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 Fuir ? Mais non voyons !

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MessageSujet: Fuir ? Mais non voyons !   Sam 14 Mar - 11:39

Evan Rosier ouvrit les yeux et expira doucement. Simplement ainsi, il était réveillé. Sa routine précise et minimaliste était bien différente de celles de ses camarades encore endormi. Saïd ronflait paisiblement sur le sol à côté du lit où il avait débuter la nuit. Avery marmonnait et babillait docilement sous sa couette comme un enfant. Severus lui était allongé dans son lit, encore endormi et pourtant exhibant déjà son air contrarié habituel.
Le serpent ne leur accorda que peu d’attention, habitué à être celui qui passait le moins de temps en compagnie de l’ennuyeuse Morphée. Même après qu’il ait prit une douche rapide, rien n’avait changé dans la chambre des Serpentards. Prenant une chemise repassée, un pantalon noir et la cravate de sa maison, l’élève s’habilla en quelques mouvements experts. Il s’observa dans la glace pour constater qu’il arborait la même apparence que tous les autres jours qu’il passait à Poudlard. Il glissa son éternel carnet noir dans l’une de ses poches, prit sa longue et fine baguette magique et sortit de la chambre.

Des voix dans la salle commune le fit s’arrêter et réfléchir un peu à la légitimité de sa routine. Chaque jour qui n’était pas rythmé par les cours, Evan aimait le passer à la bibliothèque ou le savoir à porté de main et le calme studieux étaient ses partenaires de travail préféré. Mais aujourd’hui était un jour de vacances scolaire.
Evan avait toujours refusé de passer des jours de sa vie inutilement enfermé dans ce château. Rentrant chez lui à chaque vacances pour faire acte de présence auprès de sa famille mais aussi pour jouir de la liberté que lui offrait la vie dans son propre foyer. Là-bas, il n’avait besoin de justifier ses expériences et recherches sur la magie noire. Elle y était même appréciée et encouragée.
Mais les circonstances particulières de sa présence ici à Poudlard en cette année erronée firent qu’il dût passer ses premières vacances de noël avec tous les autres infortunés de sa promotion. Bien qu’il n’ai jamais passé de vacances au château, Evan pouvait savoir qu’il y aurait plus d’élève qu’à l’ordinaire sachant que toute une promotion était coincé à l’intérieur. Et plus d’élèves en manque d’activité stimulante et de contraintes pédagogique. Cela voulait forcément dire plus de désordre et de bruit et alors qu’il arrivait à cette conclusion Evan avait déjà commencer à rebrousser chemin. Saïd pouvait être insupportable mais il finirait par se lasser et quitter la chambre qui deviendrait alors sûrement un lieu d’étude plus calme que la bibliothèque.

Mais les voix de la salle commune qu’il n’écoutait qu’inconsciemment l’interpella, l’arrêtant une nouvelle fois dans sa progression. Se faire interrompre était déjà suffisant pour assombrir son humeur rarement enthousiaste, mais entendre son nom prononcé par un élève inconnu comme s’il n’était pas là fit plonger son visage dans une expression de colère noire.
Bien sûr, cette expression avait disparue, laissant place au masque froid et impassible du serpent lorsque celui-ci arriva enfin dans la salle commune. Il observa silencieux les deux élèves du bas des escaliers alors que ceux-ci continuait de perpétrer leur méfait sans se rendre compte du regard posé sur eux.

- Comme c’est aimable à vous. De me rendre service. dit-il alors en guise d’annonce en sortant doucement de l’ombre.

Les deux élèves se figèrent, l’un de peur mais l’autre de colère et de méfiance. Evan s’approcha d’un pas lent et tranquille mais les deux Serpentards furent assez intelligent pour comprendre la menace et reculer doucement.

- Qu’est-ce que tu fais là ? demanda l’arrogant d’un air agacé.

- Question idiote. répondit Evan sans rater la mesure et sans arrêter son pas lent vers les deux élèves qui se retrouvèrent rapidement acculés contre la cheminée.

- On- on veut pas de problème. E-elle était là et… On allait rien faire, promis ! balbutia l’autre l’air complètement terrifié.

Evan s’arrêta enfin. D’abord parce qu’il n’avait pas l’intention d’être plus proche des deux élèves pathétique qu’il ne l’était déjà mais aussi pour jeter un regard vers le fauteuil qu’on lui désignait. Il avait deviné qu’un quelconque centre d'intérêt s’y trouvait pour avoir accroché l’attention des deux idiots, mais il ne s’attendit pas vraiment à y trouver une Ada Bethney endormie.
Involontairement, ses sourcils se froncèrent alors qu’il se retournait vers les deux agresseurs. Un infime rictus étira un étrange sourire sur ses lèvres. Il se remémora les quelques paroles qu’il avait capté de leur conversation et avec Ada dans l’équation, celles-ci prenaient une signification qu’il méprisait plus encore.

- Les garçons… dit-il alors d’un air plein de dédain et de moquerie. Ne vous a-t-on jamais apprit à ne pas voler les jouets des autres ? ajouta-t-il d’un ton amusé alors que sa main fine et pâle vint délicatement se poser sur la tête d’Ada.

Non, Evan ne réfutait pas que la jeune fille lui importait. Au contraire, ils auraient dû être clair au vu des rumeurs que cette jeune femme lui appartenait.

- On- on est désolé-
- Quoi ? Tu crois que tu peux la prendre comme ton jouet ? C’est comme ça qu’on faisait dans ton temps ? grogna l’insolent qui prit la liberté de s’avancer d’un pas alors que son camarade s’écrasait un peu plus contre la cheminée. T’as fait ton temps, l’ancien ! Celle là, elle est à nous.

Evan ne répondit pas. Fixant l’insolent de ses yeux brillant, il eu un simple sourire peu impressionné. Puis soudain, d’un micro-mouvement de sa baguette, le serpent fit gonfler les flammes de la cheminée qui brûlèrent le dos de l’autre élève. Ce dernier poussa un petit couinement en se jetant en avant, renversant violemment son camarade. Tous deux tombèrent à terre devant Evan qui, d’un nouveau mouvement de baguette les retourna sur le dos et les plaqua au sol.
Tout en rabaissant son arme, il ferma leurs deux bouches avant que le moindre couinement ne puisse franchir leurs lèvres. Ils ne purent que trembler de peur ou de rage alors que le Serpent les toisait de haut avec son petit sourire malsain.

- Ah oui. De mon temps. remarqua-t-il d’un ton froidement joyeux. De mon temps les gens avaient un peu plus d’intellect et d’instinct de survie. Voyez-vous, bien que, de votre temps, la guerre du pouvoir et du renom semble encore au sein des triviales batailles qui emplissent la vie fade et sans intérêt d’un élève de Poudlard, l’histoire semble avoir perdu quelque chose au fil du temps. De mon temps, si quelqu’un est craint et respecté. C’est qu’il y a une raison.

Et sans autre sommation que ses paroles froides et imbibé de poison, il lança un doloris qui fit tortiller les deux corps qui ne purent même pas hurler leur douleur. Il coupa très rapidement car il était évident que les deux élèves n’avaient jamais vécu une telle expérience auparavant. Une courte seconde avait suffit pour détruire tout courage et toute assurance de leurs deux regards.

- Maintenant si ce n’est pas évident pour vos deux cerveaux détériorés, laissez-moi vous clarifier la situation. Votre vie n’est rien, en tout cas pas pour moi. Je peux décider d’y mettre fin comme je peux préférer vous laisser croupir dans votre existence insignifiante et misérable. D’autres pourrons faire le même choix et vous ne pourrez rien y faire. Rien, sauf peut-être faire preuve d’un peu d’intelligence et d’instinct de survie.

Il dissipa tout ses sorts sur les deux élèves d’un simple coup de baguette et sans leur accorder un regard, Evan Rosier prit place sur l’un des fauteuils de la salle commune devant le feu redevenu normal. Croisant les jambes, il sortit son carnet noir qu’il feuilleta d’un air distrait comme si rien ne s’était passé.
Les deux élèves se relevèrent, tremblants et incertains, regardant leur agresseur d’un air terrifié. Avait-il droit de faire ça ? Ne devrait-il pas se faire renvoyer ou même arrêté ?

- Parlez et vous êtes mort. Je ne veux plus jamais vous entendre prononcer mon nom. annonça alors Evan d’un ton calme mais glacial.

Il n’en fallu pas plus pour les deux guignols de prendre leurs jambes à leur cou et de sortir en trombe de la salle commune. Evan tourna une nouvelle page de son carnet, relisant les notes qu’il avait écrites deux nuits de cela sur les anciennes runes de Sibérie.

- Ce n’est ni un lieu ni une tenue convenable pour dormir, Ada. dit-il calmement sans se détourner de son carnet en sentant le regard de la jeune fille qui s’était sûrement réveillée pendant l’altercation.



Dernière édition par Admin le Lun 13 Avr - 10:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fuir ? Mais non voyons !   Mar 17 Mar - 20:42

- Habille-toi. répondit-il simplement lorsqu’elle le questionna. Distrait, Evan ne semblait pas avoir plus d’attention à lui consacrer. Il pouvait sentir qu’elle hésitait à s’exécuter et il savait que son regard bleu était encore et toujours planté sur lui. Mais il ne s’en soucia pas, tournant une nouvelle page de son carnet, suivant le programme qu’il avait mentalement établit pour cette journée.

Mais Ada, elle, semblait avoir un tout autre programme en tête. Elle s’approcha, effleura puis déposa sa main contre celle du Serpent. La délicatesse et l’élégance du geste surprit Evan plus que le toucher charnel. Il ne leva pourtant pas les yeux de sa propre soigneuse écriture et continua de lire, imperturbable. Il ne l’écouta qu’à moitié mais ses mots et la douceur de sa voix qui pourtant décrivait sa haine lui arracha un sourire amusé mais discret. Alors Ada Bethney aussi avait ce ton là en poche. Enfin une bonne nouvelle.

Qu’elle lui prenne son carnet des mains en revanche eu vite fait de chasser son sourire pour le remplacer par une moue sévère. Quiconque autre de la jeune femme ne seraient parvenu à mener ce geste à son terme avant d’en subir les conséquences de la main d’Evan. Mais il la regarda faire, à la fois curieux et agacé. Il savait que l’esprit brouillon de la jeune Serpentard ne portait pas d’intérêt à ses notes et qu’elle ne faisait ça que pour attirer son attention. Il soupira doucement en la sentant cette fois-ci envahir son fauteuil et bientôt, venir quémander le contact de ses lèvres.

Evan la laissa faire et prendre les rênes pour ce nouveau baiser. Lui, ne fit pas preuve d’autant d’investissement que la dernière fois et se contenta de rester passif, jetant un bref coup d’oeil à son carnet posé sur la table aux yeux de tous. Il lui accorda tout de même un regard de courtoisie alors qu’elle le libéra et cela suffit à la congédier naturellement. Il l’observa regagner docilement son dortoir.

Reprenant rapidement son petit carnet, il le glissa dans la poche de son pantalon et se releva. Tout en réajustant sa chemise et sa cravate il poussa un nouveau soupir d’homme occupé. Peut-être n’aurait-il pas dû se laisser à cette petite expérience de baiser la dernière fois. Si cela impliquait qu’Ada avait bien plus de liberté dorénavant, Evan se demanda s’il ne devrait pas trouver un moyen d’y remédier et de remettre la jeune femme à sa place.

Cependant, le souvenir de son geste délicat et pourtant sûr, sa voix si douce et empoisonnée, ses lèvres calmes douces et gourmandes le fit hésiter. C’était là une Ada bien plus digne d’intérêt que la guignol bruyante et entichée qu’elle semblait être au premier abord. Les doigts fins du serpent vinrent effleurer ses propres lèvres comme pour jauger ce souvenir et sa valeur. Puis, calmement, il prit le chemin de la bibliothèque. Ce n’était pas plus mal au final.

¤¤¤

Deux soirs plus tard et comme tous les soirs, Evan Rosier pénétra dans la chambre des Serpentards à une heure du matin. Il revenait très certainement de la bibliothèque où il avait minutieusement étudier un nouveau grimoire traitant d’un sujet peu joyeux. Il se glissa vite dans ses draps et s’endormit presque instantanément. Son esprit ne semblait fait pour rester inactif bien longtemps.

Saïd, lui, s’était mit au lit un peu plus tôt mais ne s’endormit que le dernier vers deux heures du matin après avoir tourné et retourné ses draps. Ses ronflements rejoignirent ceux paisibles d’Avery et ceux très discret de Severus.

Le silence retomba rapidement cependant et trop brusquement pour que cela ne soit vraiment naturel. Heureusement, aucun des autres garçons n’étaient réveillés pour le remarquer. Les grognements de Saïd avaient cessé et pourtant celui-ci n’ouvrit pas tout de suite les yeux. Il pouvait sentir la présence de la petite vicieuse se glissant sous ses draps mais son esprit encore comateux n’en déduit seulement que ce n’était pas un danger. Lent à la détente, il la laissa le palper doucement sans prédire la suite et était près à se rendormir avec Zoya dans les bras.
Ce n’est que lorsqu’il sentit le discret frisson de plaisir l’envahir et le picoter que Saïd daigna ouvrir les yeux. Un peu surprit tout d’abord mais rapidement au comble du bonheur, il continua de se laisser faire, un grand sourire aux lèvres. Il dû se mordre la main pour ne pas laisser échapper un râle de plaisir et un rire coquin en sentant la chaleur de la bouche de la jeune femme remplacer sa main délicate. Lui non plus ne fit pas vraiment attention à l’autre demoiselle qui se faufila dans la chambre, se fichant bien d’être surprit dans cette si merveilleuse situation.
Il ne s’attendit pourtant pas à entendre la voix aiguë d’une fille s’élever si soudainement alors qu’elle se jetait sur un lit. Le fait que la voix prononce son prénom l’interpella encore plus et il se releva instinctivement sans prédire que Zoya ferait aussi de même. La situation était déjà tellement étrange, en sachant qu’Ada ne s’était pas jetée sur le lit de Saïd mais sur celui d’Evan, que l’Egyptien ne se soucia pas du tout d’exposer ses parties. La brise fraîche de la nuit qui le caressa était même assez agréable.

Evan, lui, se redressa avec la même vivacité mais pas tant de surprise que par réflexe. Avant même de voir qui avait troublé son sommeil, sa main avait trouvé sa baguette magique et la pointait vers l’inconnu. Un simple stupefix serait vite partit si Evan n’était parvenu à reconnaître rapidement l’éternelle Ada Bethney. Quelle était encore cette pitrerie ? Evan ne su s’il allait exploser de colère ou soupirer tout l’air qu’il avait dans ses poumons devant quelque chose d’aussi puérile et ridicule.

- Il serait sage en effet. siffla-t-il d’un ton sombre en réponse à la remarque d’Ada. Il baissa néanmoins sa baguette.

Mais la voix d’une autre intruse dans la chambre vint ajouter au gag et bien sûr, Saïd ne manqua pas non plus d’y rajouter son grain de sel.

- Eh ! T’es pas obligée. Y en assez pour deux mesdemoiselles ! ricana Saïd en écartant les cuisses pour exposer la marchandise, peu soucieux de la pudeur. Il ne comprenait toujours pas pourquoi mais Ada Bethney semblait être entrée dans la chambre pour l’embêter lui. Pourtant, n’était-ce pas Evan dont elle disait être amoureuse ?

La baguette d’Evan ne resta pas baissée bien longtemps et d’un geste sec, il tira les draps de Saïd pour que ceux-ci s’entourent autour de lui comme de grands serpents blancs. Celui-ci se débâtit gentiment mais explosa de rire devant la réaction de son camarade si prude.

- Dehors ! ordonna le Serpent qui était sortit de son lit.
Seulement vêtu d’un pantalon de lin noir, il exhibait là une apparence que peu avaient le loisir d’observer. La lueur de la lune le rendait plus pâle que jamais si bien que le jeune homme ressemblait à une statue de marbre. Ses yeux, brillants et jetant des éclairs aux deux jeunes femmes les prévenait du sort qu’il leur réservait si elles ne s'exécutait pas.

- Oooh aller ! Fait pas ton castra ! intervint pourtant Saïd qui avait finit par déchirer ses draps pour retrouver sa liberté et sa nudité. Ces chères demoiselles ont fait du chemin pour être avec nous. Son bras vint s’enrouler autour des épaules de Zoya, plus pour marquer son territoire et montrer à Evan qu’il n’était pas le seul à prendre des décisions que par affection. Ses yeux jaunes, bien que rieur défièrent ceux froids d’Evan.

- Si tu veux prendre ta catin, fait le ailleurs. répondit calmement le Serpent qui ne se laissa aucunement intimidé par l’étincelle folle qui brillait dans le regard de son camarade. Il se retourna alors vers Ada, peut-être car elle n’était pas bloquée par le bras de Saïd. J’ai dis dehors.


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MessageSujet: Re: Fuir ? Mais non voyons !   Sam 28 Mar - 11:46

La déférence dont fit preuve Ada face à la colère d’Evan ne fit que briller un peu plus la colère dans ses yeux. Il n’y avait de toute manière pas de façon correcte de se comporter après avoir fait preuve d’une telle insolence et ridicule. Que la serpentard songeait attaquer Saïd plutôt qu’Evan ne faisait qu’une maigre différence pour le Serpent dérangé dans la nuit. Elle avait pénétré dans la chambre sans y être invitée, une chambre de garçon et à une heure inadmissible. Et pour y faire quoi ? Y chatouiller quelqu’un pour le réveiller. Il n’y avait pas plus puérile, plus idiot et inacceptable. Le pire dans tout cela était que malgré sa gêne et ses excuses, Ada semblait plutôt bien s’amuser. Avec l’apparition de Zoya de sous les draps de Saïd, la situation prenait une tournure de pyjama party. Evan dû y mettre fin immédiatement.

Mais il fallu que Saïd Wilkes vienne mettre son grain de sel. Toujours à jouer le funambule avec Evan, ce dernier ne s’était jamais décidé s’il préférait suivre les instructions du Serpent pour profiter de son génie ou aller à son encontre simplement dans l’espoir de voir son masque de marbre éclater. Et sentant qu’un de ces rares moments étaient à porté de main, l’Egyptien ne put s’empêcher d’énerver encore un peu plus son camarade de classe.
Mais lorsqu’on nargue un serpent, celui-ci riposte et bien que Saïd s’amusa de voir le si maniéré Evan Rosier commencer à piocher dans un vocabulaire plus acide, il sentit que ce n’était pas le cas de Zoya. Retenant sa dulcinée d’un bras fort autour de ses épaules il l’empêcha de se jeter sur Evan comme une sauvageonne. Le spectacle l’aurait pourtant amusé au premier abord. Mais le Serpentard avait eu écho des événements qui s’étaient produit au bal. Zoya s’était déjà assez amusée. Et sans lui qui plus est. Saïd n’avait pas peur d’Evan Rosier, mais dans son esprit de macho dominant, il savait qu’elle ne faisait pas le poids.

La forçant à rester sur le banc de touche, Saïd s’amusa plutôt à narguer Evan de son regard jaune et rieur. Il n’avait pas l’intention de bouger et il avait bien l’intention de finir sa nuit comme elle avait merveilleusement commencé. Le serpent le fusilla du regard mais les provocations de son camarade ne lui faisait pas plus d’effet que d’ordinaire. Saïd S. Wilkes semblait être venu au monde pour le seul but de le faire chier, cela faisait longtemps qu’Evan l’avait comprit. Il était bien plus habitué aux frasques de son camarade qu’à celles des deux jeunes demoiselles qui se donnèrent en spectacle. Saïd aussi sembla surprit, mais agréablement surprit de voir les deux jeunes femmes se rouler un patin juste sous ses yeux ébahis.

- Faites-en ce que vous voulez, tant que ce n’est pas dans ma chambre. répondit Evan, impassible devant cette nouvelle démonstration d’insolence et de ridicule.

Heureusement pour tout le monde, ce petit encas semblait avoir inspiré Zoya sur la suite du programme. Entraînant Ada vers la porte et loin d’Evan, elle sembla enfin donner au Serpent ce qu’il souhaitait. Loin d’être pourtant heureux, celui-ci les fixa en restant debout et raide jusqu’à ce qu’elles déguerpissent. Saïd lui, bloqua un instant sur son propre lit, l’esprit encore embaumé de belles images, mais se réveilla à temps pour sauter sur ses pieds et trottiner derrière ses deux camarades. Avant de sortir de la chambre, il se retourna avec un grand sourire.

- T’es sûr que tu veux pas venir ? Ça détendrait ta petite salamandre ! lâcha-t-il avant d’éclater de rire.

D’un coup de baguette, Evan lui frappa le postérieur dénudé d’une décharge et profita de son bond de surprise pour le jeter dehors avant de lui claquer la porte de la chambre au nez. Toujours sans bouger de là où il se trouvait, il verrouilla la porte. Alors que des rires étaient encore audible derrière la porte, le Serpent jeta un regard vif à ses deux camarades de chambre restant. Que cela soit bien clair pour eux, la nuit allait se terminerait dans un silence funèbre.




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