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 Rare is the union of beauty and purity

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MessageSujet: Rare is the union of beauty and purity   Jeu 26 Juin - 18:46




- Monsieur, vos pieds ! gronda une vieille femme, le visage crispé d'innombrables rides infructueusement masquée par un maquillage à outrance.

Cal leva un regard blasé vers son visage disgracieux. Mâchant inconsciemment la touillette en plastique d’un café instantané qu’il avait fait l’erreur de boire il y a quelques minutes, il offrait la parfaite image de l’adolescent ennuyé de devoir être là. L’écrivain n’avait pas beaucoup changé au cours de son existence, et il fallait dire qu’il s’était bien accordé à l’adolescence. Mais aujourd’hui âgé de trente cinq ans et ayant payé pour assister à cette représentation, il était difficile de ne pas trouver l’attitude de cet homme pourtant si soigneusement vêtu, désaccordée.
Réfléchissant une seconde de trop avant d’ôter ses chaussures cirées du dossier de velours rouge du siège devant lui, il réajusta sa verse bleue nuit sous le regard désapprobateur des autres spectateurs. Mais l’écrivain s’en fichait bien. Il n’aimait pas ces gens, il n’aimait pas cette salle, il n’aimait pas cette ville. Chaque seconde passé dans cet opéra grotesque, factice et outrageusement éclairé l’emplissait de dédain et de nostalgie. Que donnerait-il pour passer cette soirée au si élégant Opéra Garnier de Paris ou au Royal Opera House de Londre ?
Et après tout, qu’est-ce qui le retenait ici ? Un FBI bien trop agité et un sujet d’étude aux abonnés absents. Le Chesapeake Ripper déclinait silencieusement son invitation.
Cal se renfrogna, s’enfonça dans son siège mou et manqua de peu de replacer ses pieds sur la tête de la femme qui avait prit place devant lui. Mais non, non… Il fallait qu’il s’arme de détermination et de persévérance comme il le faisait chaque fois. Et apaiser son esprit désireux d'accomplissement par la musique. Les lumières s'adoucirent et effacèrent les silhouettes sans esthétisme du public. Lawrence soupira doucement. Place au spectacle.




- Monsieur ? Il vous faut quitter la salle monsieur. S'il-vous-plait.

Mais Cal ne bougea pas un poil. Il était si figé qu'on pouvait se demander si l'homme repirait encore. Il cligna une fois des yeux c'est tout. Les yeux encore fixé sur les rideaux tirés, il ne semblait pas avoir remarqué que la représentation était terminée.

La foule avait bondit, hurlant et claquant leurs membres comme des pantins électrocutés pour témoigner leur satisfaction. Les artistes étaient revenus trois fois pour saluer ces acclamations. Les rideaux étaient tombés et la salle s'était doucement vidée. Seul Cal Lawrence demeurait, le cul cloué a son siège au centre du deuxième rang sur le balcon.

- Monsieur ! rouspéta doucement l'homme venu le chasser.

Mais toujours rien. Désespéré d'être ainsi ignoré, le videur posa une main épaisse sur l'épaule de l'écrivain. Et Cal Lawrence bougea.
Si brusquement que l'individu n'eut pas le temps de réagir. Prit par la trachée, il ne put que d'étouffer en fixant avec horreur le regard plus sombre que le néant du sociopathe.

- Mon...sieur... tenta-t-il une nouvelle fois de raisonner en s'agrippant à l'avant bras puissant de son agresseur. Mais peu en était la raison, ce dernier semblait bien décidé à ne plus laisser passer aucun mot de cette bouche.

Rien de ce que la victime pouvait faire n'arrivait à défaire cette poigne hargneuse. Pourtant un son, un faible bruit provenant de la scène le fit lâcher subitement, comme un chien de garde rappelé à l'ordre. C'était elle. Il n'avait pas à se retourner pour le savoir. C'était comme s'il pouvait ressentir sa présence, sa lumière, sa beauté étouffante et un fois de plus, il se sentit comme écrasé sous le poids d'une telle magnificence.
Son regard bouillonnant et monstrueux se changea en trouble et même en peur. Il frissonna.

- P-Pardon jeune homme je... Je ne sais pas ce qui m'a prit je... Mon Dieu je suis terriblement navré ! balbutia-t-il en reculant doucement.

L'homme le scuta avec méfiance, passant une main sur sa trachée malmenée. Il semblait partagé entre l'envie d'étrangler son agresseur ou le fuir en hurlant. A juste titre. Mais déstabilisé par l'état étrange de son adversaire, il hésita.

- Vous allez bien ? demanda-t-il sans savoir quelle réponse il espérait recevoir.

- Non. Clairement non. Laissez-moi s'il-vous-plait. répondit-il d'une faible voix en se passant un main sur le visage. L'autre n'hésita pas plus longtemps et s'éloigna, prenant soin néanmoins de ne pas lui tourner le dos.

Cal Lawrence soupira, retenant une étrange envie de rire. Que lui arrivait-il ? Le syndrome de Stendhal ? Lui ? Non c'etait ridicule. Il en fallait bien plus pour ébranler Cal Lawrence. Bien plus pour le clouer sur place, lui qui feuilletait les croquis de Da Vinci comme un recueil de petits annonces. Et pourtant...

- Restez. S'il vous plait, restez. dit-il alors calmement mais juste assez fort pour quelle l'entende en bas du balcon. Et enfin, il osa poser son regard intimidé sur elle.


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MessageSujet: Re: Rare is the union of beauty and purity   Mar 8 Juil - 9:41







Son regard se posa sur elle. Si fine, si belle, resplendissante, époustouflante de par sa simple présence. Il en eu le souffle coupé. Le tissu qui recouvrait son corps taillé de douceur avait changé, tout comme le maquillage qui soulignait son visage parfait, mais il ne le vit pas. La seule chose qu’il percevait de cet être envoûtant  n’était que l’essence même de son charme, de son talent et de sa préciosité. Et en cela, elle resplendissait.

Et pour la première fois, son regard se posa sur lui. Il pouvait voir la peur dans ses yeux brillant et une certaine incompréhension. Une vision qui aurait pu le peiner, signe que la belle n’appréciait pas autant sa compagnie que lui la sienne. Mais il y avait tant d’intelligence et de malice dans cette réflexion silencieuse qu’il ne put que l’admirer un peu plus et silencieusement la plaider de rester encore un peu.
Elle lui répondit en levant les mains devant elle et Lawrence, comme ramené à la réalité, ravala quelque peu sa ferveur. Mais les mots qui sortirent de sa bouche ne furent pas des cris, ni des accusations, ni des excuses fuyantes. Elle aussi, lui demandait de rester.
Prit par la surprise, Lawrence se figea, envahit à son tour par l’incompréhension, et une certaine peur. Ne pas bouger ? Promettre ? Et ce “s’il-vous-plait”... Il ne savait où donner de la tête.
Il est dit qu’être libre c’est savoir dire non, or Lawrence n’était pas libre mais bien prisonnier de son attraction. Et c’est dans un soupir étranglé qu’il laissa échapper une promesse irréfléchie.

- Oui.

Et juste ainsi, elle s’élança, avec grâce et vivacité. Comme une danseuse emportée par une mélodie inconnue, elle disparu.
Dans le silence et l’absence qu’elle laissa derrière elle, Lawrence se sentit salué par sa conscience. Que faisait-il ? Qu’espérait-il ? Que cherchait-il ? Que voulait-il ? Cette femme rayonnait d’une puissance irréelle et incommensurable. Une oeuvre d’art qui lui coupait le souffle. Mais se fichait-il subitement de respirer ? Rien qu’en sa présence, il suffoquait et son esprit s’embrumait d’émotions incontrôlées. Que faisait-il ? Qu’espérait-il ? Que faisait-il ?
Il ne faisait absolument rien. Immobile et silencieux, il n’avait même pas quitté du regard l’endroit où s’était trouvée la jeune fille quelques instants auparavant. Sagement, religieusement presque, il respectait la demande de celle qui avait disparu. Disparue pour le rejoindre ou pour s’enfuir et prévenir les autorités ? L’écrivain n’osa faire de présomption et idiotement, il attendit sans parvenir à comprendre pourquoi.

La porte grinça et Lawrence prit une profonde inspiration. Il ne s’était pas rendu compte à quel point ses poumons étaient compressés. Il se retourna enfin pour faire face à ce que la demoiselle aurait choisit pour lui. Elle était là, timide et craintive, mais pourtant, elle était là.
Et dans sa nouvelle proximité, l’écrivain découvrit de nouveaux détails. Cette magnifique contradiction d’assurance et de crainte s’entremêlait devant ses yeux avec une finesse et une complexité incroyable.
Lawrence lui-même se sentit lentement contaminé par le sentiment étrange. Il voulait s’en approcher, scruter chaque coup de pinceau qui constituait cette oeuvre parfaite, comprendre son esprit et tout connaître de son fonctionnement. Mais le voulait-il vraiment ? Dénaturer ce tableau parfait en bafouant son espace ? Transformer sa beauté organique en une froide équation mécanique ? Non. Il se brûlerait les ailes un autre jour. Pour ce soir, c’était mieux ainsi.

- Vous rayonnez d’une réelle magnificence. laissa-t-il échapper avec une admiration sincère, palpable dans chacun de ses mots.

Et c’était tout. Lawrence n’avait rien d’autre à dire que cette simple constatation. Ça n’avait aucun sens mais l’écrivain semblait avoir perdu son habilité à s’en rendre compte depuis que la belle avait ouvert sa voix et son cœur.

- Je voulais juste… Pardon mais je crains ne pas regorger de conversation ce soir, je… Je souhaitais juste jouir de votre présence... Un peu plus longtemps.

Il savait que ce n’était pas une façon de parler à une jeune fille qui n’estimait pas encore le connaître. Il ne pouvait pas le sentir mais son apprentissage assidu des règles sociales le lui dictait. Les personnes “normales” non affligée de trouble de la personnalité antisociale ne demandaient pas à d’autre d'interrompre leurs actions simplement pour le loisir de les observer. Mais il n’avait aucune attention à accorder à la futilité d’un échange socialement paramétré. Il n’y avait aucune règle sociale à appliquer dans ce contexte.

- Vous aussi. dit-il alors, son admiration laissant place au trouble et à la curiosité. Vous m’avez dit de ne pas bouger. Pourquoi ?



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MessageSujet: Re: Rare is the union of beauty and purity   Ven 8 Aoû - 16:04








Elle paraissait tout aussi troublée que lui. Pourquoi ? Qu’y avait-il sur Terre digne de rivaliser avec sa prestance ? Cal Lawrence se perdait tant dans la contemplation qu’il en oubliait complètement les précieux codes sociaux de ce misérable monde. Son approche était bien trop brutale, pure de vérité et manquant crucialement d’emballage de superficiel. L’écrivain avait passé sa vie à observer et à imiter la danse gauche et éreintante des gens normaux, mais ce soir il oubliait tout. Ce soir, il était lui. Lui, avec elle.

Elle s’approchait, pas à pas, éliminant infimement la distance qui les séparait. Pourtant il pouvait sentir chaque millimètre qui disparaissait, se poser comme un poids dans sa poitrine. Il n’osait respirer, de peur que d’un souffle maladroit et trop empressé ne la fasse s’envoler.

Il faillit la perdre lorsque son trouble et son questionnement franchirent le seuil de ses lèvres. Elle détourna le regard. L'écrivain sentit son corps se crisper et sa main se lever imperceptiblement comme pour le rattraper, mais il arrêta son geste idiot. Il ne fit rien, ne dit rien, de peur de l'éloigner plus encore. Mais elle revint vers lui, à la fois réservée et avide. Oui, avide.

- Trois. Souffla-t-il sans même réfléchir.

Qu’y avait-il à réfléchir après tout. Lorsqu’une telle entité vous demandait quelque chose il n’y avait pas de refus à donner. Il fallait s’offrir, entièrement et sans réserve, et espérer être accepté.

- L’un par curiosité. confia-t-il d’un ton doux, dénué de tout sadisme ou noirceur. J’étais jeune. Il me fallait connaître l’horreur qui de nature naît dans l’esprit de tout homme. Me confronter à ce mur invisible érigé dans toute société depuis la nuit des temps, cet interdit. Mais je n’ai trouvé qu’un vide, une simple ombre qui m’a laissé de marbre. Ce n’était pas un mur mais un miroir, et mon reflet absent ne me dictait aucune conduite, aucune règle, aucun obstacle.

- L’autre était bien plus tard. Je savais qu’il n’y avait rien à trouver pour moi dans ce miroir vide. Mais j’appris que d’autres y voyaient autre chose que le vide, autre chose que leur simple et fidèle reflet. Je voulu comprendre, je voulu toucher du doigt cette frémissante émotion. Je vis la beauté dans le miroir.

Comment pouvait-il lui cacher quoi que ce soit ? Face à cette lueur éclatante de beauté et de pureté, il n’existait aucun coin sombre où se terrer.
Chacun de ses mots le portait plus proche du regard attentif de la belle jeune femme. Il s’arrêta pourtant à un mètre d’elle sans même s’en rendre compte. Il ne réfléchissait plus, ne calculait plus, et pourtant l’aura de la demoiselle lui dicta d’elle-même qu’il y avait une limite invisible à ne pas franchir sans permission.

- Et le dernier… Simple invitation courtoise. conclu-t-il simplement.
Il n’y avait dans sa voix, rien de malsain, rien de vicieux, juste le vide simple dont il lui avait confié l’existence.

Mais doucement, le trouble vint combler ce vide alors qu’il détaillait la magnificence du visage qui se trouvait devant lui. Si belle, si pure, si sûre.

- Combien en avez-vous rencontré ? demanda-t-il alors.

Sa voix fut teinté, plus sombre. Un mélange de déception de n’être le premier et une certaine inquiétude que quelqu’un d’autre comme lui ai posé son regard sur elle. Car il en était persuadé, cette femme ne pouvait laisser aucun esprit inébranlé.


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MessageSujet: Re: Rare is the union of beauty and purity   Jeu 28 Aoû - 14:01








Trois.

Cal ressentit le besoin de prendre une profonde respiration. Quel était ce sentiment étrange qui le titillait à cette révélation ? La jalousie que d'autres aient posés leur regard sur sa beauté ? Le soulagement que malgré ces rencontres, la belle demoiselle était encore là pour qu'il puisse jouir de sa beauté ? La reconnaissance envers ses semblables d'avoir créé les circonstances propice à leur rencontre ? L'écrivain se retint de trop réfléchir et l'écouta plutôt elle. Il ne put s'empêcher de boire ses paroles et d'attraper chacune de ses expressions avec fascination.
Ce que la jeune fille racontait était horrible, du moins de son point de vue et pourtant tout ce que Cal Lawrence pouvait voir était la beauté de sa détresse, la pureté de sa peur, la finesse de son trouble, la force de son détachement.

Il fut prit au dépourvu lorsqu'elle se tourna vers lui. Trop plongé dans son histoire, il en avait oublier que lui aussi en faisait partie. Lui ? Qu'était-il comparé à elle ? Une simple poussière sur une sculpture parfaite. Une poussière bien heureuse.
L'homme ne su vraiment comment prendre les qualifications qu'elle lui donna. "Plus posé", "moins étrange", "pas comme eux". Était-ce dans le but de le complimenter ou le flatter ? L'esprit quelque peu déstabilisé de l'écrivain ne parvint pas à le déchiffré comme il aurait sur le faire en temps normal. Troublé, il répondit à son étrange question par un regard intrigué.

- Vous tuer ? répéta-t-il sans comprendre, un trouble et une incompréhension sincère prenant place sur ses traits creusés.

Quelle étrange question. Étrange oui, mais pour Cal, peut-être pas de la même manière que pour d'autres. Pourquoi quelqu'un voudrait tuer quelqu'un d'autre ? Ça n'avait pas de sens, pas de logique.
On pouvait vouloir éliminer quelqu'un pour se débarrasser de sa présence gênante ou pour éviter une situation compromettante. On pouvait vouloir se venger d'un mal en pensant ainsi retrouver un équilibre perdu. On pouvait se délecter d'un cri de douleur, du doux flot du sang chaud s'écoulant sur sa peau, d'un corps vide de vie... Tant de chose avaient du sens mais pas la question de la belle demoiselle.
Elle avait simplement dit : vous auriez envie de me tuer. C'était comme si...

Lawrence laissa échapper un petit rire amusé lorsqu'il comprit enfin.
- Oh... Non Miss Alvar. Je n'aurais jamais envie de vous tuer. répondit-il néanmoins. Je ne pense pas que quiconque aurait "envie de vous tuer". ajouta-t-il tout en sachant qu'elle ne comprendrait pas tout de suite.

C'était un peu embarrassant, comme expliquer à un enfant que le père Noël n'existait pas. Comment s'y prendre ? Cal lui-même n'avait jamais cru à une fable aussi absurde.
Elle n'avait pas reculé au contraire, curieuse et téméraire, elle s'était approchée de lui à la recherche de réponses. Mais ce fut lui qui recula doucement d'un pas en détournant le regard d'elle un bref instant pour rassembler ses esprits. C'était comme si l'alchimie bouillonnante qui était née de leur rencontre s'était doucement calmée.

Et quel était ce sentiment qui pesait sur sa poitrine si soudainement ? Cette fois-ci il n'y avait pas d'équivoque. C'était la tristesse qui l'avait doucement alourdit et une once de déception qui brillait dans ses yeux sombres. Elle ne les comprenait pas et naturellement, elle ne le comprenait pas non plus. Pour elle, ils n'étaient que des tueurs. Ceux qui avaient franchis ce mur interdit et qui derrière, ne devenaient que silhouette sombre, dépourvu d'humanité et de toute logique.Elle n'avait rien dit et pourtant, Lawrence se sentit quelque peu blessé.

Mais après tout...

L'écrivain releva la tête pour admirer encore son visage et son expression si complexe et raffinée. Peu importe à quel point il tentait de comprendre et de l'associer au commun des mortels, il ne parvenait qu'à voir sa perfection éblouissante. N'était-elle pas de même pour lui ? Un mystère lointain, caché derrière un mur de lumière éclatante dont il ne pouvait discerner qu'une figure purement divine ?

- Beaucoup de créatures bien étranges se promènent sur la surface de la Terre. Mais aussi fervent adepte du mystère et de la poésie que je suis, j'aime a penser que tout chose à un sens, en particulier un Homme. dit-il tendrement, glissant sa main sur le dossier d'un des strapontin en velour rouge.

- Damnant quod non intelligunt*  Comprenez un Homme Louise Alvar et vous saurez le pourquoi de toute son existence.




* Ils condamnent ce qu'ils ne comprennent pas.


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