèmes, de si elle avait mal à cause des balles qu'elle avait prit pour lui, de si elle lui crierait dessus pour avoir été assez stupide pour revenir d'entre les morts en laissant sa Magie sur le palier. Enfin, relativement. Car lorsqu'elle lui lança ce regard là, il ne pouvait plus l'ignorer.
Un mélange de désir incontrôlable, d'incompréhension, d'excitation, de peur même, bref un mélange bordélique se déversa en lui comme une brûlante coulée de lave. Mais au lieu de le faire bondir sur la plus belle chose du monde, l'ouragan d'émotions le cloua sur place. Hébété, il la fixa a son tour alors que l'autre continuait de parler.
Saïd se sentait à la fois comme un de ces stupides maris pétrifiés, découvrant pour une nouvelle fois la beauté de la femme qu'ils allaient emprisonner à tout jamais, simplement parce qu'elle apparaissait dans un paquet blanc sur un couloir d'Eglise. Chose qu'il détestait au plus haut point. Mais il se sentait aussi comme s'il faisait face au plus gros dragon depuis la création du temps, un qui avait le regard d'une bête de sang. Et ce regard était pointé sur lui. Le rêve.

Et malgré le bug mental généralisé que causait ce regard posé sur lui, quelque chose dans l'esprit de Saïd parvint à comprendre que la blague qu'il avait entendue plus tôt, n'était pas drôle du tout. Il était temps.
Mais avant qu'il songe à demander des explications, la pipelette s'en était allée, laissant la place à un silence des plus pesant. Tout les muscles de son corps se crispèrent lorsque Zoya prit la parole. Elle se moquait peut-être de lui en disant cela car il était légèrement visible que Saïd était bien incapable de quoi que ce soit face à ça. Elle quitta la chambre et malgré le fait qu'elle était bien amochée et surement boiteuse, Saïd eu l'impression qu'elle glissa hors de la salle telle la putain de Reine des Serpents. Il se surprit à soupirer longuement une fois seul, reprenant son souffle et son fonctionnement normal.

Le silence qui l'accompagna à ce moment avait quelque chose de soudainement rassurant. Le dragon était parti et petit Saïd tremblait comme une feuille intérieurement. De peur ou d'excitation ? Les deux d'une intensité qu'il n'avait eu le loisir de ressentir depuis longtemps.
- Cette femme... soupira-t-il pour lui-même, un sourire crispé aux lèvres.
Mais Saïd n'était pas tout seul et en pensant à haute voix, il se rendit compte que quelqu'un pouvait peut-être l'entendre et voir sa tête abrutie d'amoureux. Son attention se retourna vers le gosse et il s'en approcha, lui reprochant même silencieusement d'être là. Quelque part il ne comprenait toujours pas en quoi ce gamin appartenait à cet épisode.
Se retenant de lui mettre une pichenette pour le simple plaisir de faire chier un handicapé, Saïd s'approcha du lit et du petit garçon. On pouvait presque entendre les rouages de son cerveau se peindre.

Alors... Ce petit. Était son fils ? Peu importe le nombre de fois qu'on lui avait tendu la perche, Saïd n'avait rien saisit et maintenant qu'on avait finit par la mettre dans ses mains, il ne savait toujours pas quoi en faire. C'était tout simplement impossible. Est-ce que les gens avaient oublié qu'il avait passé les quinze dernières années dans le noir, incapable de faire quoi que ce soit en dehors d'appeler Zoya dans l'espoir qu'elle le sauve ou au moins qu'elle le rejoigne pour qu'il puisse lui mettre une bonne raclée ? Et ce gamin avait, quoi, quatre ans ? A moins que Zoya se soit amusée avec son corps inanimé, Saïd avait du mal à trouver toute crédibilité à cette histoire. Et n'était-il pas sensé être un Rosier ? Un mauvais Rosier bien fané, certes, mais le fils d'Elliot, non ?
Le cerveau de Saïd ne sembla pas voir que s'il avait trouvée la possibilité que l'enfant soir d'un homme qui était mort le jour même où lui était tombé dans le coma plausible, la chose l'était tout autant pour lui.
Son regard s'attarda sur le visage fatigué et abîmé du petit garçon allongé là. Pff il me ressemble même pas, quelle blague, pensa-t-il comme s'il ne voyait pas cette petite moumoute, ce petit nez chaque matin dans la glace.
L'enfant était presque méconnaissable pour Saïd qui tentait d'associer ce corps endormi à la petite teigne qu'il avait terrorisé dans la Cabane Hurlante. Elliot n'avait pas l'air de vouloir faire exploser des armoires aujourd'hui. Le souvenir de ce jour s'accompagna d'images et au lieu de cette loque pathétique, Saïd  revit le petit garçon couvert de sang, plein de haine et de fierté. Il revit cette petite lueur dans ses yeux qui lui donnait l'air d'être près à aller massacrer toute une portée de chiots. Ce petit garçon là, aurait très bien put être son fils.
L'idée commença lentement à faire son chemin dans son cerveau, mais Saïd la chasse vite fait d'un frisson. Sale histoire.

Sans plus tarder, l'homme quitta la chambre sans un regard en arrière. Il n'était pas venu pour voir un gamin, ni pour avoir une adolescente lui conter des histoires. Il était venu pour voir Zoya. Il la trouva dans sa chambre en suivant les petites gouttes de sang qui avaient perlées de sa blessure ré-ouverte. Saïd n'y fit pas vraiment attention et lorsqu'il fit à nouveau face à Zoya, il n'avait plus du tout peur pour sa santé, il n'avait plus peur du dragon, ni envie de la femme au bout de l'allée. Il se trouvait face à la femme qui lui avait mentit et qui lui avait pondu le plan le plus tordu du monde. Il l'observa, encore incertain de ce qu'il pensait de tout ça, d'elle.
Il pouvait voir sa soif de vengeance, sa soif de sang, l’adrénaline tirer ses trais dans un sourire sadique, mais ce la lui semblait soudainement si lointain. Lui, le roi de la rage, le seigneur des bains de sangs et de la violence gratuite, ne prit rien de ce que Zoya lui offrait. Car il ne comprenait pas. Qui ? Pourquoi ?

Ce sentiment était si étrange, si incompréhensible que même Saïd comprit qu'il ne pourrait y trouver du sens pour l'instant. Il se força à bouger et lentement, il vint entourer Zoya de ses bras. Elle était brûlante. En l'enlaçant, peut-être pourrait-il récupérer un peu de sa rage ? Il inspira son parfum et sa fièvre en fermant les yeux, et déposa un petit baiser sur sa tête. Lorsqu'il rouvrit les yeux, ses pupilles jaunes avaient récupérée un peu de leur lueur de folie.

- C'est parti. dit-il avec un petit sourire sombre.
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