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 Are we not all stories in the end ?

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MessageSujet: Are we not all stories in the end ?   Sam 21 Juin - 12:15







Jack Crawford ne l'aimait pas, ce n'était pas un secret. Il ne faisait aucun effort pour masquer sa colère et sa frustration à chaque fois que l'écrivain et sa frimousse pimpante d'Anglais entrait dans son champs de vision. Peut-être auraient-ils pu s'entendre dans d'autres circonstances ? En tout cas, l'agent du FBI était bien trop noyé dans son dédain pour y songer.

- Mes hommes sont occupés Lawrence ! Si vous ne l'aviez pas remarqué, nous sommes en train d'essayer d'attraper un tueur. Je ne gaspillerais pas une seconde de leur temps pour remplir les pages de votre bouquin ! Je me fiche de ce que mes supérieurs pensent gagner à vous avoir ici, mais je n'ai pas besoin de charognard comme vous dans mes pattes ! avait-il hurlé lorsque Lawrence se permit de lui soumettre une requête.

- S'il-vous-plait, agent. Pourrions-nous mêler un peu de sens et de productivité à cette relation infructueuse qui nous unie ? Je n'ai pas l'intention de vous mettre des bâtons dans les roues, je ne souhaite être que témoin du déroulement de cette affaire. Puisse-t-elle se dérouler à votre guise.
Je ne suis pas agent du FBI, ni criminologue, ni psychiatre talentueux. Je suis écrivain, entre autre chose, et je comprends que vous ne parveniez pas encore à me placer dans cette complexe machine que vous vous efforcez de faire fonctionner. Oui, je suis peut-être un charognard venu me repaître de vos efforts. Mais sachez que même les charognards ont leur utilité dans ce monde, si ce n’est la plus importante, mais là n’est pas le débat.
Je peux vous assurer que la personne que je souhaite rencontrer ne manquera pas crucialement à votre équipe, et j’ai confiance en ma capacité de faire un hôte accommodant. Elle passera un agréable moment et vous n’aurez pas à m’avoir dans vos pattes le durée que prendra ces entretiens.


- Elle ? Vous voulez dire…

- Miriam Lass, oui.
Je sais que vous y êtes très attachée et que votre instinct protecteur vous dicte que la laisser avec un homme que vous n’appréciez aucunement est la dernière des choses que vous souhaitez faire. Mais, elle n’est pas crucial à l’avancement de cette enquête, en tout cas, pas dans le sens pragmatique. Son esprit en revanche, aussi abîmé et perturbé soit-il, abrite peut-être la clé de vos questionnements.
Et, comme il a été mentionné précédemment, je ne suis ni agent du FBI, ni psychiatre talentueux. Je n’irais pas farfouiller dans son intimité à la recherche de quelque chose qu’elle ne souhaite pas trouver. J’observerais, j’écouterais simplement ce qu’elle libérera d’elle-même. Et croyez-moi Jack, vous vous rendrez vite compte que j’ai le sens du détail.


Le ciel faisait pâle figure en ce début d’après-midi. Mais Cal ne s’en plaignait pas. Accompagné de sa tasse Minton d’un rafraîchissant vert pâle dans laquelle reposait son breuvage ambré préféré, il appréciait la manière dont la lumière blafarde attaquait les pages de son carnet de croquis et le grain de ses coups de crayon. Il posa son outil pour caresser la poignée dorée de sa tasse lorsqu’un timide bruit vint arrêter son geste. Avec un sourire, il quitta son siège et fit doucement son chemin jusqu’à la porte de son appartement. Il ajusta légèrement les manchettes de sa simple chemise blanche alors qu’on frappait pour la deuxième fois à sa porte. Ouvrant enfin la porte, il offrit un sourire accueillant à sa visiteuse.

- Miss Lass. Merci d’avoir accepté de me voir, c’est un plaisir de vous rencontrer. dit-il d’une voix douce. Mon nom est Cal Lawrence. Enchanté. ajouta-t-il en lui serrant délicatement la main. Je vous en prie, entrez.

Il l’invita d’un geste de la main. Ils firent leur chemin dans l’entrée, sombre mais invitante. Accommodée d’un simple meuble boisé aux ornements subtiles sur laquelle était posé bouquet de Lilas violacés dans un vase chinois.
Il rejoignirent en suite le séjour d’ambiance bien plus feutrée et confortable avec son épais tapis d’un rouge profond, ses sièges de vieux cuirs et ses meubles de bois Cocobolo. Les murs de tapisseries étaient par endroit recouvert de bibliothèque et par d’autres de quelques tableaux peints de la main de Cal Lawrence lui-même.

- Voudriez-vous du thé ? Le Earl Grey m’accompagne partout ou je vais mais je sais sinon proposer une grande variété d’autres saveurs. Je préférerais cependant que nous gardions ce premier entretien libre d’alcool. ajouta-t-il joyeusement en récupérant sa propre tasse et en  trempant ses lèvres.



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MessageSujet: Re: Are we not all stories in the end ?   Mer 9 Juil - 10:04








Sa chère Minton masqua son sourire amusé. Tant de méfiance, d’impatience et d’agressivité à peine m. Il pouvait le sentir aussi bien que le parfum du thé dans lequel il trempait ses lèvres. Il connaissait l’histoire de la jeune femme et pas seulement en surface. Jack était le premier à lui mettre des bâtons dans les roues, mais il était du devoir d'un écrivain de maîtriser son sujet. Lawrence avait su tirer des informations de tous côtés et de partis plus bavard que le froid inspecteur protecteur. Et au final, Jack Crawford lui-même lui avait cédé la dernière pièce du puzzle. Une pièce, d'attitude certainement similaire à celle de son mentor, remarqua Lawrence légèrement amusé.

- Je suis heureux d'entendre que vous n'êtes pas alcoolique, je ne le suis pas non plus. Et vous avez bien raison. Je suis à l'aise et je souhaite rester, vous pas. De l'eau ce sera. Répondit joyeusement avant de se diriger vers sa cuisine.

S'éloignant d'un pas tranquille, il ne se pressa pas. Versant une eau fraîche et filtrée dans un verre cristallin, l'écrivain s'autorisa un petit coup d'œil vers son invitée. Crispée sur son fauteuil, elle ne s'était séparée ni de sa veste, ni de son sac. Lawrence retint un petit rire. Il savait que faire face à de l'agressivité devait enclencher une réaction naturelle de peine ou d'empathie. Mais il le savait seulement, il ne le ressentait aucunement. Néanmoins revenant avec le verre d'eau posé sur un petit plateau de bois laqué décoré d'une petit fleur violette, il se força à effacer son sourire amusé. Rien ne servait de rendre son invitée plus renfrognée encore.

Elle l'était bien assez lorsque Lawrence revint à ses côtés et lui présenta son verre. Impatientée elle questionna ses motifs. Lawrence ne répondit pas tout de suite, attendant que la jeune femme prenne son verre et préférablement qu'elle ne le vide pas à sa figure. Il s'assit calmement dans son fauteuil, reprit sa tasse et se permit une courte gorgée de thé. Peut-être jouait-il trop avec la patience d'une femme qu'il avait peiné a avoir devant lui, mais cette tension avait réellement quelque chose de divertissant. Un sentiment qui le frappait souvent lorsqu'il se rendait lentement compte qu'il faisait quelque qu'il n'était pas sensé.

- Et j'ai des achats à faire et un livre à écrire. Pourtant nous voilà à perdre notre temps. répondit-il d'un ton fin d'insolence.
Rectifiant son assise dans son fauteuil comme si elle lui eut été inconfortable, il déposa sa tasse sur une petit table à côté de lui.
- S'il-vous-plait détendez-vous, rien ne nous oblige rendre cela désagréable. ajouta-t-il d'une voix plus douce et désolée. D'ailleurs, personne ne nous oblige à rien.

Ou du moins, c'est ce qu'il espérait que Miriam Lass puisse ressentir en s'asseyant en face de lui. A la voir ainsi crispée et immobile sur cette pièce d'ameublement de grande finesse et qualité, on aurait presque cru deviner des liens l'emprisonnant sur place. Ses liens semblèrent se desserrer quelque peu lorsqu’elle entendit les mots de l’écrivain mais avant qu’elle ne se fasse les mauvaises idées, ce dernier reprit la parole.

- Excepté Jack qui vous a fait venir ici.
Ce n’était ni un mensonge, ni toute la vérité car si Jack Crawford avait eu carte blanche dans cette histoire, Miriam Lass serait devant une copie d’examen et Lawrence de retour chez lui en Angleterre.
- Mais il n'est pas là. Pas pour l'instant. la rassura-t-elle sur le ton de la confidence.

Il jeta un bref coup d’oeil au sac de Miriam. Il se doutait bien que quelque part facile d’accès s’y trouvait un téléphone ou une arme. Elle put voir ue son interlocuteur se doutait de quelque chose, mais il ne fit aucune remarque et se reconcentra sur son visage renfrogné.
- Nous pouvons l'appeler si cela vous détendrait. Mais je vous j'avoue que ça n'aura pas les mêmes bienfaits sur ma personne. Il sait se montrer assez rude lorsqu'il a l'impression de perdre son temps.

Lawrence reprit sa tasse de thé et la caressa doucement de ses doigts fins, comme pour se rassurer. Sa position légèrement recroquevillé lui donnait un air presque frêle et apeuré. Autorisant son regard à quitter son invitée pour se plonger dans la surface ambrée et délicate de son thé, il s’évada un instant dans ses pensées.

- Je le plains parfois. reprit-il sans spécialement s’adresser à Miriam. Il me parait débordé, tiraillé. Un brave soldat se battant sur tous les fronts sans une seule minute pour souffler. L'inattention devient synonyme de danger. Le boulot, les amis, la famille... Sa vie est une succession d'obligations à remplir.

Dans son regard perdu au loin brillait une fausse lueur d'empathie. Il était étranger à ce genre de sentiment. Mais il apparaissait tout de même peiné et compatissant. Car Lawrence éprouvait un peine sincère en songeant que l'homme qui décrivait, regorgeant de force et de conflits se montrait si fermé et inaccessible.

Son discours n’était cependant pas vraiment à propos de Jack car en face de Lawrence ne se trouvait pas rustre agent du F.B.I., mais sa petite protégée. Si brave et se battant pour reconstruire sa vie. Il y avait une certaine noblesse mais aussi une stupidité à persister dans la voix sombre qui l’avait menée à sa perte. Un courage fêlé, une détermination malsaine, des perles précieuse de la complexité d’un esprit humain que Lawrence observait avec curiosité. Mais toujours, avec grande discrétion.

- Peut-être devrais-je songer à l'inviter un jour... Mais pas avant que je sois sûr qu'il n'en profitera pas pour me bâillonner et m'enfermer dans un placard pour toujours. continua-t-il sur le ton plus léger de la plaisanterie.


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MessageSujet: Re: Are we not all stories in the end ?   Mar 5 Aoû - 8:10







Miriam Lass ne s’émut aucunement devant les charades de l’écrivain. Au contraire, chaque mot qui sortait de sa bouche qui ne se révélait pas être la réponse qu’elle attendait la crispa de plus en plus. Elle n’aimait pas être ici, elle n’aimait pas l’écouter et par dessus tout elle n’aimait perdre son temps.
Elle ne manqua pas de craquer et, saisissant ses affaires elle se libéra d’elle-même de cette agaçante situation.

Lawrence l’observa du coin de l’oeil, cachant un sourire satisfait derrière sa précieuse tasse de thé. Il aurait pu s’offusquer ou tenter de la retenir, mais contrairement à ce que la jeune femme pensait, Cal n’était pas seulement là pour lui faire perdre son temps. Il était là pour observer. Outre quelques regards fuyants, des froncements de sourcils et des gestes inquiets à demi-esquissés, le départ de Miriam Lass était jusqu’ici l’information la plus intéressante qu’elle ai laissé paraître.
L’auteur déposa néanmoins sa tasse rapidement et lui emboîta le pas. Il n’en avait pas fini avec elle. Saisissant son manteau noir pendant à l’entrée, il se permit un dernier regard vers son cher salon laissé à l’abandon. Oui, c’était bien là sa zone de confort. Mais s’il y était si attaché, il n’aurait pas traversé la moitié du monde pour courtiser un mystérieux tueur en série. Il verrouilla la porte de son appartement et sortit.

- Très bien, je vous suis. dit-il d’un ton vaincu pas aussi convaincant qu’il l’aurait voulu. Enfilant son manteau noir, il releva son col pour paraître un peu plus renfrogné. Mais il fallait avouer, Cal et son petite sourire enjoué avaient rarement l’air renfrognés.

- Dites-moi quelle est votre zone de confort ? demanda-t-il doucement en se tournant vers la jeune femme.

Une question loin d'être anodine.

Il aurait voulu proposer le musée, une bibliothèque ou une église, des lieux qu’il affectionnait lors d’une calme promenade, mais il ne se prononça pas, ne voulant pas influencer son sujet.
Car réellement la zone de confort de Cal Lawrence était lorsqu’il observait quelqu’un. Comme il observait Miriam Lass en cet instant.



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