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 Lincoln Porter Graham

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Messages : 1356
Date d'inscription : 22/09/2011

MessageSujet: Lincoln Porter Graham   Jeu 6 Nov - 17:05

LincolnPorter Graham




|| Nom : Graham
|| Prénom(s) : Lincoln Porter
|| Âge : 30 ans
|| Lieu de naissance : Île de Jersey
|| Statut : Célibataire
|| Métier : Mécanicien

|| Groupe : Keep Moving
|| Rôle : Son propre chef
|| Arme de prédilection : Tout objet contondant

|| Avatar : Aaron Johnson
|| Crédit (c) : Tumblr


Basic Inventory
Sa ceinture de mécano à laquelle est accroché un tourne-vis et une clé à molette. Une laisse de chien qu'il utilise comme corde. Son porte-feuille. Un paquet de Haribo. Ses vêtements (pantalon, t-shirt, sweat), une paire de Rangers aux pieds.



My history, before and after.


Lincoln est né sur la petite île de Jersey. Perdu dans la mer entre la France et l'Angleterre, ce petit bout de Terre était loin du terrain de jeu dont un petit garçon avait besoin pour s'épanouir. Enfermé par les flots et avec pour seule compagnie un père marin absent et une mère alcoolique, il ne restait au petit garçon que sa tête pour s'évader. Fabricant ses propres jouets de bouts de ferraille et de corde trouvés sur les pontons du port de l'île, le jeune garçon rêvait déjà d'être inventeur et de révolutionner le monde qui l'attendait au-delà de l'horizon sombre et houleux. Mais le vent et le temps eu lentement raison de ses jeunes ambitions. Sa mère, voyant lentement son enfant pourtant si vivant et créatif se résigner à devenir marin comme son père, fit tout ce qui était en son pouvoir pour l'envoyer loin de cette maudite et misérable île.

Lorsqu'il eut 16 ans Lincoln quitta enfin, et pour la première fois, sa terre natale. Il fût envoyé en Écosse, là où résidaient ses grands-parents. Il fut placé en pension. La vie auprès de ses grands-parents fût beaucoup plus douce. Le jeune garçon connu pour la première fois, l'attention et la tendresse d'un parent. Il n'oubliera jamais l'effet surprenant que pouvait avoir un simple sourire, une caresse ou une petite sucrerie à la fin d'une dure journée. Éduqué par ses grands-parents, qu'il aimait plus que tout, Lincoln grandi et devint un jeune homme rayonnant de bonne humeur, d'humour et de gentillesse.
Le bonheur permit aux petites idées de retrouver leur chemin jusqu'au cerveau du jeune homme. Il ne voulait plus devenir inventeur, ou refaire le monde, mais l'idée d'être son propre patron et d'ouvrir un petit garage à son nom devint lentement son rêve pour le futur.

Sortant du bac, il ne fallut pas plus à l'adolescent que la bénédiction de ses grands-parents pour se lancer dans l'aventure. Accompagné de son berger allemand nommé Paris et d'un simple sac à dos, il partit faire le tour des grandes villes d'Ecosse. Il trouva finalement un garage prêt à le prendre en apprentissage à Moffat, une petite bourgade prêt de l'autoroute à mi-chemin entre la frontière Anglaise et Glasgow. Le garage était tenu par un vieil homme un peu bourru, incertain du futur de son affaire. Lincoln lui, ne travaillait que dans l'espoir d'ouvrir son propre garage, mais cela n'empêcha pas la fille du propriétaire, Johanna, de le regarder d'un mauvais œil. Elle lui reprocha longuement de vouloir lui piquer sa place auprès de son père, lui qui avait toujours rêvé avoir un fils. Bref, ce n'était pas le grand amour.
Et pourtant au fil des années , encouragés par la sincérité, la complicité et un peu d'hormones, les deux jeunes adultes finir par tomber amoureux et ne plus se séparer. Il rigolaient souvent en disant qu'au final, ils auraient tout les deux ce qu'ils souhaitaient s'ils finissaient par se marier. La mère de Lincoln mourut d'une cirrhose du foie, son père ne chercha pas à le recontacter, et le temps ne se montrait pas clément envers ses grands-parents ni même le père de Johanna. Mais Lincoln gardait le sourire. Car il avait Johanna, car il rassurait son père en assurant la relève du garage, car Paris avait enfin apprit à lui rapporter une bière du frigo, car Lincoln garderait toujours en lui l'amour de ses grands-parents, et car il savait que en ces temps sombres, un sourire et une bonne blague, apporterai toujours un peu de lumière.

Lincoln garda toujours cet état d'esprit en tête, malgré les nouvelles toujours plus inquiétantes qui leur parvenait à propos de l'épidémie. Il était d'ailleurs le premier à en rire. Partagé entre l'incrédulité et l'amusement lorsque, vraisemblablement, le monde semblait décidé à suivre le scénario d'un film d'horreur. On pourrait croire, que la première rencontre avec un zombie l'aurait désenchanté et fait céder à la panique et à la terreur, mais il n'en fut rien. Tentant très brièvement d'engager la discussion avec un des mort-vivant, se moquant gentiment de son visage défiguré, Lincoln eu plutôt l'impression de faire face à l'un des nombreux hommes bourrés sortant des bars encore torchés le dimanche matin.
Comprenant tout de même le danger que représentait l'épidémie et sa horde de cannibales affamés, il poussa rapidement Johanna et son père à abandonner le garage.

À bord de leur pick-up, le quatuor tenta de rejoindre les grands-parents de Lincoln à l'ouest mais rapidement submergés par les morts, ils durent prendre la fuite et regagner Moffat sans connaître le sort des deux personnes âgées. Ce fut le premier coup dur pour le jeune mécano, qui se força néanmoins à garder l'optimisme et la force d'esprit nécessaire pour protéger Johanna et son père. Tout quatre survécurent pendant plusieurs mois sans beaucoup s'éloigner de leur point de départ dans l'espoir de pouvoir regagner le garage une fois l'épidémie contrôlée.
Mais au fil des jours, les mort ne se faisaient que plus nombreux. Le couple tenta de convaincre le vieux père de Johanna de partir, mais celui-ci refusait d'entendre raison. Il finit par céder, mais c'est en faisant une dernière expédition au garage, qu'il disparu. Ce fut de tour de Johanna de refuser de partir sans son père, mais au bout de quelques jours de recherche ils ne trouvèrent  aux abords du garage, que le cadavre animé d'un homme qu'ils avaient aimé.

Johanna, Lincoln et Paris prirent alors la route sans regarder derrière eux. Convaincu que les grandes villes n'étaient pas une destination très sûre, ils se dirigèrent vers l'Est. Ils songèrent d'abord à rejoindre Newcastle et éventuellement monter sur un ferry pour gagner la France ou même une petite île comme Jersey. Mais plus ils s'approchèrent de l'agglomération plus la densité de mort-vivants augmentait. Déviant alors vers le Nothumberland National Park et le Kielder Forest Park, il abandonnèrent l'idée de prendre la mer et s'établirent près du lac de Kielder Water.
Pendant près d'un an, le couple et leur chien menèrent la belle vie ou presque. Les rôdeurs étaient moins nombreux dans la forêt que sur les routes et facilement gérable. Il leur arrivait d'avoir des problèmes lors de leurs expéditions pour se ravitailler en vivre. Une fois Lincoln fit même une indigestion en testant la comestibilités des baies qu'il voyait un peu partout dans le parc. Mais en dehors de ça, la routine qu'était devenue d'abattre les rôdeurs aux alentours, Johanna et Lincoln étaient comme en vacances, ou en lune de miel.
Les tourtereaux n'avaient pas chassé l'idée de se marier de leur tête, même si la quête d'un prête en ces temps allait se révéler comiquement épique. L'idée de fonder une famille flotta aussi dans l'air sans jamais vraiment être adressée. Johanna griffonnait de petits motifs qu'elle avait l'intention de mettre du la peau de Lincoln dans une nouvelle technique de tatouage artisanal et naturel. Lincoln renouait avec son rêve de devenir inventeur en fabriquant des outils les plus loufoques les uns que les autres avec des matériaux de récupération, tout en poussant la chansonnette. Paris, lui, se découvrait une passion pour la chasse aux lapins et la pratique étrange du grattage d'écorce de pins. Bref, tout allait bien. Merveilleusement bien.

Les sceptiques et superstitieux s'attendraient à ce que tout finisse par s'effondrer. Mais pas Lincoln, ni Johanna ou Paris. Confortable dans leur étrange vie et se faisant à l'idée qu'ils étaient dorénavant seuls au monde, ils ne s'attendirent pas à ce que leur bonheur soit brisé par d'autres hommes, vivants ceux-ci.
Un coup de feu avait retentit puis un jappement aiguë. Lincoln et Johanna déboulèrent pour faire face à un petit groupe de trois personnes. L'homme qui tenait le fusil encore fumant se répandit en excuses, justifiant qu'il avait cru voir un cerf, qu'ils avaient faim et n'avaient plus rien à manger. Mais tout ce que Lincoln voyait était le corps percé de leur fidèle compagnon,tout ce qu'il entendait était son souffle paniqué et saccadé et ses petits couinements de souffrance.
Pour la première fois de sa vie, Lincoln explosa de rage et chassa les intrus en se fichant bien de leurs excuses et supplications. Le groupe s'en alla et le couple fit tout ce qu'il pu pour sauver leur fidèle compagnon, sans succès. Finalement, ne supportant pas les petits couinements d'agonie de Paris, Lincoln mit fin à ses souffrances d'une lame dans le cœur.
Ils firent une belle petite cérémonie en son honneur et se consolèrent l'un l'autre. Ils tentèrent de retrouver leur routine malgré le vide que Paris laissait derrière lui. Une chaleur en moins la nuit, plus d'oreille en alerte pour les prévenir du danger et plus de langue tirée et de queue remuante. La vie reprit son cours mais la magie avait disparue. Les dessins furent rangés et les chansonnettes plus courtes et mélancoliques. La peur rôdait de nouveau derrière les troncs des arbres.

Lincoln ne su pas dire s'il y avait réellement plus de rôdeurs dans les parages ou si ce n'était que le fruit de l'imagination quelque peu assombrie. Ou était-ce ce groupe qu'ils avaient croisé ? Le mécano les avait chassé mais ils avaient très bien pu établir leur propre camp un peu plus loin.
Chaque jour, la menace se faisait plus pesante. Chaque nuit était écourtée par la peur. Mais concentrés sur l'idée de retrouver la paix qu'ils avaient connu, ni Lincoln, ni Johanna ne songea à partir. C'était trop dur de tout quitter encore une fois, de devoir recommencer à zéro. Et pourtant le plus dur était encore à venir.

Un peu trop d'obstination, un peu trop de fatigue, un peu trop d'inattention et ce qui devait arriver arriva. Johanna se fit mordre par l'une des créatures.
Comme s'il se rendait enfin compte de ce qu'ils auraient dû faire dès la mort de Paris, Lincoln remballa tout dans leur pick-up et ils prirent la route. Aucun d'eux n'osa parler le premier jour, de peur qu'y mettre les mots les condamnait à accepter ce qui les attendait. Lincoln prit la route du nord sans vraiment savoir ce qu'il cherchait. Fuir leur havre de paix transformé en enfer en l'espace de quelques semaine ? Rejoindre la civilisation pour trouver un remède ?
Mais au fil des jours et des kilomètres, la fièvre de Johanna ne garda pas le silence. Malgré les efforts de Lincoln pour chasser ses idées sombres en brayant des chansons grivois et en lui faisant des colliers de marguerites, l'était de la jeune femme se dégrada rapidement au cours de la semaine. S'arrêtant à court de carburant aux abords d’Édimbourg, le couple ne put ignorer l'inévitable plus longtemps.
Ce fut dur, très dur. Mais le plus dur ne fut pas lui mettre une balle dans la tête, ou ce baiser qu'il avait échangé en sachant que c'était le dernier.

Le plus dur fut le silence.

Lincoln déposa le corps de Johanna dans les vagues sombres et houleuses de la mer du Nord. En la voyant lentement s'éloigner vers l'horizon, il se souvint qu'ils avaient parlé un jour d'aller voir Paris, la capitale de France. Un maigre sourire s'étira sur le visage triste Lincoln alors qu'il songea que Johanna aurait quelque peu de chemin à faire une fois arrivée au Danemark ou au Pays-Bas. C'était une blague bien évidemment. Johanna ne regagneraient sûrement jamais la terre et si c'était le cas, elle ne se relèverait pas pour aller visiter Paris, Lincoln s'en était assuré.
Le mécano se retourna, forçant son faible sourire à demeurer sans trembler sur son visage pourtant tiré par la tristesse. Remontant dans son pick-up, il reprit la route avec pour seul but : avancer.

La tentation de chasser le silence par d'autres voix, d'autres rires était forte. Mais encore amer de sa dernière rencontre avec un autre groupe, Lincoln préféra rester seul. Sans vraiment savoir ou il allait, sa vie se résuma à amasser des vivres et de l'essence dans son pick-up, trouver un coin sympa où rester, puis finalement décider de partir à nouveau. Rien ne le retenait, rien ne le motivait particulièrement en dehors de ses diverses envies du moment. Voir la mer, trouver un magasin de literie, estimer la situation dans les grandes villes, manger du chocolat.
Un jour, alors qu'il déboulait dans un chemin de forêt, il faillit écraser une jeune fille sur le bord de la route. Il ne s'arrêta pas et ne chercha pas à savoir si elle le lui demandait. Pourtant il ne put s'empêcher de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, juste pour chasser le pincement apparu dans son torse à la vue d'une chevelure blonde. Il imprima le visage qui n'était pas celui de Johanna et la moto sur le bas côté. Il continua sa route.
Lentement le silence se fit tout de même moins pesant, les chansonnettes revinrent et même les petits dessins cette fois gribouillés par Lincoln sur un morceau de paquet de céréales.

Étrangement, c'est lorsque la solitude ne le fit plus souffrir qu'il se sentit prêt à accepter la présence d'autres personnes. D'ordinaire lorsqu'il devinait la silhouette d'un vivant, entendait des voix non loin ou même des appels au secours, Lincoln détournait la tête, pinçait les lèvres et passait son chemin. Mais ce jour là, alors qu'il passait devant une pharmacie, des cris de panique attirèrent son attention. Un homme dans la cinquantaine abattait frénétiquement ses agresseurs à coup de hachette et derrière lui se cachait tremblante une jeune adolescente de 15 ans. Les cris ne venaient pas d'eux mais de celle qui se faisait lentement déchiqueté par une dizaine de mâchoires pourries.
Lincoln sauva le père et sa fille en les embarquant dans son pick-up, et démarra en trombe, laissant la mère à son triste sort. Ce fut ainsi que Lincoln rencontra Bob et sa fille Anna. Bien sûr, la mort d'une épouse et d'une mère n'était pas la meilleure des conditions pour faire connaissance. C'est sous forme d'un partenariat distant que les deux partis cohabitèrent. Lincoln partageait les vivres qu'il avait récolté ainsi que l'abri qu'offrait son pick-up tandis que Bob l'aidait pendant les expéditions. Ce n'était pas équitable mais Lincoln s'en fichait pas mal. Il avait aidé ces personnes et ne tenait pas à les abandonner. Il accepta de les emmener jusqu'au port de Glasgow où Bob prévoyait d'y trouver un bateau pour gagner une île reculée et sans infectés.

La cohabitation se passa tranquillement, bien que ni Bob, ni Lincoln ne tenaient particulièrement à s'ouvrir à l'autre ou se lier d'amitié. Anna, en revanche, n'eu pas autant de scrupules. Intriguée et amusée par cet homme qui chantonnait doucement le matin, qui trouvait le temps d'essuyer délicatement les jantes de sa voiture et qui gardait toujours un sachet de bonbon dans la poche de son pantalon, elle se rapprocha doucement de lui. Malgré tout ce qu'elle avait enduré, malgré le sentiment puissant qu'elle était tombée dans un cauchemar sans fin, lui qui ne semblait pas se laisser abattre par l'apocalypse réussit à lui redonner le sourire et même la faire rire.
Bob en revanche ne voyait pas cela d'un très bon œil. Ce n'est pas le sourire précieux de sa petite fille qu'il craint mais bien tout le reste. Ne connaissant rien de Lincoln, il ne peut que se méfier de ses intentions. Même s'il eu été convaincu que ce dernier n'avait rien derrière la tête, il n'aimait pas son insouciance apparente, son humour parfois inapproprié et son air détendu et joyeux. Bon sang qui avait le temps de faire des bracelets de marguerites pendant une invasion de mort-vivants ?! Les fous et les idiots inconscients. Pourtant Bob garda tout cela pour lui, forcé d'accepter le fait que Lincoln était parvenu à apporter à sa petite fille quelque chose que lui-même avait perdu : l'espoir.
Mais pour Bob, espoir était quelque chose de frivole dans un monde où il n'y avait de place que pour la survie. Malheureusement pour Anna, son père avait raison.

Un cri retentit dans la forêt de Galloway. Si bref et aiguë que Lincoln se cru hanté par un écho du passé. Mais c'était plutôt un nouveau futur sombre qui l'attendait.
Travaillant sur le moteur du pick-up, Lincoln n'avait pas tenu à accompagner l'adolescente au petit coin, même si son père s'était éloigner pour prendre de l'eau au ruisseau. Anna d'ailleurs, ne dérangea pas le mécanicien concentré pour une chose aussi embarrassante et s'éloigna toute seule dans la forêt silencieuse. Les choses auraient pu tourner autrement, mais elles se déroulèrent ainsi.
C'est la tristesse et la frustration lorsque après plusieurs heures de recherches paniquées, les deux hommes virent Anna ramper lentement vers eux, de la chair pendant déjà de sa petite bouche violette. Mais pour Bob, ce fut la rage et le désespoir qui le rongea jusqu'à la moelle. Lincoln fit de son mieux pour sauver ce qu'il restait de l'homme qui avait dû abattre sa petite fille.
L'embarquant dans le pick-up pour rouler au loin, Lincoln savait que Bob ne s'en remettrait sûrement jamais. Pourtant il ne s'attendait pas à ce que ce dernier lui saute soudainement et sauvagement à la gorge. Perdant le contrôle du véhicule, ils s'écrasèrent dans un petit fossé au bord de la route. Dans la panique le mécanicien cru que Bob s'était transformé sans raison lui aussi, mais il se rendit vit compte que l'homme qui continuait de se ruer sur lui était bien conscient et vivant. Le menaçant de sa hachette, il le blâmait de la mort d'Anna et l'insultait de tous les noms. Lincoln prit la fuite, n'ayant pas le cœur de s'en prendre à un vivant et un comparse. Courant à en perdre haleine sans autre direction que celle opposée à Bob qui continuait de hurler comme un fou, le jeune homme se retrouva rapidement encerclé de rôdeurs.
N'ayant pas d'autres outils que ceux qui se trouvaient à sa ceinture lorsqu'il avait prit la fuite, Lincoln se sentit bien ridicule et fit de son mieux pour ne pas abandonner un combat qui lui semblait interminable. Il eu l'impression de frôler la mort et ses crocs pendant des heures jusqu'à ce qu'enfin, le dernier s'écroula, le crâne transpercé par un tournevis. Lincoln ne savait pas ce qui avait pu arrêter le flot de mort-vivants. Il n'entendait plus les rugissements de Bob. Mais sans perdre son temps à tenter de comprendre, Lincoln ramassa son tourne-vis et puisa dans ses dernières forces pour continuer de courir.

Depuis Lincoln continue son périple. La survie est devenu un automatisme pour lui. Et comme avant, bien qu'il n'a plus autant de moyens ou de confort, il vit sa vie au fil des obligations et des envies.
Fatigué de voir les gens mourir ou devenir fou, fatigué de la tristesse, de la haine et des surprises, le mécano s'est décidé à survivre seul. Il le vit plutôt bien au final, on peut le constater aux échos mélodieux qui résonnent par-ci par-là et aux emballages de bonbons.
Pour lui,  le plus grand danger de cette apocalypse ne sont pas le manque de nourriture, la maladie ou même les morts, mais la folie qui naît chez les hommes lorsque ceux-ci oublient de vivre. Quitte a encore avoir le contrôle de ses muscles faciaux, autant sourire, non ?



And me L.
Ehm. Salut. Ehh... Ouep. Ben euh... J'aime les oreillers, le vent, les balades sur la plage et les figues. J'ai très probablement un syndrome compulsif du pliage de grues en papier. J'ai arrêté de RP pendant un petit temps et je viens retrouver mes marques ici. Soyez gentil ?


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